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Reggae et homophobie

Ouvert par Inuk le 5 janvier 2009 · Dans Explicit lyrics · 236 messages · 2009-2010 · page 15 sur 16

digitalda

Nouveau · 12 messages

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Ah me say Shot A Batty Boy!!!!!! Top cat on Fever pitch Riddim.......
Cet tune est juste énorme et c'est à côté de ce genre de choses que tu passes si tu décide de contourner l'homophobie jamaicaine Inuk :)
Je l'ai fait au début , et puis après je me suis bien rendue compte que c'était impossible de passer à côté :)
Sinon beaucoup de gens dans ma famille et dans mes amis sont Homos, il y en a même qui viennent dans les pires danses ou tu peux entendre ce genre de choses, alors
Tolerance is the Key me say!
http://www.myspace.com/digitaldaa


KUFF
Dibidibidi
Cyan
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digitalda

Nouveau · 12 messages

ça c'est juste pour info, ah oui , et pour ceux qui traitent sur ce forum, sans savoir de quoi ils parlent


Jamaïque : Est-ce possible de vivre son homosexualité en Jamaïque ?
11 décembre 2007 (Société)

Janice a été battue parce qu’elle est lesbienne. Assise dans une pièce sans fenêtre d’une maison anyonyme sur les hauteurs de Kingston, la Jamaïcaine de 31 ans montre une cicatrice au-dessus de son œil et affirme ne jamais sortir sans son couteau. Elle l’a déjà utilisé «quelques fois » pour se défendre, dit-elle. Quand elle parle de son quotidien, son regard fâché crie sa douleur. La jeune femme a dû quitter le domicile parental quand elle était adolescente à cause de sa sexualité. « J’avais 14 ans, raconte Janice. Mes sœurs avaient des copains mais moi, je n’en voulais pas. J’ai dit un jour à ma mère que je ‘aurai pas d’enfants car j’étais différente. Elle ne l’a pas accepté ».

A l’époque, Janice se réfugie chez une amie. « Quand j’ai quitté ma famille, ça allait plutôt bien jusqu’au jour où je me suis retrouvée seule dans la rue, ajoute-t-elle. Je suis partie de chez mon amie quand j’avais 17 ans. Là, c’était l’enfer car je ne pouvais pas aller vers les gens et leur dire que j’étais lesbienne. Les Jamaïcains sont totalement contre l’homosexualité».

En Jamaïque, la sodomie est un crime punissable de 10 ans de prison. Les actes sexuels entre deux femmes ne sont en revanche pas mentionnés dans de loi et sont donc légaux. Mais ils ne sont guère plus tolérés par la population. Parallèlement, le taux de criminalité explose dans l’île des Caraïbes. Plus de 1440 personnes y ont été tuées depuis début 2007 et le pays pourrait dépasser son record de 2005, lorsque près de 1700 homicides avaient été recensés.

Dans ce contexte, les actes de violence contre les homosexuels se produisent régulièrement. En 2004, Brian Williamson, un activiste gay de 59 ans, a été brutalement assassiné de 70 coups de couteau. L’auteur du crime, un homme de 25 ans, purge actuellement une peine de prison à vie pour ce meurtre dont le motif reste officiellement le vol. Les amis de M. Williamson sont toutefois convaincus que celui-ci a payé de sa vie pour avoir osé afficher son homosexualité.

Toujours en 2004, un adolescent homosexuel a survécu à un lynchage commandité par son propre père. Le 1er décembre 2005, Lenford Harvey, un gay qui avait créé une association pour lutter contre la propagation du virus du Sida en Jamaïque, a été abattu d’une balle dans la tête. Au mois d’avril de cette année, un travesti a été battu en plein jour par la foule alors qu’il attendait le bus dans le centre de Falmouth, une ville à l’ouest de l’île. Janice raconte une histoire similaire. « Un jour j’ai rencontré une fille que je connaissais à un arrêt de bus. Nous étions en train de discuter lorsque deux hommes se sont approchés et m’ont traité de lesbienne. Ils amaient bien la fille et m’on battu pour avoir parlé avec elle ».

