
On pourrait l'écouter pendant des heures. Et on l'a fait. Sa vie est un roman, et Clive Hunt une encyclopédie de l'histoire de la musique jamaïcaine à lui tout seul. Son parcours de petit Mozart jamaïcain l'aura fait se frotter aux plus grands du reggae, lui à qui on prédisait une carrière académique prestigieuse. Il n'a pas 25 ans quand il produit "Satta Massagana" des Abyssinians, classiques des classiques de la liturgie reggae, et probablement l'album le plus piraté de Jamaïque.
Clive Hunt connaît presque tout et presque tout le monde. Une question anodine, une précision facultative lui inspire des dizaines d'autres anecdotes. Son itinéraire d'un enfant surdoué suit les bases d'une success story : le sommet atteint trop tôt, la chute dans la drogue, la renaissance. Aujourd'hui comme hier, on le réclame partout. Y compris en France où il a produit la plupart des succès reggae, de Bernard Lavilliers à Pierpoljak. Ce fils de rasta mène sa barque au bon vouloir des opportunités musicales.
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