Bonjour,
> >
> > Premièrement je remercie tous et toutes qui se sont interessés à cette
> > interception de la police vendredi où Clément XXX, Sébastien XXX
> > et moi, en compagnie d'une vingtaine d'autres universitaires (en
> > majorité étudiants) ont eu droit à un contrôle (et vérification) d'identité. En
> > particulier j'apprecie la motion du conseil votée en urgence.
> >
> > Ma version des évenéments:
> >
> > Nous nous sommes retrouvés à Castellane vers 10:30 vendredi 27 mars
> > (rendez-vous fait via email implique que nous étions attendus ? )
> > et on n'était vraiment pas nombreux! On a pris le côté droite du Prado
> > pour aller vers le Parc Chanot où M Fillon devait aller faire son
> > discours.
> > Il n'est pas vain de signaler qu'il n'y avait aucune banière, pancarte
> > ou enseigne, sauf peut-etre deux tuyaux PVC, permettant de reconnaître
> > l'intention d'aller manifester. Après deux cent métres, des CRS sont
> > apparus et le groupe est mis à côté entouré par les CRS (pas de CNRS
> > en vue).
> > Les gens qui faisaient leur marché s'arretaient pour nous regarder. Les
> > policiers en civils ont procédé à controler nos identités, tout en
> > refusant de donner une raison pour cela (sauf "control aléatoire", "on
> > vous dira", "non je n'ai pas l'obligation de vous dire pourquoi ni de
> > m'identifier"...). Nous avons tous cooperés et nous avons donné les
> > documents demandés --- aucun refus, aucune insulte. Après cela,
> > ils nous ont mis par groupes de 5 dans des camionettes et nous ont
> > amenés à La Major. (Dans mon cas les 5 personnes dans la camionette,
> > enfermées dans des cages individuelles--- ne se connaissaient pas:
> > il y avait un etudiant de Luminy, un de St Jerome, une de St Charles
> > et un autre de St Charles je crois). L'une après l'autre les camionettes
> > arrivaient. On a attendu tous ensemble dans le halle devant les
> > bureaux de la police judiciaire.
> > Après, on était mis en groupes de 2 ou 3 avec un membre de la police
> > judiciaire.
> > Dans mon cas ce PJ a etabli un PV pour chacun de nous trois après une
> > re-vérification d'identité. Il m'a donné l'impression d'etre plutôt embeté par
> > l'histoire, et on a très vite compris qu'il s'agissait de suivre les ordres de nous
> > garder jusqu'à 13:00 : M Fillon pourrait ainsi partir sans la gêne de voir des
> > banderoles ou
> > d'entendre des voix de désaccord.
> >
> > Les policiers n'ont pas essayé de nous faire peur ni de nous empêcher
> > de parler avec familles et amis avec les téléphones portables. Peut
> > être le fait d'être embarqués devait nous impressioner, mais les policiers
> > ont tous été corrects avec nous. Nous n'étions qu'une vingtaine, et je
> > crois (je crains) que ca aurait était différent en plus grand nombre.
> >
> > On est donc tous dehors vers 13:00.
> >
> > Conclusion: Qui se sent menacé et par qui?
> > Est-ce que les RG surveillent nos emails? (bonjour messieurs RG)
> > Qu'est ce qui se passera quand il y a plus de monde qui veut dire
> > bonjour à un ministre?
> > Et si les gens concernés sont un peu moins cooperatives?
> > Les gens du marché étaient assez surpris et plusieurs se sont mis à
> > engueuler les policiers, et ils étaient assez choqués par ce qu'ils
> > voyaient.
> > Même s'il n'y avait aucune violence, ils disaient bien que
> > c'était scandaleux d'empêcher les gens de marcher dans la rue ou
> > d'aller manifester.
> >
> > Voià, je vous remercie pour votre solidarite. C'est quand meme rassurant pour
> > tout le monde (pour Steve Jaeger, par exemple) de savoir que la communauté
> > universitaire et l'UFR n'abondonnent pas les siens. Heureusement notre
> > cas n'était pas si grave...
