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Aurions raté quelques bonnes affaires?

Ouvert par poulet le 21 novembre 2008 · Dans Discussion générale · 24 messages · 2008 · page 2 sur 2

Ti Fayah

pour le digital il faut pas oublier les pays en haut (finland,suede,danmark) gros consommateurs .

jokoko

Vétéran · 1 204 messages

c'est abusé comment ça leur coute rien d'acheter des skeuds....
Sing "Aux Armes"

howwow

Accro · 799 messages

Chais pas si c'était ironique mais le fait est que pas mal de crew de la haut sont pétés niveau thune et que perso avec mon smic bah voilà quoi (comme dirais joey). :wink:

Et pis franchement 150e ou plus ds une tune qui parle du ghetto ou autre bah ca me fais un peu mal au fion même si elle est rare et "patati patata". Je suis le premier à acheter des "collectors" mais PERSO (et ce n'est que mon avis) ya quand même des limites décentes à se fixer. Faut pas oublier qu'au dela de l'aspect musicale ya quand même un message ds la tune et qu'acheter plus de 100e une tune alors que le gars est peut être encore vivant et dans la merde et qu'il ne touchera rien dessus ou qu'il est mort mais que bon v'la les lyrics franchement ça me fais mal, mais bon.... (Big Up Black Temple qui craque pas niveau taro comme deadly)

ton1

Forcené(e) · 441 messages

zonard a écrit :Mais toutes proportions gardées quand on voit les prix d'échanges dans la soul/funk par exemple.

Dans la musique classique, ça pète encore plus un cable !

sinon pour popsike, effectivement, ça ne tient pas compte des enchères annulées donc quand il y a eu de faux enchérisseurs, ça apparaît quand même et puis, les prix ont un peu baissé depuis 2 ans. Quand 2 personnes veulent absolument un LP, c'est pas rare qu'elle se tire la bourre et que ça finisse bien haut et du coup, les suivants ont tendance à partir un peu cher aussi, puis ça retombe souvent. Début 2006 par exemple, ya eu un rush sur les LP ska type Prince Buster et sur certains Studio One, ça partait à des 300/400£ systématiquement et puis c'est grave retombé vers 50/150 juste après.

Pour les japs, faut voir aussi qu'en un an, le yen a quasi doublé donc ça leur coûte 2 fois moins cher d'acheter au même prix en gbp. Par contre, le niveau de vie n'est pas nécessairement tellement plus élevé (35 et 38000$ de pnb/habitant) alors que la vie est plus chère au Japon qu'en France il me semble (à vérifier).

En Suède, je sais pas trop pour le digital mais en roots, on y trouve assez facilement des originaux à des prix corrects (beaucoup moins cher qu'en France en tout cas) et en quantité plus importante.

Et pour revenir au Little Kirk, le dernier qui est parti sur ebay, il y a 2 semaines environ, a largement dépassé les 100€. Enfin moi je suis pas trop fan de ce LP donc j'ai du mal à comprendre ce taro :) chacun ses goûts...

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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ton1 a écrit :Pour les japs, faut voir aussi qu'en un an, le yen a quasi doublé donc ça leur coûte 2 fois moins cher d'acheter au même prix en gbp. Par contre, le niveau de vie n'est pas nécessairement tellement plus élevé (35 et 38000$ de pnb/habitant) alors que la vie est plus chère au Japon qu'en France il me semble (à vérifier).


Là-bas c'est sans doute comme ici ou ailleurs : quelques-uns sont pétés de tunes et d'autres s'habituent au rang des manants.

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ton1

Forcené(e) · 441 messages

beth'apar a écrit :.

ton1 a écrit :Pour les japs, faut voir aussi qu'en un an, le yen a quasi doublé donc ça leur coûte 2 fois moins cher d'acheter au même prix en gbp. Par contre, le niveau de vie n'est pas nécessairement tellement plus élevé (35 et 38000$ de pnb/habitant) alors que la vie est plus chère au Japon qu'en France il me semble (à vérifier).


Là-bas c'est sans doute comme ici ou ailleurs : quelques-uns sont pétés de tunes et d'autres s'habituent au rang des manants.

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j'ai justement lu un truc cette aprèm qui disait que grosso modo "beaucoup moins qu'en France" et que "il y avait moyen de progresser en salaire dans n'importe quel type de job, y compris chez les OS"

mais oui, ça doit pas non plus être l'égalité parfaite c'est clair...

wuga

Forcené(e) · 371 messages

La spéculation autour des disques, reggae en particulier peut laisser songeur. Il existe des secteurs où ça s'enflamme aussi pas mal, on se demande pourquoi ça monte aussi haut: je voyais l'autre soir Druillet sur l'émission de Taddéï se réjouir de vendre des toiles à 200 000€, accompagné d'un galeriste qui expliquait que la bd est une grosse valeur refuge en ce moment, les prix sont complétement délirant.
Un petit article sur les collectionneurs paru sur du9. Ca va? personne ne se reconnait ici, j'espère :
http://du9.org/Collectionneur-en-Serie-Le
Le Collectionneur en Série
Humeur de Jessie Bi en juillet 1999
Et voici donc la saison suivant le printemps, venue. Celle où la lumière diminuant augmente temporairement son intensité calorique pour compenser. Mais ne nous y trompons pas, l’été c’est bien le début de l’hiver qui s’annonce !

