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La place des enfants n'est pas en prison...

Ouvert par beth-apar le 6 février 2008 · Dans Explicit lyrics · 4 messages · 2008

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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c'est ici : http://pays-de-la-loire.emancipation.fr ... p?article1




Pétition
La place des enfants n’est pas en prison

Nous ne travaillerons pas en E.P.M. !

samedi 19 janvier 2008
La lutte contre la construction de 7 établissements pénitentiaires pour mineurs n’a pas, à ce jour, permis d’annuler ce programme d’enfermement des enfants délinquants et de criminalisation croissante de la jeunesse. Ici à Nantes, l’ouverture de l’E.P.M. d’Orvault s’accompagne d’appels à candidature pour que des personnels éducatifs (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, soignants…) aillent travailler dans ces « nouvelles » prisons pour enfants. Nous n’irons pas, et nous appelons toutes les personnes concernées à refuser de travailler en E.P.M., ici comme ailleurs, car nous refusons de contribuer à l’illusion démagogique qui consiste à faire croire qu’une action éducative est possible en prison.

Nous combattons

La logique de l’enfermement Jusqu’en 1945, les mineurs délinquants étaient enfermés dans des bagnes pour enfants, colonies pénitentiaires, maisons de correction… Dans les années 70, les derniers centres fermés furent supprimés en raison de leur fonctionnement archaïque, violent et inadapté à un objectif éducatif. Depuis quelques années, la tentation d’un retour en arrière dans le traitement de la délinquance des mineurs est bien réelle : création de Centres d’Education Renforcée, Centres Éducatifs Fermés, et aujourd’hui des Établissements Pénitentiaires pour Mineurs, qui ne sont que l’aboutissement d’une politique fondée sur l’exclusion et la répression. Nous pensons que la création des prisons aura une incidence sur le traitement judiciaire de la délinquance des mineurs, et le projet actuel d’abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans confirme nos craintes : toujours plus d’enfermement pour créer l’illusion d’une paix sociale. Nous savons qu’avec l’enfermement, il y a toujours des risques de dérive vers l’usage de la force physique ou de la maltraitance psychologique : c’est un phénomène bien connu, aussi vieux que l’enfermement lui-même. La vie ne s’apprend pas en prison, on n’y apprend que la haine de soi et de l’autre !

Une logique répressive et non pas éducative Traiter la délinquance par les poursuites systématiques, l’incarcération ou la mise à l’écart dans des structures spécialisées témoigne d’une réponse à court terme. Les causes sociales, économiques de ces passages à l’acte sont éludées. Le jeune délinquant n’est plus un mineur en danger, mais un individu dangereux à enfermer ! Or, les adolescents ne sont pas des adultes ! Chaque année, 15 000 jeunes âgés de 16 et 17 ans sont interpellés plusieurs fois dans l’année. Ce sont pour beaucoup, des adolescents déscolarisés depuis l’âge de 14 ans, sans travail ni qualification, qui n’accèdent pas à un premier emploi. Se percevant comme inutiles, humiliés par les échecs répétés, ils « traînent », provoquent, commettent ensemble la plupart de leurs infractions. 3350 d’entre eux ont été incarcérés en 2006. Cependant 70% récidiveront malgré ce séjour en prison, alors que, par ailleurs, les centres éducatifs ouverts permettent une réinsertion pour plus de 60% des jeunes qui leur sont confiés ! Qui nous fera croire aux bienfaits des prisons pour enfants ?
Nous défendons

Une véritable prévention Le mineur délinquant est d’abord un enfant en souffrance, et il convient de traiter les causes de cette souffrance plutôt que ses effets. Cette évidence connue des professionnels, doit orienter une véritable politique de prévention, d’aide et d’accompagnement, qui inclurait la justice saisie en amont, au civil et non au pénal, et une action éducative et non répressive. La société ne passerait alors plus autant de temps à tenter de rattraper les dommages causés à des mineurs dès leur plus jeune âge, dans l’indifférence ou l’incompétence non moins coupable de responsables politiques qui ne voient guère plus loin que la date des prochaines élections.

