Barack Obama, lorsqu’il s’est présenté aux élections sénatoriales de l’État de l’Illinois en 1996, s’était déclaré, dans un questionnaire adressé aux candidats, hostile à la peine de mort.
Aujourd’hui, le candidat à l’élection présidentielle juge que la peine de mort « ne contribue pas vraiment à réduire la criminalité », mais ne se prononce plus en faveur de son abolition.
En 2004 Barack Obama déclarait dans un débat télévisé : « Il y a des crimes extraordinairement atroces – le terrorisme, le mal fait à des enfants – pour lesquels [la peine de mort] peut être appropriée. Nous avons besoin de cette sanction ultime dans certaines circonstances. » Dans son essai « The Audacity of Hope » (« L’audace de l’espoir »), publié en 2006, Obama persiste et signe en évoquant des crimes « si abominables (…) que la communauté est en droit d’exprimer la pleine mesure de son indignation ».
Barack Obama se félicite pourtant d’avoir largement participé à l’ouverture du débat sur la question aux États-Unis en réclamant une réforme de la peine capitale dans son État de l’Illinois. Il est notamment l'auteur du projet de loi visant à rendre obligatoire l'enregistrement vidéo des interrogatoires des personnes soupçonnés d’avoir commis des crimes passibles de la peine de mort.
Lors du débat électoral préliminaire à l’investiture démocrate en Caroline du Sud, face à un public largement constitué par la communauté noire-américaine, Barack Obama a affirmé que la peine de mort était « un sujet dont il fallait débattre » et que « les afro-américains et les blancs (…) sont arrêtés et condamnés selon des critères très différents, et sont l’objet de sentences très différentes ».
Pourtant, quelques années plus tôt, alors qu’il venait d’être élu au Sénat de l’État de l’Illinois, Barack Obama avait fait adopter un projet de loi étendant l’automaticité de la peine capitale aux condamnations pour meurtre de personnes âgées
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