http://lesogres.org/article.php3?id_article=3186
J’étais au procès de Dieudonné, ce vendredi 12 octobre, à la 11ème Chambre.
Inutile de refaire un compte-rendu complet puisque Dom-Dom nous a brillamment résumé ambiance et contenu dans l’article précédent : « Dieudonné devant la cour - Résumé des interventions ». (http://lesogres.tv/lesogresorg/article.php3 ?id_article=3185 )
J’ajouterai cependant un élément nouveau qui a sans doute échappé aux personnes présentes et dont la gravité mérite qu’il soit mentionné ici.
Pour planter le décor, voici un court résumé de ce que j’ai vu ce jour-là dans la 22ème Chambre.
Tribunal archi plein. Une très large majorité des personnes présentes était là pour soutenir Dieudonné, sans parler de tous les autres supporters qui n’ont pu rentrer et sont restés dans le hall extérieur, patients et motivés, jusqu’à la sortie de Dieudonné. Qu’ils soient tous remerciés pour cette fidélité à toute épreuve.
- Une armada d’avocats (8) représentaient différentes associations contre Dieudonné, confirmant s’il en est besoin l’impression de harcèlement, d’arrogance et d’impudeur de ce lobby anti-Dieudonné qui met tous les moyens pour écraser un humaniste. Une artillerie lourde (dans tous les sens du terme !) pour attaquer un seul homme.
- Deux avocats pour Dieudonné, une femme, Maître Lise BORNES, judicieuse et efficace dans les questions posées aux témoins et un homme, Maître Jacques VERDIER, remarquable dans sa plaidoirie finale.
- Trois témoins proposés par les avocats de Dieudonné : deux hommes et une femme. L’avocat Général, représentant le Ministère Public a souhaité voir éliminés les deux témoins hommes. Pas de chance, la Cour en a décidé autrement et, après délibération, a gardé les trois à la grande déconvenue des « huit ».
Les trois témoignages ont été remarquables de vérité et de sobriété.
- 1) le premier témoin est un journaliste juif new-yorkais travaillant pour la presse juive new-yorkaise à partir de la France. Il a affirmé courageusement et avec une force évidente et tranquille que pour lui, après avoir suivi l’affaire Dieudonné, s’être informé auprès de sources indépendantes (hors médias officiels) et avoir assisté aux spectacles de Dieudonné, il estimait que Dieudonné n’est pas antisémite et qu’il est victime d’un harcèlement inadmissible. Il a déploré la récupération politique faite par les medias.
- 2) le deuxième témoin est un journaliste économique et historien qui a particulièrement étudié les rapports entre Israël et l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Il a répondu à une question concernant la notion de « négrier » mise en cause. Dieudonné avait auparavant précisé au Tribunal que venant, au moment des faits, de s’informer du soutien très fort apporté par Israël à l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, il avait assimilé ceux qui l’ont attaqué lors de son passage à Lyon, à ces mêmes négriers d’Afrique du Sud. Le témoin a confirmé les faits historiques et approuvé totalement le terme de « négrier » concernant ces partisans africains de l’apartheid.
- 3) le dernier témoin est une femme, officier de marine, qui, présente à Lyon avant et pendant le spectacle de Dieudonné, a expliqué sobrement tout ce qu’elle a vu et entendu ce soir-là. Son témoignage particulièrement important semble avoir perturbé les avocats de la partie civile qui, se précipitant sur elle comme des lions sur leur proie, ont osé aller jusqu’à lui reprocher de ne pas avoir porté plainte elle-même et s’étonner qu’elle n’ait pas témoigné plus tôt ! Cette femme simplement courageuse et sincère se retrouvait presque au ban des accusés ... Elle a donc confirmé tranquillement ce que Dieudonné avait déjà dit. Parmi diverses injures proférées par les fanatiques présents, elle a entendu clairement les paroles suivantes : « Dieudo, sale négro, les juifs auront ta peau ».
J’en viens maintenant à l’objet principal de cet article. Il s’agit d’un fait qui a sans doute échappé à l’assistance.
