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Nouvel Ordre Mondial

Ouvert par Le Revolutionaire le 22 avril 2008 · Dans Explicit lyrics · 41 messages · 2008-2014 · page 3 sur 3

benhh

Nouveau · 3 messages

Bonjour,

Je voulais ajouter quelques lignes à ce sujet..

Dérive planétaire



Nouvel ordre mondial

On entend parler de nouvel ordre mondial dans les médias, chez les politiques...Ces gens parlent d' une structure planétaire stable permettant l' évolution de l' humanité présente sur terre... Il faut aussi noter que les siècles passés ce concept a déjà été utilisé par des personnalités fort peu respectables... L' idée d' autorité, de domination de ces dits maçons " chefs de chantier planétaire", était très révélatrice de leur monde intérieur... On retrouve des gens comme Adam Weishaupt, Albert Pike, G. Mazzini, William H. Russel, Alfonso Taft, tout le gratin nazi...etc..etc... Cela se mettait en place en même temps que le développement technologique... La population est plus ou moins happée dans une spirale évolutive des plus opaque au "profane"...





Théories du complot

Aujourd' hui, les mouvements contestataires ont fleuris dans notre société, l' alter-mondialisme, le Rastafari, etc..etc... On entend facilement parler de dictature postérieure à imminente, de joug économique des Bilderberg, des horribles Rotchilds, Rockfeller, et autres... De contrôle permanent, de micro-puces, de suppression de la liberté d' esprit... De théocraties maçonniques sataniques, de répression, d' extinctions de masse... De vieux circuits ésotériques reviennent au goût du jour, les Illuminatis, les cercles sataniques, les nécromanciens, les Skulls and Bones, Albert Pike, Thulé, les nazis..etc... On les mélange avec des oeuvre comptemporaines genre Bilderberg, Davos...etc..

Pour plus de renseignements de super webmasters comme Sylvain Timsit et son fief Syti-topics.ideas, les insoumis, nouvel ordre mondial ou anti nouvel ordre mondial, onnouscachetout, ont déjà travaillé au listing des associations potentiellement déviantes..

On les assaisonne de religieux, bouddhisme, christianisme, islam, prophéties en tout genre, 2012, un Dalaï Lama explosif...

On obtient ainsi le menu contestataire actuel du chamane concerné...

On frise la paranoïa collective ; on fait de confusions, des amalgames ou peu être y-a-t il du vrai dans ces théories ?





Réalité ésotérique

Il est évident que tout ceci relève de l'ésotérisme... D' enseignements sur la réalité interne de l' homme et sur la réalité environnante... Enseignements pas toujours bien répandus sur la surface du globe...

Pour faire un résumé, que ce soit dans le religieux ou dans les sociétés "dites" secrètes ( franc-maçonnerie..etc..), l' enseignement complet reste le même.

Il consiste à se connaître soi ( son évolution personnelle dans l' univers, la création) et ses capacités propres, assimiler son évolution dans une évolution plus vaste ( ensemble de gens croisés par le passé, réunis ou non en groupe ésotériques, igorants ou non...).

Cela revient à remonter le temps jusqu' à notre genèse, notre apparition dans l' univers, nous y apparaissons en âmes soeurs, on y apprend comment maîtriser sa liberté vis à vis d' autrui et comment sortir de sa condition karmique...

Ensuite débute notre cycle de morts/naissances, avec des épreuves, des rencontres...etc...

Il est évident que tout le monde n' est pas apparu en même temps, donc il y a des plus vieux, des plus jeunes...Il est évident aussi que la liberté des uns fait que nous ne savons pas forcément tout ce qu' il s' est passé dans l' univers, ni tout ce qu' il se passe... De tout façon, cela n' a pas d' intérêt...

Après avec le temps, des gens dévient, n' enseignent pas autour d' eux, développent des enjeux de pouvoir, influencent l' inconscient des gens, créent des cercles avec toutes sortes de politiques internes comme externes...

Voilà en gros, ce qu' est l' enseignement maçonnique, religieux ( toutes confessions confondues...)...





Actuellement en 2011, il faut recadrer cet élément dans notre géopolique mondiale.