Bomboklaats
> >
> > Premièrement je remercie tous et toutes qui se sont interessés à cette
> > interception de la police vendredi où Clément XXX, Sébastien XXX
> > et moi, en compagnie d'une vingtaine d'autres universitaires (en
> > majorité étudiants) ont eu droit à un contrôle (et vérification) d'identité. En
> > particulier j'apprecie la motion du conseil votée en urgence.
> >
> > Ma version des évenéments:
> >
> > Nous nous sommes retrouvés à Castellane vers 10:30 vendredi 27 mars
> > (rendez-vous fait via email implique que nous étions attendus ? )
> > et on n'était vraiment pas nombreux! On a pris le côté droite du Prado
> > pour aller vers le Parc Chanot où M Fillon devait aller faire son
> > discours.
> > Il n'est pas vain de signaler qu'il n'y avait aucune banière, pancarte
> > ou enseigne, sauf peut-etre deux tuyaux PVC, permettant de reconnaître
> > l'intention d'aller manifester. Après deux cent métres, des CRS sont
> > apparus et le groupe est mis à côté entouré par les CRS (pas de CNRS
> > en vue).
> > Les gens qui faisaient leur marché s'arretaient pour nous regarder. Les
> > policiers en civils ont procédé à controler nos identités, tout en
> > refusant de donner une raison pour cela (sauf "control aléatoire", "on
> > vous dira", "non je n'ai pas l'obligation de vous dire pourquoi ni de
> > m'identifier"...). Nous avons tous cooperés et nous avons donné les
> > documents demandés --- aucun refus, aucune insulte. Après cela,
> > ils nous ont mis par groupes de 5 dans des camionettes et nous ont
> > amenés à La Major. (Dans mon cas les 5 personnes dans la camionette,
> > enfermées dans des cages individuelles--- ne se connaissaient pas:
> > il y avait un etudiant de Luminy, un de St Jerome, une de St Charles
> > et un autre de St Charles je crois). L'une après l'autre les camionettes
> > arrivaient. On a attendu tous ensemble dans le halle devant les
> > bureaux de la police judiciaire.
> > Après, on était mis en groupes de 2 ou 3 avec un membre de la police
> > judiciaire.
> > Dans mon cas ce PJ a etabli un PV pour chacun de nous trois après une
> > re-vérification d'identité. Il m'a donné l'impression d'etre plutôt embeté par
> > l'histoire, et on a très vite compris qu'il s'agissait de suivre les ordres de nous
> > garder jusqu'à 13:00 : M Fillon pourrait ainsi partir sans la gêne de voir des
> > banderoles ou
> > d'entendre des voix de désaccord.
> >
> > Les policiers n'ont pas essayé de nous faire peur ni de nous empêcher
> > de parler avec familles et amis avec les téléphones portables. Peut
> > être le fait d'être embarqués devait nous impressioner, mais les policiers
> > ont tous été corrects avec nous. Nous n'étions qu'une vingtaine, et je
> > crois (je crains) que ca aurait était différent en plus grand nombre.
> >
> > On est donc tous dehors vers 13:00.
> >
> > Conclusion: Qui se sent menacé et par qui?
> > Est-ce que les RG surveillent nos emails? (bonjour messieurs RG)
> > Qu'est ce qui se passera quand il y a plus de monde qui veut dire
> > bonjour à un ministre?
> > Et si les gens concernés sont un peu moins cooperatives?
> > Les gens du marché étaient assez surpris et plusieurs se sont mis à
> > engueuler les policiers, et ils étaient assez choqués par ce qu'ils
> > voyaient.
> > Même s'il n'y avait aucune violence, ils disaient bien que
> > c'était scandaleux d'empêcher les gens de marcher dans la rue ou
> > d'aller manifester.
> >
> > Voià, je vous remercie pour votre solidarite. C'est quand meme rassurant pour
> > tout le monde (pour Steve Jaeger, par exemple) de savoir que la communauté
> > universitaire et l'UFR n'abondonnent pas les siens. Heureusement notre
> > cas n'était pas si grave...
Bomboklaats
http://www.myspace.com/massiselecta