A côté de moi se trouvait une journaliste judiciaire de l’A.F.P. Avant le début du procès je l’ai vu discuté longuement avec les avocats de la partie adverse et seulement quelques courtes secondes avec les Avocats de Dieudonné, ce qui m’a déjà un peu surprise.
Elle est restée à prendre des notes pendant les interminables et ennuyeuses plaidoiries à charge (très répétitives) de l’armada d’avocats et à ma grande stupéfaction, elle est partie juste avant que commence la belle plaidoirie finale de l’avocat de Dieudonné, Maître Jacques VERDIER.
Cette attitude m’a profondément choquée. Il est vrai qu’elle est en parfaite concordance avec toute la désinformation-déformation manifestée par l’AFP depuis quatre ans en relation avec l’affaire Dieudonné et ne fait que confirmer le deux poids deux mesures systématique pratiqué par la plupart des medias de ce pays. Il est clair que la défense de Dieudonné ne l’intéressait pas. Et bien entendu, son article ne fait aucune mention de cette plaidoirie pourtant si brillante de Maître Verdier.
Cette attitude me paraît d’une extrême gravité.
N’oublions pas que les articles de l’AFP sont repris par tous les journaux officiels de Paris ou de Province qui font la plupart du temps juste un copier-coller du texte.
L’AFP se revendique comme la « reine » de l’objectivité...
Or, en l’occurrence, sa journaliste n’écoute même pas la plaidoirie de la défense.
Bel exemple de déontologie professionnelle !
Son comportement pourrait donc faire penser qu’elle est partie prenante dans cette affaire et qu’elle se met au service de la partie civile.
Comme de nombreux français qui ont déjà vu à l’œuvre les medias, je n’avais guère d’illusions sur l’ « objectivité » de cet organe institutionnel, mais le fait de voir de mes propres yeux cette journaliste « matérialiser » cette sorte de mascarade informationnelle, m’interroge profondément sur l’état et le fonctionnement de nos médias actuels.
Un témoignage vécu vaut parfois mieux que tous les discours du monde, n’est-ce-pas !?
Un témoin.
J’étais au procès de Dieudonné, ce vendredi 12 octobre, à la 11ème Chambre.
Inutile de refaire un compte-rendu complet puisque Dom-Dom nous a brillamment résumé ambiance et contenu dans l’article précédent : « Dieudonné devant la cour - Résumé des interventions ». (http://lesogres.tv/lesogresorg/article.php3 ?id_article=3185 )
J’ajouterai cependant un élément nouveau qui a sans doute échappé aux personnes présentes et dont la gravité mérite qu’il soit mentionné ici.
Pour planter le décor, voici un court résumé de ce que j’ai vu ce jour-là dans la 22ème Chambre.
Tribunal archi plein. Une très large majorité des personnes présentes était là pour soutenir Dieudonné, sans parler de tous les autres supporters qui n’ont pu rentrer et sont restés dans le hall extérieur, patients et motivés, jusqu’à la sortie de Dieudonné. Qu’ils soient tous remerciés pour cette fidélité à toute épreuve.
- Une armada d’avocats (8) représentaient différentes associations contre Dieudonné, confirmant s’il en est besoin l’impression de harcèlement, d’arrogance et d’impudeur de ce lobby anti-Dieudonné qui met tous les moyens pour écraser un humaniste. Une artillerie lourde (dans tous les sens du terme !) pour attaquer un seul homme.
- Deux avocats pour Dieudonné, une femme, Maître Lise BORNES, judicieuse et efficace dans les questions posées aux témoins et un homme, Maître Jacques VERDIER, remarquable dans sa plaidoirie finale.
- Trois témoins proposés par les avocats de Dieudonné : deux hommes et une femme. L’avocat Général, représentant le Ministère Public a souhaité voir éliminés les deux témoins hommes. Pas de chance, la Cour en a décidé autrement et, après délibération, a gardé les trois à la grande déconvenue des « huit ».
Les trois témoignages ont été remarquables de vérité et de sobriété.