Nous avons l' ONU, L' OTAN, les divers groupes mondialistes qui réunissent les chefs d' états...Les etats à quelques exceptions près ( sauf notre Dalaï Lama cosmique) ont une constitution, une structure réformable qui sert de base à la gestion... Avec une économie privatisée très influente...,

Les circuits maçonniques y sont reliés, le chef d' état est élu, le gouvernement gère l' intérieur du territoire et les relations avec l' extérieur dans tous les domaines représentés par des ministres....

En remontant au 18 ème siècle, on voit apparaître le raffermissement d' autorités nationales, le développement technologique..etc...

L' ésotérisme s' ancre dans ces structures...

Le problème est que des gens n' arrivent pas à se gérer avec des enjeux de pouvoir, voir les débuts du Grand Orient de France, les Illuminatis de Bavière, la maontée du nationalisme aux USA et partout en occident avec l' apparition succesive de cercles de pouvoir qui vont avec. On arrive donc à la longue à une situation de non-retour dans l' ésotérisme : la guerre 39/45.

Notre monde moderne découle de cette évolution récente.

Cela fait donc toute une mécanique mondiale de construction qui ne doit pas s' enrayer pour perdurer.

Imaginons maintenant qu' un ordre comme la Rose-Croix, répandu dans plus de 120 pays se mette à dégénéré ( par exemple n' obéis plus à ses fondateurs ), que se passe-t-il ? Toutes les constitutions, chefs d' états, gouvernements, réseaux reliés aux constitutions et organismes mondiaux sont destabilisés... Donc n' ont plus de réalité au niveau ésotérique, ces gens sans agir basculent dans un champ de conscience de déviants psychiques, de dégénérés, ne vivant que de l' inconscience de milliard d' individus... Sinon, leurs incarnations sur cette planète ne sont plus assurées, ils doivent migrer ou alors (comble de perversité )amplifier la dérive mondiale, qui comme toute dérive au niveau "alchimique" n' a ni "réalité" ni avenir...





Secret planétaire

Le secret planétaire, n' est autre que celui-ci... Surréaliste, oui grottesque même quand on a tous les éléments en main... Les Rose-Croix ont été fondés par la même personne que le bouddhisme Kagyupa, ( internet n' est pas toujous fourni par des sources sûres ), cette personne était l' avant-dernier Bouddha : Kashyapa, puis Marpa, "Rosencreutz"...

Lui et sa femme étaient à la tête des ces deux ordres, leur vécu sur cette planète comme sur la dernière n' est qu' une porcherie de déviances psychiques montées sur leur vie de couple, exercées par des dégénérés qui s' ennuient dans la vie... Le problème c' est quand ces dégénérés veulent faire la loi sur terre et n' arrivent plus à se stabiliser psychiquement sur leur réalité personnelle... Et basculent par la suite dans un espèce de vampirisme contagieux des plus glauques..

Ces gens sont à la tête de l' évolution planétaire menant au 3 ème Reich... Ils n' ont plus rien à faire ici, ils sont contraints de migrer...

Là où intervient le Tibet et le fameux Tenzin Gyatso, 1959, conflit sino-tibétain dû au fait que Gyatso se prend pour le roi du Tibet en assurant pas un entente cordiale avec la Chine sur le long terme... La Chine passait dès lors sous la menace d' une invasion Gelugpa, par le biais d' autorités spirituelles, les Bouddhas sont inprenables en magie et en temps que réalisés dans l' au-delà agissent à leur guise sur la vie d' humains non réalisés...

Voilà pourquoi le Tibet est envahi. Gyatso fait ça dans le dos de Tsongkhapa, décédé en 1954...

Question: pourquoi à Thar Deu Ling ( Paris), centre Gelugpa avons-nous eu des Ganden Tripa ces dernières années ? Parece que Tsongkhapa s' est réincarné en France, et ses ordres Gelugpas ne veulent pas l' assumer avec lui pour l' instant... A croire qu' ils s ' en foutent de la libération tibétaine, ils auraient pu rentrer à l' ONU, OTAN, en bâtissant un minimum vital de gouvernement...

Mais non, ils préfèrent faire forte tête ave la Chine, et plus tard, essayer de se faire mousser sur toute la planète comme des grands...

