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Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents

Dans Discussion générale · 39 messages · 2008-2011 · page 2 sur 3

nathyVétéran5 371 messages

9 août 2008 à 09:41

Nan c'est juste toi tout seul qui transforme ca en cliché.
beth-aparVétéran11 430 messages

9 août 2008 à 10:56

.


nadjah a écrit :beth pas tjrs a part montrez moi ou sont les conneries de ce textes




Ouel'.


Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées.




Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont



il a détourné leur attention[...] jusqu’à leur faire oublier son parcours politique



Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre

Et ta soeur ?


tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël






ça là (et je ne vais pas "défendre" Pasqua !! ) :
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette.

C'est un exemple parfait pour illustrer le propos de Ju à Le révolutionnaire. Ces trois phrases sont rédigées de telle sorte qu'elles imposent un tel flou que le lecteur (que je suis) d'abord associe le tout pour ne faire qu'un : Pasqua - truand - fortune - prohibition - absinthe - ...


Charles Pasqua est né en 1927.
L'absinthe est interdite depuis 1915.

Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette.

!!!
Yes. Que vient foutre l'histoire de l'absinthe dans le parcours de Pasqua ???

Dirait-on de Carlos Ghosn que :
"il dirige la Société Renault qui, après avoir produit des camions pour les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale, commercialise la 4CV."
:?:


J'arrête là.


.
Sounda

9 août 2008 à 11:55

yes, l'absinthe c'est pour l'historique de ricard pas pour pasqua en lui meme, sinon nadjah, j'ai bien pris la peine de relire le texte, qui est du meme auteur du livre sur le 11 septembre ou il demontre que ce sont des avions de l'armée us qui se sont ecrasé sur le pentagone, j'etai intrigué, mais je trouve qu'il manque de preuve pour appuyer sa thérie, se baser sur des photos assez flou, ca me parait trop simple, je rejoindrais plutot la demonstration de mickael moore qui parle de la formation de ben laden par la cia et le fait que tous les services de renseignements etaient au courant des attentats et que l'invasion de l'irak etait programmé...bref pour revenir au texte, les données historiques sont exellentes, je savait que pasqua etait le pere spirituelle de sarko en politique, mais quand tu vois a quel point la toile est tissé entre eux c'est un truc de fou, apres lorsqu'on arrive au chapitre de la CIA qui aurait organisé la montée de sarko a l'ump et presidentiel je suis plus reservé, il me semble qu'il n'avait pas besoin de la cia pour dynamiter l'ump...le reste est un melange de tout ce que l'on sait deja par les journaux...
Une bonne maniere de demontrer, sans le vouloir, qu'on ne sait rien (cf clearstearm) de la politique actuelle de sarko et de ses hommes, ce qui est sur c'est que vu le passif politique et le mepris accordé a l'opinion, il y a de quoi s'en faire....
continue a mettre des articles !
ciao et bonnes vacances
JuVétéran3 773 messages

9 août 2008 à 14:59

@ le révolutionnaire, ta théorie elle est pas mal. Mais en fait elle ne te sert à rien car tu ne sais toujours pas si je suis gentil, connard, gentil connard ou autre encore. Si j'étais un prof de philo je te mettrais une mauvaise note + deux heure de cole pour avoir insinué que je suis gentil.

Plus sérieusement, tu me dit qu'en écoutant des avis qui sont faux et certains qui sont juste, tu vas te faire une idée, en écartant les avis qui sont faux. Donc quel était l'intérêt de prêter attention aux avis qui étaient faux ?

Le problème que j'ai avec ta théorie est qu'elle est fondée sur ce qui est pour moi, un abus de langage.
el révo a écrit :Pour connaitre la vérité sur toi

Il n'y a pas de "vérité sur quelqu'un". Il y a la vérité des faits, pas la vérité des essences. Peut on chercher la vérité sur une fleur ?
En tout cas c'est mon opinion.
JuVétéran3 773 messages

9 août 2008 à 15:44

nadjah a écrit :ah oui ju excuse moi jai oublier un mot mais apparemment tavais bien compris

Oui je comprends très bien, sans les mots que tu oublies d'écrire et avec ceux que tu n'oses écrire.

nadjah a écrit :alors oui sur un forum reggae il y en a tellement qui fume que les gens ont la flemme de lire quelque chose de detailler mais comme ils ont la flemme tout court de lire un truc ou il faut reflechir un tant soi peu