L’apparence de Janice trahit son orientation sexuelle. La jeune femme a un air de garçon manqué qu’elle souligne par des cheveux coupés très courts, un ample t-shirt blanc, des jeans droits mais légèrement baggy, une paire de Reebok blanches et une grosse croix en argent qu’elle porte autour du cou. « Pour survivre en Jamaïque lorsque vous êtes gay, vous devez connaître le but de votre vie et ce à quoi vous tendez, dit-elle de sa voix rauque. J’espère qu’un jour, je n’aurai plus à cacher ma sexualité et que je pourrai être qui je suis. Mais je dois me battre pour obtenir ce droit. Le combat est difficile. Ici en Jamaïque, quand vous êtes gay, vous n’avez aucun droit ».

Garymary, 26 ans, est gay. Employé du ministère de la santé, ce jeune homme élancé travaille avec les défavorisés pour combattre le virus du Sida. Il explique ne pas vouloir cacher son orientation sexuelle mais n’en parle ouvertement que dans les milieux homosexuels. « Etre gay en Jamaïque est un risque, dit-il. Des hommes me traitent de « Battyman » (n.d.l.r. : mot péjoratif pour qualifier les homosexuels en Jamaïque). Je suis différent et parle différemment. Je marche avec un certain balancement. Ils me regardent comme si j’étais bizarre. Mais j’essaie de ne pas penser à ce qu’ils pensent. Je veux être moi-même ».

La condition des homosexuels jamaïcains ne devrait guère évoluer dans un futur proche. En octobre dernier, Andrew Holness, le minsitre jamaïcain de l’Education, a vigoureusement réagi à la mention dans un livre scolaire des unions du même sexe. « Le ministère de l’Education ne soutient en aucun cas l’enseignement des relations homosexuelles comme une définition de la famille, a-t-il déclaré au Jamaican Observer. Nous ne l’enseignons pas et ne le recommnendons pas ».

En juillet dernier, Bruce Golding, ancien leader de l’opposition récemment élu Premier minsitre du pays, avait abordé la question de l’homosexualité alors qu’il était en campagne électorale. « Nous ne croyons que l’Etat devrait aller voir ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens parce que si vous le faites pour faire respecter des lois sur la sexualité, vous le faites pour d’autres choses, a t-il déclaré dans une interview accordée au Sunday Observer. Mais nous n’accepterons pas officiellement ce genre d’activité (homosexuelle) ».

Dans la petite pièce sans fenêtres des hauts de Kingston, Janice dit rêver de pouvoir marcher un jour librement dans la rue et affirmer sa sexualité : « Chacun d’entre nous a le droit de vivre sa vie comme il l’entend, déclare-t-elle avec son regard triste. Vous devez pouvoir vivre ce que vous ressentez. Nous n’avons pas choisi d’être gays. Nous sommes nés comme ça. » Elle glisse avec pudeur vouloir devenir styliste et mannequin gay : « Si je le pouvais, je dessinerais des habits d’homme et les porterais».

Source : Reportage écrit par Jean-Cosme Delaloye pour Radio Suisse Romande la Première

À lire aussi :
- Est-ce possible de vivre son homosexualité en Chine ?
- L'homophobie dans les pays du monde
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Jamaïque : Est-ce possible de vivre son homosexualité en Jamaïque ?
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Janice a été battue parce qu’elle est lesbienne. Assise dans une pièce sans fenêtre d’une maison anyonyme sur les hauteurs de Kingston, la Jamaïcaine de 31 ans montre une cicatrice au-dessus de son œil et affirme ne jamais sortir sans son couteau. Elle l’a déjà utilisé «quelques fois » pour se défendre, dit-elle. Quand elle parle de son quotidien, son regard fâché crie sa douleur. La jeune femme a dû quitter le domicile parental quand elle était adolescente à cause de sa sexualité. « J’avais 14 ans, raconte Janice. Mes sœurs avaient des copains mais moi, je n’en voulais pas. J’ai dit un jour à ma mère que je ‘aurai pas d’enfants car j’étais différente. Elle ne l’a pas accepté ».