Ce ne sont qu' une bande de magouilleurs pathétiques sous la coupe d' un des êtres les plus abjects qui soit ( Gyatso).

Donc, Gyatso dans son optique cherche à faire dégénérer le bouddhisme Kagyu ( notions karmiques ? ), et il y arrive...





Etat des lieux

Tout a dégénéré sur terre, la fourberie des Gelugpas un peu puérils parfois, la bande à boso qui veut faire sa loi sur terre.. Le religieux, le politique, le diplomatique, le militaire, l' économique, le maçonnisme...

Tout va dégager ou peu être étaler un peu plus l' épidémie, il faut demander aux karmapas ou à Gyatso..





Solutions



Les deux karmapas, le shamar, le tai sitou, ont aussi dégénérés. L' autorité Kagyu, Marpa est en France comme celle des Gelugpas (Tsongkhapa), aucun des deux est enseigné.. Le centre dagpo kagyu ling refuse de transmettre ses enseignements au fondateur et à sa femme malgré des mises à pieds consécutives. Les Gelugpas de Thar deu ling Paris ne veulent pas régler la situation en rendant ses enseignements à Tsonghkapa...

Si vous doutez de mes propos renseignez-vous avec ces deux centres, cette bande de dégénérés bloquent tout la situation planétaire...
Comme le font aussi les gouvernements, préfectures, et tout ce qui concerne administration et emplois intégrés ou liés au réseau maçonnique mondial...

Médecins, avocats, juges, préfets, commissaires, diplomatie etc..etc..peuvent vous renseigner, certains abbés ou imams peuvent aussi lâcher le morceau bien que l' enseignement ésotérique ne soit pas leur vocation...

nadjah

Forcené(e) · 383 messages

eazy a écrit :ils sont fort ces reptiliens ...


apparemment tu as pas du regarder la video tu ne serais pas si eazy dans ta remarque

nathy

Vétéran · 5 371 messages

Pas de reptiliens sous le coude mais du concret .
Le marché transatlantique prévu pour 2015!

Ce marché est bien sur anti démocratique et decidé sans même l'avis des présidents des pays membre de l'union Européenne et à pour but d'aligner les pays de l'union au même niveau que les usa sur tous les plans.
L’intérêt est de déréglementer encore plus l'ultra capitalisme au profit de la dictature bancaire,de balayer tous les droits fondamentaux et de vous faire bouffer de la merde jusqu’à en crever car si cet accord bureaucratique passe vous aurez accès aux soins que si votre banquier vous l'autorise. Car ce marché c'est aussi la mort certaine de la Protection Sociale à la Ambroise Croizat.

Dernier point qui complète cette orientation,ces pourris de la Jp Morgan on balancé dernièrement un rapport très sérieux dans lequel on cause de l'Europe .
Il dit quoi ce foutu rapport?
- Il dit que les pays concernés vont devoir accélérer la cadence sur le démantèlement économique de l'Europe.
En gros il propose que l'Europe entière soit totalement esclave des banques au même titre que la Grece.
-Vu que la cadence va s’accélérer il propose l'instauration de "Régime autoritaire" dans toute l'Europe pour empecher la révolte populaire.


Si cette banque fait un rapport de 16 pages pour demander cette orientation à l'Europe c'est que c'est en prévision dans les années à suivre.

Voila pour les bonnes nouvelles. :coucou:

nathy

Vétéran · 5 371 messages

La pieuvre étend ces tentacules pour étrangler les peuples.
Apres le GMT voici son petit frère le TISA.
http://www.bastamag.net/Tisa-ces-negoci ... mmerciales
" C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête.

Ce pourrait être la fin des services publics, de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de toute volonté de réguler les marchés financiers ou de protéger les données des citoyens. Bref, une entrave encore jamais vue à l’exercice de la démocratie et au fonctionnement des politiques publiques. L’Accord sur le commerce des services (ACS) ou Trade in Services Agreement (TISA) est actuellement en cours de négociation entre une cinquantaine de pays [1], dont ceux de l’Union européenne. Il a été lancé par les États-Unis et proposé à des pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), baptisé le groupe des « Vrais bons amis (des services) » (Really Good Friends).

