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A la pointe du dancehall anglais dès le début des années 90, grâce à un passage derrière les consoles du studio A Class pour le label Fashion Records, le Frenchie expatrié a également laissé une marque discrète mais indélébile sur la scène française. Il réalise ainsi des projets reggae qui resteront dans les mémoires, et dont il est sans aucun doute l’artisan majeur de la réussite commerciale et populaire : Nuttea, Raggasonic, Neg’Marrons, puis Big Red.
A la tête du label Maximum Sound, l’un des plus solides en Europe, Frenchie a su se faire de la place, pas à pas, dans la jungle des productions dancehall grâce à des riddims comme Intercom ou The itch. Présent sur le roots, comme l’attestent les séries Tribute to Downbeat, Maximum Sound s’est aussi récemment orienté vers la production d’albums, pour Lukie D ou Anthony B notamment, exercice difficile s’il en est.
Monter et faire vivre un label reste en effet un sacerdoce, même après presque 15 ans d’activités musicales professionnelles. Notre meilleur ambassadeur, parfois un peu désabusé, témoigne ainsi avec réalisme du dur métier de producteur reggae.
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