Une prise en compte de la réalité de l’adolescence D’autres sanctions existent, qui réparent sans exclure, et permettent un nouveau départ pour des jeunes en danger que l’école, la famille, la pauvreté, la justice, ou la politique répressive ont conduit au ban de la société. Nous devons ainsi nous engager dans la réussite de programmes ou projets éducatifs, de lieux de vie, d’internats qui structurent et aident ces adolescents, de dispositifs relais, de centres de jour, de maisons des adolescents, qui les fassent accéder à la culture, à l’éducation et à la formation. L’efficacité des alternatives à l’enfermement des enfants est probante. Elle serait encore plus forte si elles étaient appuyées par des moyens conformes aux enjeux.

Le droit à l’insoumission éducative Refuser de travailler en EPM n’est pas délaisser les mineurs délinquants, ou refuser le travail avec des jeunes incarcérés. En refusant d’exercer dans les prisons pour mineurs, il s’agit pour nous de bloquer ce système carcéral pour enfants, en contraignant justice et administration pénitentiaire à faire sortir ces jeunes des EPM comme des quartiers pour mineurs, pour leur permettre de suivre des cours, des formations, des entretiens, des soins et ne pas les isoler, toujours plus, de la vie en société. Nous serons solidaires de toute personne inquiétée pour son refus de travailler en EPM.

Les droits de l’enfant La Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par l’Etat français en 1990 stipule que « Les États parties reconnaissent à tout enfant suspecté, accusé ou convaincu d’infraction à la loi pénale le droit à un traitement qui soit de nature à favoriser son sens de la dignité et de la valeur personnelle, qui renforce son respect pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales d’autrui, et qui tienne compte de son âge ainsi que de la nécessité de faciliter sa réintégration dans la société et de lui faire assumer un rôle constructif au sein de celle-ci (article 40) ». Or la dignité et le sens de la liberté ne s’acquièrent pas dans la soumission, ni le respect de l’autre par le déni de soi, et la réintégration ne se prépare pas en prison. Les EPM sont criminogènes. Nous n’irons pas y travailler ! A Nantes le 1er décembre 2007




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jkeaf2

Fidèle · 216 messages

pour info:
vu sur le site de 20minutes

jkeaf

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Un adolescent de 16 ans s'est suicidé lundi dans l'établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône), près de Lyon, a annoncé ce mardi la direction de l'administration pénitentiaire.

«Suivi psychiatrique»

«Ce détenu, qui bénéficiait d'un suivi psychiatrique, a mis fin à ses jours par pendaison», a-t-elle indiqué dans un communiqué, confirmant une information publiée par le quotidien «Libération».

Cet adolescent était écroué depuis le 17 décembre dernier à l'EPM de Meyzieu, a-t-on précisé de même source. En 2007, «aucun mineur n'a mis fin à ses jours malgré 72 tentatives de suicide relevées et déjouées par l'intervention des personnels pénitentiaires» dans des EPM ou des quartiers réservés aux mineurs dans d'autres prisons, a souligné la direction de l'administration pénitentiaire.

Quatre EPM en France

Ouverts depuis juin 2007, les EPM sont aujourd'hui au nombre de quatre en France: Meyzieu, Lavaur (Tarn), Quiévrechain (Nord) et Marseille. 167 mineurs y sont actuellement incarcérés. L'annonce de ce suicide intervient après l'évasion dimanche de deux détenus de l'EPM de Marseille.

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ça fait longtime .........

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Chose lue :

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Les prisons pour mineurs tuent !
communiqué de presse d ela fédération CNT santé social et collectivités territoriales

Fédération des travailleurs de la santé , du social et des collectivités territoriales 33 rue des Vignoles 75020 Paris Tél : 06 28 33 42 43 mail : [adresse retirée]

Les prisons pour mineurs tuent !

Samedi 2 février 2008, un enfant de 16 ans a trouvé la mort à l'établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu près de Lyon. Avant que n'ouvrent les deux premiers EPM à Meyzieu et Lavaur en juin 2007, nous dénoncions la construction de ces nouvelles prisons annoncés par l'Etat comme de nouveaux lieux d'éducation. Une prison, quelque soit son nom ou sa configuration n'est rien d'autre qu'un lieu où l'on détruit les individus pour les conduire vers la mort.

Ce qui est annoncé comme un suicide par l'administration n'est rien d'autre que la conséquence d'un choix politique et éducatif : l'Etat impose aux plus pauvres et à celles et ceux qu'il considère comme déviants, la répression et l 'enfermement comme seules perspectives de vie.