« Apaiser la frustration des entreprises »

Ces négociations se déroulent hors du cadre de l’OMC, avec les pays les plus partisans de la libéralisation des services, contrariés par l’impasse des négociations de Doha lancées en 2001 [2]. Ces pays représentent plus de deux tiers du commerce mondial des services. De nombreux domaines sont concernés : éducation, transports, poste et télécommunications, services de comptabilité et d’audit, ingénierie et logistique, santé, assurance, nouvelles technologies et transfert de données, recherche, banque et services financiers... Objectif : ouvrir encore davantage les services à la concurrence internationale et empêcher toute intervention publique.

« Ces négociations sont l’opportunité la plus prometteuse en deux décennies pour promouvoir le commerce des services à l’échelle internationale », s’enthousiasme le lobby de l’industrie des services aux États-Unis. La Coalition internationale des industries de service (GSC), dont fait partie le Medef, est encore plus explicite : cet accord a été conçu « pour apaiser la frustration des entreprises, en raison de l’impasse du Cycle de Doha en matière de services », écrit-elle [3].

Interdire toute intervention des États

« Il s’agit d’une tentative de secrètement étendre les aspects les plus néfastes de l’infâme accord AGCS qui a suscité dans le passé des protestations mondiales », répond Rosa Pavanelli, secrétaire générale de l’Internationale des services publics (ISP). Selon cette organisation, qui fédère les syndicats du secteur et représente 20 millions de travailleurs, l’ACS limiterait la capacité des gouvernements à légiférer dans certains domaines, comme la sécurité des travailleurs, l’environnement ou la protection des consommateurs. « L’ACS s’inscrit dans cette nouvelle vague inquiétante d’accords commerciaux et d’investissement, reposant sur des pouvoirs juridiquement contraignants qui institutionnalisent les droits des investisseurs et interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce », décrit l’organisation internationale dans un rapport détaillé.

Plusieurs aspects de l’accord sont vivement critiqués par les organisations syndicales et non-gouvernementales. En premier lieu, tout secteur qui n’est pas explicitement exclu, protégé par chaque pays, pourrait être concerné par l’accord. Avec tous les dangers que cela comporte. Ces accords ouvriraient notamment la porte à un afflux d’entreprises privées dans le secteur éducatif européen, alerte la fédération internationale des syndicats d’enseignants. Une clause de statu quo viendrait figer les niveaux actuels de libéralisation des services dans chaque pays, rendant impossible toute remunicipalisation des services de l’eau par exemple, ou compliquant la création ou le rétablissement de monopoles publics dans des domaines actuellement ouverts à la concurrence [4]. Autre principe : la « clause à effet de cliquet » (sic), qui viendrait figer toute future libéralisation d’un service donné. Une partie de l’assurance chômage est privatisée, comme au Royaume-Uni ? La retraite est démantelée au profit de fonds de pension ? Impossible de revenir en arrière ! Une atteinte aux libertés démocratiques fondamentales, dénonce la fédération syndicale internationale, qui voit dans ce futur accord un moyen de « rendre pérenne et irréversible un système de privatisations pour toutes les générations à venir ». Des gouvernements complètement liés par les décisions de leurs prédécesseurs : voilà qui porterait gravement atteinte au fonctionnement des démocraties !

Verrouiller les privatisations

Autre problème : l’accord pourrait imposer aux autorités publiques une « obligation de neutralité économique » entre prestataires de services publics et privés, dénonce l’ISP. En clair, tout soutien financier apporté aux services publics devrait être ouvert au secteur privé. « Si dans un domaine, des services privés existent à côté des services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auraient droit aux mêmes subventions, au nom de la "concurrence libre et non faussée", explique le collectif Stop-Tisa. Ainsi, par exemple, une université américaine pourrait s’établir en Suisse demandant un financement à la hauteur des universités publiques, aux frais du contribuable. » Un État qui subventionne la construction d’un hôpital public devra-t-il bientôt financer également une clinique privée dans les environs ? Autant de critiques reprises dans un document de la Commission européenne, qui fait la synthèse d’une consultation sur le sujet auprès des « décideurs et ONG ».