A l’époque, Janice se réfugie chez une amie. « Quand j’ai quitté ma famille, ça allait plutôt bien jusqu’au jour où je me suis retrouvée seule dans la rue, ajoute-t-elle. Je suis partie de chez mon amie quand j’avais 17 ans. Là, c’était l’enfer car je ne pouvais pas aller vers les gens et leur dire que j’étais lesbienne. Les Jamaïcains sont totalement contre l’homosexualité».

En Jamaïque, la sodomie est un crime punissable de 10 ans de prison. Les actes sexuels entre deux femmes ne sont en revanche pas mentionnés dans de loi et sont donc légaux. Mais ils ne sont guère plus tolérés par la population. Parallèlement, le taux de criminalité explose dans l’île des Caraïbes. Plus de 1440 personnes y ont été tuées depuis début 2007 et le pays pourrait dépasser son record de 2005, lorsque près de 1700 homicides avaient été recensés.

Dans ce contexte, les actes de violence contre les homosexuels se produisent régulièrement. En 2004, Brian Williamson, un activiste gay de 59 ans, a été brutalement assassiné de 70 coups de couteau. L’auteur du crime, un homme de 25 ans, purge actuellement une peine de prison à vie pour ce meurtre dont le motif reste officiellement le vol. Les amis de M. Williamson sont toutefois convaincus que celui-ci a payé de sa vie pour avoir osé afficher son homosexualité.

Toujours en 2004, un adolescent homosexuel a survécu à un lynchage commandité par son propre père. Le 1er décembre 2005, Lenford Harvey, un gay qui avait créé une association pour lutter contre la propagation du virus du Sida en Jamaïque, a été abattu d’une balle dans la tête. Au mois d’avril de cette année, un travesti a été battu en plein jour par la foule alors qu’il attendait le bus dans le centre de Falmouth, une ville à l’ouest de l’île. Janice raconte une histoire similaire. « Un jour j’ai rencontré une fille que je connaissais à un arrêt de bus. Nous étions en train de discuter lorsque deux hommes se sont approchés et m’ont traité de lesbienne. Ils amaient bien la fille et m’on battu pour avoir parlé avec elle ».

L’apparence de Janice trahit son orientation sexuelle. La jeune femme a un air de garçon manqué qu’elle souligne par des cheveux coupés très courts, un ample t-shirt blanc, des jeans droits mais légèrement baggy, une paire de Reebok blanches et une grosse croix en argent qu’elle porte autour du cou. « Pour survivre en Jamaïque lorsque vous êtes gay, vous devez connaître le but de votre vie et ce à quoi vous tendez, dit-elle de sa voix rauque. J’espère qu’un jour, je n’aurai plus à cacher ma sexualité et que je pourrai être qui je suis. Mais je dois me battre pour obtenir ce droit. Le combat est difficile. Ici en Jamaïque, quand vous êtes gay, vous n’avez aucun droit ».

Garymary, 26 ans, est gay. Employé du ministère de la santé, ce jeune homme élancé travaille avec les défavorisés pour combattre le virus du Sida. Il explique ne pas vouloir cacher son orientation sexuelle mais n’en parle ouvertement que dans les milieux homosexuels. « Etre gay en Jamaïque est un risque, dit-il. Des hommes me traitent de « Battyman » (n.d.l.r. : mot péjoratif pour qualifier les homosexuels en Jamaïque). Je suis différent et parle différemment. Je marche avec un certain balancement. Ils me regardent comme si j’étais bizarre. Mais j’essaie de ne pas penser à ce qu’ils pensent. Je veux être moi-même ».