Dès son ouverture, l'EPM de Meyzieu n'avait pas tardé à montrer que la réalité de cette prison pour enfants n'était pas celle décrite par le ministère de la justice.

Suite au refus de plusieurs jeunes de regagner leur cellule par exemple, ce sont les équipes d'intervention régionales de sécurité qui ont été appelées pour régler le problème.
Ces forces de l'ordre pénitentier qui interviennent cagoulées ont fait rentrer les jeunes dans leur cellule de manière très musclée.
Après avoir été ainsi traités, les jeunes s'en sont pris aux murs de leurs cellules.
Ils ont ensuite été présentés au tribunal en présentation immédiate et ont été à nouveau condamnés à de la prison ferme.

Après une telle « action éducative », qui peut penser qu'un enfant détenu peut se reconstruire en prison et faire à nouveau confiance aux adultes ?


Cet événement tragique va-t-il influer sur la politique menée en direction des mineurs ?

Il semblerait que ce ne soit pas le cas pour l'instant puisque le ministère de la justice n'a pas renoncé à l'ouverture du nouvel EPM d'Orvault près de Nantes en fin de semaine dernière ni aux prochaines ouvertures des deux EPM en Ile de France de Porcheville et de Chauconin.

Cette machine infernale de l'enfermement vient nous rappeler que la peine de mort abolie en 1981 ne l'a été que dans les textes.

Nous continuerons à nous battre pour une éducation émancipatrice incompatible avec l'enfermement.

Nous tenons aussi à témoigner tout notre solidarité à la famille de Julien et à ses proches.

Paris le 7 février 2008



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C'est ici :

http://paris.indymedia.org/


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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Ici : http://pays-de-la-loire.emancipation.fr ... p?article1


178 signatures pour le moment... c'est dire si ça chagrine le quidam.

:evil:












Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Qu'est-ce que c'est que ces hurlements

Bandit ! Voyou ! Voyou ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement
Et les gardiens à coup de clefs lui avaient brisé les dents
Et puis ils l'avaient laissé étendu sur le ciment

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Maintenant il s'est sauvé
Et comme une bête traquée
Il galope dans la nuit
Et tous galopent après lui
Les gendarmes les touristes les rentiers les artistes

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

C'est la meute des honnêtes gens
Qui fait la chasse à l'enfant

Pour chasser l'enfant, pas besoin de permis
Tous le braves gens s'y sont mis
Qu'est-ce qui nage dans la nuit
Quels sont ces éclairs ces bruits
C'est un enfant qui s'enfuit
On tire sur lui à coups de fusil

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Tous ces messieurs sur le rivage
Sont bredouilles et verts de rage

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

Rejoindras-tu le continent rejoindras-tu le continent !

Au-dessus de l'île on voit des oiseaux
Tout autour de l'île il y a de l'eau.



Jacques Prévert





Ce poème de Jacques Prévert évoque la mutinerie d'août 1934. Après que les moniteurs aient tabasser un pupille, les jeunes détenus se sont soulevés et enfuient. Une prime de 20 francs a été offerte à quiconque capturerait un fugitif.
Cette mutinerie a déclenché une campagne de presse demandant la fermeture de bagne d'enfants.


Jacques Prévert travaillait au premier film de Richard Pottier dans le calme de Belle-Île-en-Mer à la fin du mois d’août 1934. C’est là qu’il assiste à un fait divers qui le marque et le révolte profondément. Une trentaine d’enfants s’évadent de la maison de redressement locale afin d’échapper aux mauvais traitements, à une nourriture infecte et aux coups des gardiens. Ne pouvant quitter l’île, les pauvres gamins furent repris un à un par les gendarmes aidés en la circonstance par des estivants désœuvrés. Une fois ramenés au pénitencier, les malheureux gosses furent tabassés et mis au pain sec et à l’eau pour de nombreuses semaines. Ulcéré, Jacques Prévert écrivit d’une traite Chasse à l’enfant, un texte magnifique et fort, qu’il confia à Joseph Kosma pour le mettre en musique. Kosma composa une musique dramatique et angoissante parfaitement adaptée au sujet. Dès l’automne 1936, Marianne Oswald interpréta la chanson et l’enregistra le 20 octobre 1936. Le texte fut publié dans le recueil Paroles.


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