Les négociations ont débuté en février 2012 et devraient se terminer en 2015. Les négociateurs des pays concernés se réunissent régulièrement à Genève, sous la conduite des États-Unis et de l’Australie [5]. En juin 2013, un communiqué lapidaire annonce que « les membres de l’OMC explorant de nouvelles approches visant à faire progresser la libéralisation du commerce des services sont satisfaits des progrès des discussions sur un accord sur le commerce des services (Tisa) ». Ils invitent les autres pays membres de l’OMC qui partagent ces objectifs à les rejoindre. La Chine, soutenue par la Commission européenne, a demandé à participer aux négociations. Ses divergences avec les États-Unis sur d’autres accords commerciaux ne lui ont pas permis d’être admise pour le moment à la table des discussions.

Des négociations très secrètes

En novembre 2013, les participants ont estimé que l’accord était suffisamment « mûr » et ont lancé l’étape « d’échange d’offres initiales » : chaque pays doit préciser les secteurs qu’il souhaite inclure dans l’accord, et les modalités qu’il propose concernant « l’ouverture » à la concurrence internationale de ces secteurs, selon un cadre pré-déterminé par l’accord. Début 2014, la plupart des pays ont échangé ces propositions, qui sont la base des discussions en cours. Certains comme la Suisse ou la Norvège les ont rendues publiques [6], d’autres pays semblent peu enclins à les diffuser auprès de leurs citoyens.

On ne sait pas grand chose non plus du contenu des négociations et des termes de l’accord général. Elles « se déroulent dans le plus grand secret au mépris des droits démocratiques », souligne Rosa Pavanelli. En février 2013, la Commission européenne a demandé au Conseil, représentant les États membres, de donner son feu vert aux discussions. L’ouverture des négociations a ensuite été validée par le Parlement européen en juillet 2013, par 526 voix pour et 111 contre [7], avec pour la France, les voix du PS et de l’UMP. Front de gauche et écologistes ont voté contre. Dans sa résolution, le Parlement regrette cependant que le Conseil ait accordé un mandat sans prendre en compte l’avis des eurodéputés. Et observe « que le mandat de négociation de l’Union européenne a été proposé par la Commission et adopté par le Conseil sans aucune analyse d’impact ». Ce qui n’a pas empêché une large majorité de députés de voter... Quand les intérêts économiques sont en jeu, la démocratie devient visiblement facultative !

Les lobbies industriels consultés, pas les citoyens

Wikileaks vient de briser un peu de l’opacité qui règne sur ces négociations, en divulguant l’annexe de l’accord concernant les services financiers. D’après ce document, principalement rédigé par les États-Unis et l’Europe, les propositions sont classées confidentielles pendant « cinq années à dater de l’entrée en vigueur de l’ACS ou, si aucun accord n’est trouvé, cinq années après la clôture des négociations ». Le document précise que la divulgation n’est pas autorisée et que le texte doit être « conservé dans un bâtiment, une pièce ou un contenant verrouillé ou sécurisé » (document à lire ici).

Visiblement, les lobbys de l’industrie des services ont davantage accès aux informations que les citoyens et leurs représentants : la Global Services Coalition a envoyé des délégués à Genève lors du round de négociation d’avril 2014. Et se félicite dans un communiqué d’avoir pu y affirmer son soutien sans faille au processus et d’avoir partagé sa vision avec les négociateurs.

Un accord si « palpitant » pour les entreprises

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les multinationales des pays concernés sont très motivées par cette perspective d’accord. « Les retombées de TISA pourraient être énormes » pour les entreprises du secteur des services, explique la Chambre de Commerce des États-Unis. Elle estime que ces négociations présentent « une opportunité unique dans une génération pour abattre les obstacles au commerce international ». « Ce palpitant nouvel accord a le potentiel pour enflammer la croissance économique et la création d’emplois aux États-Unis et à l’étranger », écrit la Chambre de Commerce. Rien que ça ! Un accord tellement « palpitant » qu’il pourrait doubler les exportations de services des États-Unis – soit un gain de 860 milliards de dollars et trois millions d’emplois [8]. Mais cela, c’est la théorie. On attend toujours les centaines de milliers d’emplois que devait permettre l’ouverture à la concurrence de plusieurs secteurs au sein de l’Union européenne !

