Vétéran · 11 430 messages
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Dans des temps reculés être camionneur relevait du prestige. Joseph, lui, était un galérien de première. A l'entendre il avait tout fait, et il connaissait la vie.
Un automne que je le croisais avec ma misère, devant un bière il me dit qu'il travaillait dans les transports, que pour lui tout allait bien, que l'international c'était pas pour maintenant qu'il n'avait pas encore assez de boite pour prétendre passer les Alpes.
L'automne c'est toujours trop long, et l'hiver qui suit. Je cherchais du taf, à pinces, d'entrepôts en ateliers, avec encore ma misère en collier. Là, sur un quai, j'ai croisé Joseph.
Il était sur un contrat intérimaire et caillait à l'expédition. Le guidon de son trans'pal mécanique à la main. "Pour pas qu'on lui pique".
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Dans des temps reculés être camionneur relevait du prestige. Joseph, lui, était un galérien de première. A l'entendre il avait tout fait, et il connaissait la vie.
Un automne que je le croisais avec ma misère, devant un bière il me dit qu'il travaillait dans les transports, que pour lui tout allait bien, que l'international c'était pas pour maintenant qu'il n'avait pas encore assez de boite pour prétendre passer les Alpes.
L'automne c'est toujours trop long, et l'hiver qui suit. Je cherchais du taf, à pinces, d'entrepôts en ateliers, avec encore ma misère en collier. Là, sur un quai, j'ai croisé Joseph.
Il était sur un contrat intérimaire et caillait à l'expédition. Le guidon de son trans'pal mécanique à la main. "Pour pas qu'on lui pique".
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