Tu n'es paut être pas dentiste mais pour autant tu n'en es pas moins la championne de l'amalgame. :roll:
En fait tu méprise ceux qui fument et par extension ceux qui fréquentent un forum reggae puisqu'ils fument "tous" selon toi.
Voilà mon avis à propos de la propagande anti cannabis. Tu verras lors de la prochaine émission contre le cannabis qu'il y a toujours un invité, fragile, dans une grande détresse morale voir psychologique qui est là comme étant un exemple de ce qu'inflige le cannabis à un être humain. Cet invité nous explique alors sa longue descente aux enfer accompagnée de multiple cigarette de cannabis. Démonstration est faite que le cannabis plonge tout un chacun dans le dépression la plus profonde.
Heureusement cet invité nous rassure rapidement en nous apprenant qu'il a arrêté de prendre du cannabis depuis longtemps. Alors une question me vient toujours à l'esprit, pourquoi alors qu'il a arrêté la cause de ses problèmes, les conséquences se manifestent toujours voir même ont empirées ?
Je penses que le cannabis agit comme un révélateur et qu'il tend à faire apparaitre les déviances et déséquilibres éventuels de tous sujet étant amené à le consommer. Le sujet se trouve donc "en situation" (les psy ont un terme pour ça). Voilà une chance inouïe de se connaitre mieux et de combattre, si besoin avec l'aide d'un tiers, ses déviances, et autres problèmes d'ordres personnels.
A mon sens ceux qui choisissent d'arrêter le cannabis choisissent de reculer face à leur problèmes. Voilà mon point de vue sur cette fleur qui pousse à l'état naturel.

nadjah a écrit :mais tu es peut etre trop defoncer a la skunk pour comprendre sa
en quoi ce texte est mal ecrit faut que tu mexplique,

Je ne fumes pas de skunk; Pas plus que de cigarette. En fait je ne fume rien. Et si toutefois je consommais du cannabis, ce ne serait pas pour me défoncer mais pour m'élever spirituellement. Ton vocabulaire insidieux tend à me rabaisser. Tu es vil.
Le style de ce texte est lourd les phrases sont mal tournées. Les phrases sont trop longues et comportent trop d'information différentes. Ce style dans sa forme génère de la confusion, ce qui ajoute à la confusion générée par le fond. Je penses que c'est volontaire. En utilisant un style compliqué, on laisse penser qu'on parle de quelque chose de complexe. Donc quand arrivent des phrases simples à comprendre, le lecteur (moi) qui enfin y comprends quelque chose pense détenir une part de vérité.

nadjah a écrit :quand t es irie tu dois avoir la science infuse

Quand je suis Irie, comme le chante très bien Sylford WALKER
I-man feeling I-rie, I-man feeling nice, I-man feel alright
And I no do no one no wrong no
And I no do no one no wrong
Tell you oh no
Brother and sister listen to me

nadjah a écrit :reggae et fumer c pas un cliche mais bien une realite relis les posts des gens qui vont au sundance tu verras

Je ne dis pas que reggae et fumer n'est pas un cliché, c'est malheureusement la fin de l'équation qui me gène, si tu te souviens, j'avais invoqué reggae=fumer=idiot. Ors tu semble adhérer à cette partie de l'équation fumer=idiot et comme dans une équation, tous les termes sont égaux, on peut en déduire si on va dans ce sens que reggae=idiot.
Je me permet d'ajouter que tous ceux qui fument de la drogue molle n'écoutent pas forcément de reggae et inversement, tous ceux qui écoutent du reggae ne fument pas forcément. On peut facilement en déduire que les deux ne sont pas liés. Nous voilà rendu; C'est un petit pas pour l'humanité...
RastamarsAdepte94 messages

14 août 2008 à 14:13

Je trouve curieux la méfiance de certaine personne sur ce forum vis à vis d'infos subversives, alors que ces meme personne repetent parfois betement les infos orientés de TF1 sans se poser de question.

Merci à Nadjah pour cet article, c'est ce que j'attend d'un forum tel que celui la, meme si certains sont largués (cannabis ou pas).

Ju,
J'apprecie ton argumentation... j'aime bien te lire quand t'écris pas comme un connard (gentil ou non).

Revolutionnaire.
J'adore ton pseudo... et l'intelligence de tes reflexions.

Et histoire de participer au débat sur la vérité.
Si cet article est faux, pourquoi l'auteur n'est il pas au tribunal pour diffamation?
Si cet article est vrai, pourquoi n'est il pas diffusé dans la presse classique?