Que demandent les entreprises et leurs représentants ? Les pays qui signeront l’accord devront d’abord modifier ou éliminer les régulations considérées comme des barrières commerciales. « Si nous reconnaissons la nécessité de certains régulations (pour la sécurité nationale, la protection des données,...), il devrait y avoir des paramètres et des limites à leur application », écrit le lobby américain des industries de service. Sa bête noire : la distorsion de concurrence entre secteur privé et public. « La concurrence déloyale de la part d’entreprises subventionnées ou soutenues par les États, ou d’entreprises publiques ou contrôlées par les États, devient un obstacle de plus en plus important à la fourniture de service par des entreprises états-uniennes sur de nombreux marchés ». Il s’agit de protéger le secteur privé « contre les comportements anticoncurrentiels des entreprises publiques », plaide également la Chambre de Commerce états-unienne. L’accès aux droits, lui, attendra.

Le lobby états-unien du secteur souhaite abolir toute préférence nationale, obligation de localisation ou quotas d’employés locaux. Et libéraliser davantage le secteur des médias et du divertissement. « Aucun pays ne devrait être autorisé à (...) introduire de nouvelles restrictions ou des exceptions, qui dérogent ou affaiblissent les engagements existants de l’AGCS », suggère-t-il aussi [9]. Les représentants des entreprises demandent que l’accord inclue un mécanisme de règlements des différends. C’est-à-dire l’instauration de tribunaux d’arbitrage privés, pour régler les litiges, dans le cadre d’une juridiction extra-nationale, où les intérêts privés font loi [10]. La Suisse a rédigé une proposition en ce sens lors du dernier round des négociations.

Les régulations financières gelées

L’accord concerne aussi les services financiers. Et pourrait avoir d’importantes conséquences sur ce secteur. Malgré la crise bancaire, « les promoteurs de TISA cherchent à déréglementer davantage les marchés mondiaux de services financiers », analyse Wikileaks. L’annexe sur les services financiers, jusqu’ici restée secrète, « est une proposition que seuls les banksters peuvent aimer », dénonce l’avocate Lori Wallach, de l’ONG états-unienne Public Citizen : le principe de statu quo, cité dans cette annexe, empêcherait par exemple de mettre en place de nouvelles réglementations financières, jugées nécessaires par les gouvernements, au motif que cela constituerait des restrictions pour les entreprises concernées. Résultat : l’accord gèlera les régulations financières à leur niveau actuel, qui demeure nettement insuffisant pour prévenir de nouvelles crises bancaires, estime l’avocate. De quoi accroître le risque d’instabilité financière pour les années à venir.

Cette annexe montre également la ferme volonté des États-Unis d’obtenir la libéralisation des flux de données. C’est-à-dire de permettre l’échange sans entrave entre pays des données personnelles et financières. Une menace pour les libertés fondamentales, car certains pays participants à ces négociations sont beaucoup moins exigents que l’Europe concernant la protection des données. Le lobby international des services souhaite d’ailleurs une disposition qui oblige les autorités publiques à justifier toutes les mesures qui viendraient restreindre les transferts de données entre pays [11].

Un accord étendu à toute la planète ?

« Ce qui est terriblement inquiétant, c’est que l’ACS est négocié en dehors du cadre commercial multilatéral par les pays les plus favorables à la libéralisation, qui ne cachent pas leur volonté d’entraîner le reste du monde dans cet accord, une fois ce dernier finalisé », explique Rosa Pavanelli. Les négociateurs cherchent à rendre cet accord compatible avec le cadre de l’OMC. Ou dans le langage de la Commission européenne : « Veiller à ce que la structure de l’accord permette une future multilatéralisation. » Une manière de permettre aux 50 pays signataires de faire ensuite pression sur les autres membres de l’OMC pour qu’ils acceptent ces règles [12]. De quoi affaiblir la position des BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – pour l’instant exclus de ces négociations, ou des pays d’Afrique, complètement ignorés.

Un comité Stop TISA ! s’est structuré et une pétition a été lancée (voir ici). Une lettre signée par 340 organisations non-gouvernementales exprimant leur opposition aux négociations a été envoyée aux ministres du Commerce, en 2013. Vu les enjeux démocratiques, économiques et politiques, ainsi que l’opacité de ces négociations, la mobilisation pourrait prendre de l’ampleur dans les mois à venir.

Agnès Rousseaux"