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Bigup! Germaine...

Ouvert par beth-apar le 19 avril 2008 · Dans Discussion générale · 3 messages · 2008

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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R.I.P., comme on dit par chez nous.























Quand j'étais p'tit, avant de connaitre reggaefrance, avant maintes et maintes épreuves initiatiques, je pensais que R.I.P. ça tenait du verbe ancien riper, petit verbe qui avait pour mission d'éveiller la mémoire visuelle : un p'tit vieux qui ripe... pour casser sa pipe au final.

Faut qu'je confesse que j'ai fait beaucoup de Résistance à l'anglais. Sans malice.
Sans ironie pour les grands Résistants, les vrais les historiques... comme Germaine.



C'qu'est chagrinant avec les Résistants historiques de la seconde guerre mondiale côté France, c'est que pour le plus grand nombre ils sont âgés. Alors forcément, ça va être de plus en plus easy pour les salopards de réécrire l'Histoire.

C'est assez chagrinant tout ça.

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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copié/collé :
(pour ceux qui s'interdirait bellaciao :cheesy: )

"L’exposition organisée à Lyon par le Centre d’Histoire de la résistance et de la Déportation retrace l’itinéraire de Germaine Tillon, ethnologue de renom, résistante de la première heure, femme de tous les combats. Le parcours de l’exposition organisé en trois temps permet de découvrir la vie de cette femme d’exception qui n’a cessé d’étudier et d’analyser le monde qui l’entourait, de défendre les droits de l’homme, de combattre la torture, la peine de mort, de promouvoir la scolarisation : notes diverses, photographies, fiches des objets trouvés et autres documents originaux sont autant de témoins de cette vie de multiples résistances.

La jeune ethnologue est l’élève d’un grand maître de l’Ecole des Annales, Marcel Mauss, lorsqu’elle s’installe dans l’une des contrées les plus reculées de l’Algérie, l’Aurès, en plein pays Chaouïa (berbérophone). Loin des bancs de la Sorbonne et de ceux du Collège de France pendant six ans, elle découvre et analyse les mœurs, les rites et l’organisation du peuple avec lequel elle vit. Sa position d’extériorité, ni indigène, ni colon, lui permet un contact plus immédiat, tant avec les Français que les Algériens, Arabes et Berbères.

Germaine Tillon revient en métropole en 1940. Dès les premiers jours de l’occupation allemande, refusant la logique de défaite et le gouvernement de Pétain, elle entre en résistance dans le réseau du musée de l’Homme. Trahie par un proche, elle est déportée NN (Nacht und Nebel) dans le camp de Ravensbrück où elle tente de survivre de l’automne 1943 au printemps 1945. Pour résister face à l’inhumain, elle étudie le fonctionnement des camps et expose ses remarques ou sa thèse sur l’Aurès aux autres prisonnières, mettant souvent en jeu sa propre vie pour sauver ses compagnes, faisant de sa détermination et de sa colère les moyens de leur survie.

Germaine Tillion renoue avec l’Algérie à la fin de l’année 1954. La guerre dont on tait le nom a commencé le 1er novembre avec les attentats de la Toussaint sanglante. L’ethnologue prend la mesure de l’évolution de la société considérablement modifiée en vingt ans. Pour lutter contre l’appauvrissement de la population, elle créé des centres sociaux pour instruire plus largement la population et permettre aux femmes, qu’elle n’a cessé de défendre, de s’instruire.

Ce grand témoin du XXe siècle [est encore aujourd’hui] de tous les combats et continue à justifier le pluriel employé par les commissaires de l’exposition, "résistances" . Après ses prises de position humanistes dans les trente dernières années du siècle, elle observe toujours finement l’évolution de notre société et s’inquiète des politiques néo-libérales actuelles ou de la casse sociale entreprise dans les dernières années... Aller à la rencontre de cette femme remarquable, c’est découvrir l’œuvre et la pensée de cette figure hors du commun mais aussi saisir la vigueur d’un engagement puissant et profondément humain.


"






Et là : http://www.germaine-tillion.org/publish ... icleID/48/ , il y a une biographie plus complète...
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