La condition des homosexuels jamaïcains ne devrait guère évoluer dans un futur proche. En octobre dernier, Andrew Holness, le minsitre jamaïcain de l’Education, a vigoureusement réagi à la mention dans un livre scolaire des unions du même sexe. « Le ministère de l’Education ne soutient en aucun cas l’enseignement des relations homosexuelles comme une définition de la famille, a-t-il déclaré au Jamaican Observer. Nous ne l’enseignons pas et ne le recommnendons pas ».

En juillet dernier, Bruce Golding, ancien leader de l’opposition récemment élu Premier minsitre du pays, avait abordé la question de l’homosexualité alors qu’il était en campagne électorale. « Nous ne croyons que l’Etat devrait aller voir ce qui se passe dans la chambre à coucher des gens parce que si vous le faites pour faire respecter des lois sur la sexualité, vous le faites pour d’autres choses, a t-il déclaré dans une interview accordée au Sunday Observer. Mais nous n’accepterons pas officiellement ce genre d’activité (homosexuelle) ».

Dans la petite pièce sans fenêtres des hauts de Kingston, Janice dit rêver de pouvoir marcher un jour librement dans la rue et affirmer sa sexualité : « Chacun d’entre nous a le droit de vivre sa vie comme il l’entend, déclare-t-elle avec son regard triste. Vous devez pouvoir vivre ce que vous ressentez. Nous n’avons pas choisi d’être gays. Nous sommes nés comme ça. » Elle glisse avec pudeur vouloir devenir styliste et mannequin gay : « Si je le pouvais, je dessinerais des habits d’homme et les porterais».

Source : Reportage écrit par Jean-Cosme Delaloye pour Radio Suisse Romande la Première
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KUFF
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jahman73

Junior · 47 messages

Dur dur.

On connait toutes ces orientations "anti battiman", mais franchement ça me troue.

Il n'empêche que je pense que les mentalités changent en Jamaïque. Les chanteurs chantent de moins en moins ce coté homophobe. (il en va de même pour le "rejet" pour les blancs).

Je pense que dans un futur moyen (ni proche ni lointain) les gays seront respectés. (ceci dit je suis hétéro ^^).
M'enfin mieux tard que jamais...

ninjah

Vétéran · 1 143 messages

Il n'empêche que je pense que les mentalités changent en Jamaïque. Les chanteurs chantent de moins en moins ce coté homophobe.


je pense plutot que les gars pensent a sortir de jamaique et faire de la maille mais que c'est plus facile quand t'as pas un lobby gay sur ton dos ...
c'est mon coté utopiste !! :lol: :wink:
le reggae c'etait mieux avant !!!

jahman73

Junior · 47 messages

Ouais c'est vrai en ce moment les gays se cassent et on les comprend. Mais je veux dire que ça commence a revenir sur la bonne voie

nathy

Vétéran · 5 371 messages

En ce moment c'est pas plus pas moins homophobe qu'avant,je ne sais pas ou vous avez vu ça!

digitalda

Nouveau · 12 messages

c'est clair Nathy, aucune évolution pour ce que j'ai entendu, de toutes les productions qui sont sorties dernièrement, suffis d'écouter le dernier album de Kartel pour exemple....
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tentor

Fidèle · 252 messages

lol tu m etonne qu il y en a en sound

je suis aller voir paname sound ou shadow killa a alternat y a pas longtemps ,et la 2 lesbiennes renoi avec leurs casquettes et lock de 1cm qui essayent de chauffer une meuf


j aurait été une meuf ...

cercueil

Fidèle · 233 messages

Hello,

HIP HOP Homophobes origin & Attitudes towards Gays & Lesbiansastas in Hip Hop Cultures; As perpetuated by rappers, Thugs, athletes, reggae & religionnist; essay on the 3000 year old polemic againsthomosexuality; a religious Hoax !

By Khalil Amani , S.A.

A Hip Hopper's Spritual Primer for overcoming Homophobia

Bonne lecture !
Si t'aimes pas offre le à tes ennemis si tu aimes à tes amis !