
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy a découvert mercredi soir lors d'une cérémonie au musée Grévin à Paris, son double de cire, qui sera exposé au public à compter de jeudi.
Arrivé main dans la main avec son épouse Cécilia, le numéro deux du gouvernement a eu droit à un accueil dithyrambique de la part des responsables de l'institution parisienne qui ont justifié son entrée au musée par sa "longue carrière d'homme politique", sa "forte médiatisation" et son "implication passionnée dans la vie" du pays.
Le président de l'Académie Grévin, Bernard Pivot, a souligné que c'était à la fois "un honneur" et "un paradoxe" de se faire immortaliser ainsi, car "ici, on est réduit au silence".
"Est-il bon d'entrer au Musée Grévin avant une élection présidentielle ?", a-t-il lancé, en rappelant que cela avait été profitable à Charles de Gaulle et Jacques Chirac, immortalisés avant leur accession à l'Elysée, mais pas à Edouard Balladur, ni Lionel Jospin, ni Georges Marchais, tous battus.
A côté de son double habillé en costume sombre, chemise bleue et cravate club, M. Sarkozy a répondu que c'était pour lui "un honneur". "Si on fait depuis si longtemps le métier que je fais, c'est pour aller à la rencontre du public", a-t-il dit.
Il n'a pas manqué d'emboîter le pas à M. Pivot, qui venait d'affirmer que la candidature de M. Chirac en 2007 était "très improbable": "si vous le dites, je n'ai rien à rajouter", a-t-il lâché.
"Vous vous rendez compte du cauchemar! Il y avait un Nicolas Sarkozy, il y en aura deux. Je sais qu'il y en a certains à qui ça va faire plaisir. Envoyez leur la photo surtout", a-t-il ironisé.
Soulignant que le musée Grévin était "beaucoup plus discret" sur les départs que sur les arrivées des statues de cire, M. Sarkozy a souhaité que son double n'ait pas à quitter les lieux "dans dix mois", sous-entendu en cas d'échec à la présidentielle.
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