2 avril 2010 à 09:02
Il y a ce commentaire qui traine sur le web
Ca semble assez bien refleté la reality :
ELEPHANT MAN (+ Dj Mike One, fait non précisé lors de la vente des billets bien malheureusement) - 30 Mars 2010 @ Cabaret Sauvage
Le nom du tourneur avait fait peur à certains, parce qu'inconnu au bataillon.
En creusant un peu, on découvre que c'est en fait un organisateur de soirées discothèques à thématique "tropicale", et là on comprend mieux.
Qu'à cela ne tienne, donnons-leur une chance et rendons-nous à ce concert, depuis le temps qu'on attendait Elephant Man dans une salle parisienne !
Quelle ne fut pas notre erreur...
Aux alentours de 20 heures,nous pénétrons le plus tranquillement du monde dans un Cabaret Sauvage qui peinera à se remplir, faute de promotion correcte et suffisante.
Nous n'avons pas eu vent de la première partie, et on craint le pire quand on aperçoit l'auto-proclamé "Plus grand Dj de Paris" roder autour de la scène.
Bien vu, c'est effectivement Dj Mike One qui prend le contrôle des platines vers 20h45.
Débute alors plus d'1heure30 de cauchemar, avec un public tout acquis à la cause de son Dj préféré.
C'est ainsi que le Cabaret Sauvage va se transformer en annexe de la boîte le 'Space Tropical', même Dj, même playlist, même public.
Mike One débute par une session hip-hop qui déchaîne les passions dans le public (oui oui...),
enchaîne avec sa session dancehall qui n'a pas changé d'un iota depuis l'année 2003 (Sizzla-to the point, Sizzla-talk all you want etc... ),
introduit quelques sons plus récents déjà ressassés un million de fois (Ramping Shop, Virginity), avant de nous gratifier (dans un effort de cohérence avec la soirée sûrement) de quelques cuts du Baddaz riddim, le tout relativement mal mixé.
La situation empire quand l'homme met un son complètement hors catégorie (Mulher Melancia - Velocidade) et propose un concours de danse auquel 5 jeunes femmes vont participer.
Nous sommes donc ainsi véritablement torturés, contraints d'écouter le son 6 ou 7 fois de suite et d'assister contre notre gré à un ridicule concours.
Le Dj continue encore avec un remix très douteux de Movado, des dubplates inintéressantes comme I am Blessed de Mr Vegas qui devient 'Mike one is the best', et une session Ragga .
Le tout aurait peut-être été plus supportable si le Dj se taisait un peu au lieu de raconter tout et n'importe quoi en guise d'animation pour sa sélection sans queue ni tête.
A 22h30, la venue d'Elephant Man est imminente, et c'est la "grosse surprise" (?) Ninja Kid qui débarque sur scène pour un cut sur le Punanny Riddim sans grand intérêt.
Ce dernier assurera les backs d'Ele pendant le show.
The Energy God arrive enfin, et nous offre une heure de show...case.
La prestation de l'artiste n'entre en aucun cas dans le cadre d'un concert et c'est tout simplement honteux d'annoncer ceci comme tel.
Elephant man chantera certes bon nombre de ces tubes de toute époque (en vrac: Inna Dirt Bed, All Out, Pon Di River, Haters Wanna War, Willie Bounce, Signal di Place, The Bombing, Nuh Linga, Sweep, Gully Creepa, Reprezent, Show dem your Swagga etc...), mais le trois-quart des sons passera à la trappe au bout de 20 secondes.
Chanter les deux premières rimes d'une chanson et passer à la suivante n'est pas spécialement le but d'un concert.
The Energy God était bien là, en ce mardi soir, au Cabaret sauvage (et c'est déjà un effort de sa part), souriant, bien habillé, mais ce n'est pas suffisant.
Peut-on lui en vouloir? Peut-être pas.
Sa dernière visite parisienne relève du même organisateur: Ele avait fait un show dans cette fameuse boîte le Space Tropical.
Ce soir, nous avons simplement assisté à un vulgaire remake (plus cher d'ailleurs).
Avec tout le respect dû aux organisateurs, qui font leur travail de fort belle manière et savent satisfaire LEUR public, nous n'en doutons pas, il n'est pas correct d'annoncer un concert de Elephant Man et d'imposer en fait 1h30 d'un Dj que tout le monde ne vénère pas suivi d'un petit show case de mauvaise qualité.