Forcené(e) · 333 messages
état d'urgence à Kingston
Ouvert par Zitoon le 24 mai 2010 · Dans Discussion générale · 30 messages · 2010 · page 2 sur 2
Vétéran · 11 430 messages
Vétéran · 9 091 messages
Vétéran · 11 430 messages
.
Oulla!
Loin de moi l'intention de comparer quoi que ce soit de notre conversation au nazisme ou à machin. Si c'est le sous-entendu de Roox'.
Lorsque j'ai fait ma propre recherche sur wiki je n'ai même pas tenté cette entrée tellement je la pensais éloignée.
M'enfin, c'est pas grave.
Merci ch'ti Poulet.
.
Oulla!
Loin de moi l'intention de comparer quoi que ce soit de notre conversation au nazisme ou à machin. Si c'est le sous-entendu de Roox'.
Lorsque j'ai fait ma propre recherche sur wiki je n'ai même pas tenté cette entrée tellement je la pensais éloignée.
M'enfin, c'est pas grave.
Merci ch'ti Poulet.
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Forcené(e) · 333 messages
Fidèle · 218 messages
bon sinon... ca va vous ?
petit faits, certes connu, mais quand meme bon à rappeler, dans le le west indies-figaro: "comme tous les gangs jamaïquains, il avait été créé par un parti politique, en l'occurrence celui du Travail, pour contrôler les élections et assurer des tâches de service d'ordre"
http://www.lefigaro.fr/international/20 … t-trop.php
Sa fortune provient officiellement de quelques entreprises légales, dans la musique ou la construction. Dudus n'affiche pas sa richesse. Très peu de photos de lui circulent. C'est à se demander pourquoi la justice américaine le recherche. L'explication se trouve dans l'acte d'accusation du tribunal du district Sud de New York contre «Michael Christopher Coke, alias Paul Christopher Scott, alias Presi, alias General, alias President, alias Dudus, alias Shortman», ce dernier pseudonyme étant lié à la petite taille de l'intéressé.
La liste des actes reprochés à Dudus s'étale sur sept pages, et commence en 1994. À partir de 2007, la justice s'appuie sur de nombreuses écoutes téléphoniques. Elles décrivent un acteur majeur de l'importation et de la distribution de toutes les formes de drogue aux États-Unis. L'accusation numéro 2 concerne «une tonne et plus» de marijuana. Le gang de Coke, la «bande de la douche» allusion à sa façon d'arroser des ennemis de balles, est aussi impliqué dans la distribution de «toutes les formes de narcotiques» ainsi que dans le trafic d'armes, achetées par les membres du gang aux États-Unis pour équiper leurs collègues de la Jamaïque. Comment le parrain assoit-il son autorité ? «Grâce à son pouvoir et à son influence au niveau international, Coke peut fournir une protection aux membres de l'organisation impliqués dans le trafic de drogue aux États-Unis et dans d'autres pays», dit l'acte d'accusation.
L'allusion est éclairée par les récentes révélations de la presse américaine. «Le New York Times», citant des documents du ministère de la Justice de Washington, affirme que le gouvernement jamaïquain a engagé un cabinet d'avocats américains, qui ont «discuté de questions politiques et économiques» avec «des officiels de haut niveau de la Maison-Blanche et du département d'État». Le cabinet a annulé son contrat dès l'éclatement de la polémique sur l'extradition de Dudus. L'opposition jamaïquaine accuse le premier ministre, Bruce Golding, d'avoir engagé cette équipe d'avocats pour éviter le transfert du parrain à New York. Pas forcément par altruisme. Le «Don» de Tivoli Gardens est désormais un homme qui en sait trop. Comme son père, Lester Coke, disparu dans des conditions qui doivent faire réfléchir son fils. Coke père est mort en 1992 dans le mystérieux incendie de sa cellule jamaïquaine. Il attendait d'être extradé vers les États-Unis…
Un empire de la drogue
Derrière le cercueil de Lester Coke marchait un autre premier ministre, Edward Seaga, leader du Parti du travail, tout comme Bruce Golding. Le père de Dudus fut l'artisan de la transformation du «gang de la douche» en empire de la drogue. Comme tous les gangs jamaïquains, il avait été créé par un parti politique, en l'occurrence celui du Travail, pour contrôler les élections et assurer des tâches de service d'ordre. Grâce aux émigrés, Lester bascula dans la drogue aux États-Unis et au Canada, éliminant ou soumettant ses concurrents. La police américaine tenait le gang pour responsable de plus de 1 000 morts sur le territoire des États-Unis.