Période fétiche des grandes transhumances, regardons le collectionneur en déplacement lui aussi, toute animalité épanouie. Il ferme bien la porte (à triple tours et détours) de son lieu de résidence principale, où il affiche tous ses principes (en principe), et où ses trésors s’accumulent. Tout système d’alarme aux aguets il part avec un peu de peur au ventre et un regard suspicieux pour les voisins qui partent plus tard [1]... Mais compensation encore, il espère bien aussi, trouver là-bas dans le lieu de villégiature ailleurs loin de chez lui, ces « trésors » rares qu’il est seul à connaître (forcément) et que des autochtones béotiens (forcément) braderons pour une bouchée de pain sur les brocantes. Et celles-ci se multiplient comme par hasard. On y cultive le mythe d’un Van Gogh, Rembrandt ou autre, maculé, trouvé dans un poulailler ou un grenier, vendu des mille et des millions par un heureux « connaisseur » dans une salle de vente New Yorkaise, en smoking comme dans les Feux de l’amour.

Voilà ! Plus de 20, 30, 40 ans qu’il accumule ! Et voir plus car son enfance ne compte pas pour de la margarine. Elle est même souvent à l’origine de cette compulsion (on est si influençable à cet âge). Chaque jour, il forge son boulet lui-même ; et il achète, a acheté et achètera en série les séries de bédé. Le dernier Astérix est une grosse merde évidente à toute lecture, et il l’achète quand même, vous comprenez il a la série. Puis, il y a aussi l’argument spéculatif du placement pour l’avenir : XIII n°1 première édition, sûr que ça va se vendre aussi cher que Tintin au pays des Soviets ! On pourrait lui expliquer que dans les années 30 un album de Tintin n’avait pas forcément le même tirage et que surtout ce genre était le cadet des soucis des institutions conservatrices (bibliothèques, musées, etc ) justement parce que c’était destiné aux cadets. [2] Aujourd’hui, pour la conservation il y a un C.N.B.D.I, il y a une Fanzinothéque, et contre de fortes spéculations il y a des tirages plus importants, les albums sont réimprimés régulièrement quand ils se vendent, et surtout il y a la concurrence médiatique de le télé et de l’internet. Que pèse un album de XIII face à cela ? Si la spéculation est hélas triomphante partout ailleurs, elle n’atteint proportionnellement le neuvième monde qu’avec la valeur d’un bon de réduction sur un paquet de céréales transgéniques !

Et son boulet grossit ! grossit ! Et il ressemble de plus en plus au bousier, cet insecte encarapaçonné poussant sa boule de merde comme un Sisyphe. Mais quelle est donc sa motivation, ami entomologiste, entomologiste mon amour ? La passion ? Ha ! Ha ! Ha ! Mot creux classique en ces temps passionnément normaux, qui offre une échappatoire facile. La collection pour conservation n’est pas une excuse, ni celle pour la spéculation, alors on invoque raisonnablement la passion. Aveugle, bien sûr, mais comme la bande dessinée est un des arts les plus inaccessibles au non-voyant, ceci explique peut-être cela...

Et toujours le collectionneur achète pour acheter, avec l’argument de l’enfance pour étai. Et avec ses séries la bande dessinée industrielle offre un des plus vastes labyrinthes consuméristes où le collectionneur peut se perdre. Ajoutons un petit plus par-ci par-là, une jaquette, un numéroté signé, un poster, une carte machin, un calendrier truc, une figurine de taille tant, un emballage, un tirage limité, une carte postale, une sérigraphie originale et voilà notre collectionneur effrayé à l’idée de ne pas avoir ! Cauchemardant ! Se réveillant en sueur et sans érection matinale ! Ça ne peut pas durer lui dit madame, et ils cherchent ensemble. Quel beau couple uni dans la même passion ! Et puis il y a aussi l’étape du-montrer-ce-que-l’on-a et pas toi (nananèreuu !). Alors bibliothèques, vitrines protectrice contre la poussière de mauvaise augure, et au final arrangement du pavillon ou de l’appart en conséquences. La vie quotidienne entière s’y soumet. Puis son corollaire, la peur de tout se faire chourer, arrive. Vous comprenez cette stratification bédéologique demande du temps à l’échelle humaine. D’où un désir de protection qui entretiendra la compulsion et qu’entretiendra une oreille n’écoutant soudainement que les infos signalant le train en retard, le verre à moitié vide et ces étrangers partout-partout qui n’ont rien qui veulent tout et surtout ses belles bédés si rares et si chères ! La porte se blinde et se referme de plus en plus, jusqu’à ne plus s’ouvrir

Voilà comment on a un pied dans le caveau. Pourtant s’il s’agit d’acheter c’est pour le plaisir de lire. LIRE !!! Et rien d’autre ! Juste une invitation à la lecture et surtout à la possibilité de multiples relectures pour éviter l’excès d’accumulation, voilà ce que vous propose du9. Des propositions de ballades exploratoires dans l’ennéamonde, sans s’y perdre, sans se perdre.