- 1) le premier témoin est un journaliste juif new-yorkais travaillant pour la presse juive new-yorkaise à partir de la France. Il a affirmé courageusement et avec une force évidente et tranquille que pour lui, après avoir suivi l’affaire Dieudonné, s’être informé auprès de sources indépendantes (hors médias officiels) et avoir assisté aux spectacles de Dieudonné, il estimait que Dieudonné n’est pas antisémite et qu’il est victime d’un harcèlement inadmissible. Il a déploré la récupération politique faite par les medias.
- 2) le deuxième témoin est un journaliste économique et historien qui a particulièrement étudié les rapports entre Israël et l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid. Il a répondu à une question concernant la notion de « négrier » mise en cause. Dieudonné avait auparavant précisé au Tribunal que venant, au moment des faits, de s’informer du soutien très fort apporté par Israël à l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid, il avait assimilé ceux qui l’ont attaqué lors de son passage à Lyon, à ces mêmes négriers d’Afrique du Sud. Le témoin a confirmé les faits historiques et approuvé totalement le terme de « négrier » concernant ces partisans africains de l’apartheid.
- 3) le dernier témoin est une femme, officier de marine, qui, présente à Lyon avant et pendant le spectacle de Dieudonné, a expliqué sobrement tout ce qu’elle a vu et entendu ce soir-là. Son témoignage particulièrement important semble avoir perturbé les avocats de la partie civile qui, se précipitant sur elle comme des lions sur leur proie, ont osé aller jusqu’à lui reprocher de ne pas avoir porté plainte elle-même et s’étonner qu’elle n’ait pas témoigné plus tôt ! Cette femme simplement courageuse et sincère se retrouvait presque au ban des accusés ... Elle a donc confirmé tranquillement ce que Dieudonné avait déjà dit. Parmi diverses injures proférées par les fanatiques présents, elle a entendu clairement les paroles suivantes : « Dieudo, sale négro, les juifs auront ta peau ».
J’en viens maintenant à l’objet principal de cet article. Il s’agit d’un fait qui a sans doute échappé à l’assistance.
A côté de moi se trouvait une journaliste judiciaire de l’A.F.P. Avant le début du procès je l’ai vu discuté longuement avec les avocats de la partie adverse et seulement quelques courtes secondes avec les Avocats de Dieudonné, ce qui m’a déjà un peu surprise.
Elle est restée à prendre des notes pendant les interminables et ennuyeuses plaidoiries à charge (très répétitives) de l’armada d’avocats et à ma grande stupéfaction, elle est partie juste avant que commence la belle plaidoirie finale de l’avocat de Dieudonné, Maître Jacques VERDIER.
Cette attitude m’a profondément choquée. Il est vrai qu’elle est en parfaite concordance avec toute la désinformation-déformation manifestée par l’AFP depuis quatre ans en relation avec l’affaire Dieudonné et ne fait que confirmer le deux poids deux mesures systématique pratiqué par la plupart des medias de ce pays. Il est clair que la défense de Dieudonné ne l’intéressait pas. Et bien entendu, son article ne fait aucune mention de cette plaidoirie pourtant si brillante de Maître Verdier.
Cette attitude me paraît d’une extrême gravité.
N’oublions pas que les articles de l’AFP sont repris par tous les journaux officiels de Paris ou de Province qui font la plupart du temps juste un copier-coller du texte.
L’AFP se revendique comme la « reine » de l’objectivité...
Or, en l’occurrence, sa journaliste n’écoute même pas la plaidoirie de la défense.
Bel exemple de déontologie professionnelle !
Son comportement pourrait donc faire penser qu’elle est partie prenante dans cette affaire et qu’elle se met au service de la partie civile.
Comme de nombreux français qui ont déjà vu à l’œuvre les medias, je n’avais guère d’illusions sur l’ « objectivité » de cet organe institutionnel, mais le fait de voir de mes propres yeux cette journaliste « matérialiser » cette sorte de mascarade informationnelle, m’interroge profondément sur l’état et le fonctionnement de nos médias actuels.
Un témoignage vécu vaut parfois mieux que tous les discours du monde, n’est-ce-pas !?
Un témoin.
