ARTISTE
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Joseph Hill, leader charismatique du groupe se lance dans la musique en tant que selector pour différents sound systems de sa ville natale : Linstead (Ste Catherine, JA). Suite à cette expérience il intègre, en tant que percussionniste/choriste, le groupe The Soul Defe...
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BIO
Joseph Hill, leader charismatique du groupe se lance dans la musique en tant que selector pour différents sound systems de sa ville natale : Linstead (Ste Catherine, JA). Suite à cette expérience il intègre, en tant que percussionniste/choriste, le groupe The Soul Defenders. Ils entrent au Studio One en 1971 où Coxsone leur propose de backer différents chanteurs parmi lesquels Joseph Hill lui-même qui s'essaie en solo avec les titres Behold the land et Take me girl. Après les Soul Defenders, Joseph Hill intègre diverses formations avant de devenir lead vocal du groupe The African Disciples. A l'origine de ce groupe on trouve Roy 'Kenneth' Paley (aka Kenneth Dayes). Kenneth contacte tout d'abord son ami Albert 'Ralph' Walker lequel lui présente son cousin comme potentiel troisième membre, un certain Joseph Hill. The African Disciples se font remarquer par Joe Gibbs. Ils enregistrent trois premiers titres Jah Jah See, This Train et Baldhead Bridge. A l'écoute de leur musique très inspirée par l'Afrique, le black power et le rastafarisme, Blacka Morwell (ingé son pour Gibbs) les rebaptise Culture. Le premier titre de Culture This time est enregistré par Errol Thompson pour Joe Gibbs (Belmont label). Ils se font rapidement remarquer avec la sortie de singles à succès comme See them a come et l'incontournable titre apocalyptico-prophétique Two Sevens Clash en 1977 qui débouche sur la sortie de l'album du même nom. En plein échange punk/reggae, Culture va bénéficier d'une large audience au Royaume-Uni.
Frustré par le contrat avec Joe Gibbs, le trio décide d'enregistrer pour Duke Reid (Treasure Isle). Il commence à travailler sur un nouvel album : "Africa Stand Alone" (qui ne sera jamais vraiment achevé). Au même moment, Gibbs profite du succès du groupe et, à partir des sessions de "Two Sevens Clash", sort deux albums : "Baldhead Bridge" et "More Culture". A la fin 1977, Culture signe chez Virgin (Frontline) et rejoint le label High Note de Sonia Pottinger. Le groupe maintient sa réputation avec la sortie de trois albums en deux ans. "Harder than the rest" (contenant l'énorme Stop the Fussing & Fighting) sort en 1978, année où Culture se produit au One Love Peace Concert. "Cumbolo" (qui s'achève sur Natty Never Get Weary) et "International Herb" sortent en 1979. Culture fait une tournée anglaise remarquée, backé par les Revolutionnaries (Sly & Robbie).
Le groupe se sépare en 1982 alors que sort l'album "Lion Rock". Walker et Dayes enregistrent alors séparément pour Henry 'Junjo' Lawes. Culture se reforme en 1986 et revient avec les albums "Culture at Work" et "Culture in Culture". La carrière semble relancée et Culture ne déçoit pas son public roots, à cette époque où le digital est roi. Les albums "Nuff Crisis" et "Good Things" sont bien accueillis et avec "Three sides to my story" en 1991, Culture s'essaie (avec un succès mitigé) aux sonorités plus modernes. "Wings of a dove" sera le dernier album avec Kenneth qui quitte définitivement le groupe en 1993 pour se lancer en solo en tant que Kenneth Culture.
Joseph Hill s'adjoint les services du backing band : Dub Mystic dont le chanteur (Ire Lano Malomo) devient le troisième membre de Culture. Ire Lano Malomo sera présent sur deux albums ("One Stone" et "Trust Me") avant d'être remplacé en 1999 par le chanteur vétéran Telford Nelson. Ce dernier apparaît en 2000 sur l'album "Pay Day". Le groupe se résume finalement à Joseph Hill seul qui décide de garder le nom Culture. Il sort l'album "Humble African" (Fat Eyes) en 2001 puis "World Peace" en 2003. Particulièrement apprécié pour ses prestations live (4 albums live officiels), Joseph Hill s'est forgé une solide réputation en tant que chanteur mais aussi en tant que elder Rasta. Kenneth, quant à lui, vit aussi de la musique, essentiellement de dubplates et de royalties de ses propres 45 tours. Il dirige avec sa femme son label ‘Cork day’. Fidèles aux thèmes rastas, militants, très inspiré par la Bible, le répertoire de Culture n'est pas sans rappeler celui d'artistes conscious comme Burning Spear, The Abyssinians ou Black Uhuru.
Auteur : Maxime Nordez |
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| Artiste |
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 | | Nationalité |
| Jamaïcaine |
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