Et vive la presse libre!
IriewilouVétéran1 986 messages

14 août 2008 à 14:25

nadjah a écrit :ah oui ju excuse moi jai oublier un mot mais apparemment tavais bien compris alors oui sur un forum reggae il y en a tellement qui fume que les gens ont la flemme de lire quelque chose de detailler mais comme ils ont la flemme tout court de lire un truc ou il faut reflechir un tant soi peu mais tu es peut etre trop defoncer a la skunk pour comprendre sa
en quoi ce texte est mal ecrit faut que tu mexplique, quand t es irie tu dois avoir la science infuse
reggae et fumer c pas un cliche mais bien une realite relis les posts des gens qui vont au sundance tu verras




mais ca ca me fait halluciner en fait... le bédo ca t empeche de vivre toi?
ca t empeche de lire?
ca t empeche de faire du sport?
ca t empeche de réflechir?

putain mais arretez le cherno :cheesy: ou alors arretez de mettre des barrieres comme ca...

un bon spliff ca n empeche pas de lire des essais philosophiques, economiques, etc etc


apres moi Messian je ne le lis meme plus parceque lui c est pas au bédo qu il tourne et je lui fait pas confiance... il fait de l argent en desinformant les gens... son réseau il fait pitié...

pour des infos autre que Tf1 je suis plutot fan du Canard enchainé.... mais pas l autre mongol :lol:
JuVétéran3 773 messages

14 août 2008 à 19:24

Rastamars a écrit :Je trouve curieux la méfiance de certaine personne sur ce forum vis à vis d'infos subversives, alors que ces meme personne repetent parfois betement les infos orientés de TF1 sans se poser de question.


Au vu des intervenant sur ce sujet, il me semble que tu n'en connaisses aucun personnellement. Comment peut tu donc prétendre savoir ou non si ces intervenant répètent jamais parfois ou souvent les "infos orientées de TF1" ?

Il y a une chose qui me fout les boules, c'est que tu aie émis un jugement positif qui pourrait être pris comme un compliment; Tout ça pour pouvoir me traiter de connard librement par la suite...
Rastamars a écrit :Ju,
J'apprecie ton argumentation... j'aime bien te lire quand t'écris pas comme un connard (gentil ou non).

T'es qu'un suceur. :vomit:
nathyVétéran5 371 messages

14 août 2008 à 20:58

Rastamars a écrit :

Revolutionnaire.
J'adore ton pseudo... et l'intelligence de tes reflexions.

Pull up.

Rastamars a écrit :

Revolutionnaire.
J'adore ton pseudo... et l'intelligence de tes reflexions.

Rewiiiiiinnnnd.
Rastamars a écrit :

Revolutionnaire.
J'adore ton pseudo... et l'intelligence de tes reflexions.

Anthem.
RastamarsAdepte94 messages

15 août 2008 à 11:45

Ju a écrit :
Il y a une chose qui me fout les boules, c'est que tu aie émis un jugement positif qui pourrait être pris comme un compliment; Tout ça pour pouvoir me traiter de connard librement par la suite...


Je plaisantais .... :lol:
Consciousness
RastamarsAdepte94 messages

16 août 2008 à 00:08

Iriewilou a écrit :
un bon spliff ca n empeche pas de lire des essais philosophiques, economiques, etc etc


La dessus Nadjah je suis d'accord avec lui...
Meme si je partage tes sentiment devant celui qui veut un résumé de l'article qu'il trouve trop long ou trop compliqué à lire...

Vous etes en train de vous engueuler pour rien, c'est con.

Repondez à mes questions plutot, ça fera avancer le debat! :wink:
Consciousness
JuVétéran3 773 messages

16 août 2008 à 02:21

Rastamars a écrit :
Ju a écrit :
Il y a une chose qui me fout les boules, c'est que tu aie émis un jugement positif qui pourrait être pris comme un compliment; Tout ça pour pouvoir me traiter de connard librement par la suite...


Je plaisantais .... :lol:


Tu plaisantais sur quoi le compliment ou le "conard" ?
fatty billieVétéran4 482 messages

16 août 2008 à 13:31

Savez vous que "Conard" avec un seul N est une petite pépinière, donc féminin, la Conard et Jones compagny et oui :!: cette ptite entreprise se spécialise dans les rosiers et crée la marque Star.Roses...voilà, c'était afin d'essayer de changer de vibes LoooL
D'ailleurs, ils participent à l'élaboration de l'AARS' (All Américan Roses Selection) qui n'accepte que les rosiers à belles fleurs résistant aux maladies....

Bonne journée ...aujourd'hui moi je m'occuperais des pieds :wink:.

Je vous embrasse
Ludo1Fidèle135 messages
dancehallreggaeNouveau8 messages

11 mars 2009 à 12:59

BIG UP !

nadjah a écrit :Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la prés

Thierry Meyssan Réseau Voltaire Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
Politique Nationale/Internationale
Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française


Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

par Thierry Meyssan



comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [
comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?


Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).