«Ce sont des gens très sophistiqués», confiait à l'époque un enquêteur canadien au quotidien «The Toronto Star». «Ils ne ressemblent pas aux voyous classiques. Vous ne les verrez pas porter des bandanas.» Dudus, avait retenu la leçon paternelle. Il habite une belle maison coloniale dans un quartier chic et se montre peu en public. Sans renoncer à la violence. Deux de ses frères et une sœur ont été assassinés. Mais aujourd'hui, le «Don» est plus en danger que jamais. Cédant aux pressions américaines, le premier ministre a signé son acte d'extradition. Dudus a déclenché la guerre pour se protéger. Il semble l'avoir perdue, et il ne lui reste plus beaucoup de cartes.
petit faits, certes connu, mais quand meme bon à rappeler, dans le le west indies-figaro: "comme tous les gangs jamaïquains, il avait été créé par un parti politique, en l'occurrence celui du Travail, pour contrôler les élections et assurer des tâches de service d'ordre"
http://www.lefigaro.fr/international/20 … t-trop.php
Sa fortune provient officiellement de quelques entreprises légales, dans la musique ou la construction. Dudus n'affiche pas sa richesse. Très peu de photos de lui circulent. C'est à se demander pourquoi la justice américaine le recherche. L'explication se trouve dans l'acte d'accusation du tribunal du district Sud de New York contre «Michael Christopher Coke, alias Paul Christopher Scott, alias Presi, alias General, alias President, alias Dudus, alias Shortman», ce dernier pseudonyme étant lié à la petite taille de l'intéressé.
La liste des actes reprochés à Dudus s'étale sur sept pages, et commence en 1994. À partir de 2007, la justice s'appuie sur de nombreuses écoutes téléphoniques. Elles décrivent un acteur majeur de l'importation et de la distribution de toutes les formes de drogue aux États-Unis. L'accusation numéro 2 concerne «une tonne et plus» de marijuana. Le gang de Coke, la «bande de la douche» allusion à sa façon d'arroser des ennemis de balles, est aussi impliqué dans la distribution de «toutes les formes de narcotiques» ainsi que dans le trafic d'armes, achetées par les membres du gang aux États-Unis pour équiper leurs collègues de la Jamaïque. Comment le parrain assoit-il son autorité ? «Grâce à son pouvoir et à son influence au niveau international, Coke peut fournir une protection aux membres de l'organisation impliqués dans le trafic de drogue aux États-Unis et dans d'autres pays», dit l'acte d'accusation.
L'allusion est éclairée par les récentes révélations de la presse américaine. «Le New York Times», citant des documents du ministère de la Justice de Washington, affirme que le gouvernement jamaïquain a engagé un cabinet d'avocats américains, qui ont «discuté de questions politiques et économiques» avec «des officiels de haut niveau de la Maison-Blanche et du département d'État». Le cabinet a annulé son contrat dès l'éclatement de la polémique sur l'extradition de Dudus. L'opposition jamaïquaine accuse le premier ministre, Bruce Golding, d'avoir engagé cette équipe d'avocats pour éviter le transfert du parrain à New York. Pas forcément par altruisme. Le «Don» de Tivoli Gardens est désormais un homme qui en sait trop. Comme son père, Lester Coke, disparu dans des conditions qui doivent faire réfléchir son fils. Coke père est mort en 1992 dans le mystérieux incendie de sa cellule jamaïquaine. Il attendait d'être extradé vers les États-Unis…
Un empire de la drogue
Derrière le cercueil de Lester Coke marchait un autre premier ministre, Edward Seaga, leader du Parti du travail, tout comme Bruce Golding. Le père de Dudus fut l'artisan de la transformation du «gang de la douche» en empire de la drogue. Comme tous les gangs jamaïquains, il avait été créé par un parti politique, en l'occurrence celui du Travail, pour contrôler les élections et assurer des tâches de service d'ordre. Grâce aux émigrés, Lester bascula dans la drogue aux États-Unis et au Canada, éliminant ou soumettant ses concurrents. La police américaine tenait le gang pour responsable de plus de 1 000 morts sur le territoire des États-Unis.
«Ce sont des gens très sophistiqués», confiait à l'époque un enquêteur canadien au quotidien «The Toronto Star». «Ils ne ressemblent pas aux voyous classiques. Vous ne les verrez pas porter des bandanas.» Dudus, avait retenu la leçon paternelle. Il habite une belle maison coloniale dans un quartier chic et se montre peu en public. Sans renoncer à la violence. Deux de ses frères et une sœur ont été assassinés. Mais aujourd'hui, le «Don» est plus en danger que jamais. Cédant aux pressions américaines, le premier ministre a signé son acte d'extradition. Dudus a déclenché la guerre pour se protéger. Il semble l'avoir perdue, et il ne lui reste plus beaucoup de cartes.
l'avenir appartient à ceux qui rêvent trop...
Fidèle · 163 messages
Fidèle · 121 messages
Fidèle · 121 messages
inicollect a écrit :ilest dit qu'il a des sous dans le business de la musique, quelqu'un sait ou exactement?
George Phang, proche de dudus s'est fait arrêter avant hier.
Sinon, voici un article du monde diplo signé romain cruse qui va sortir un bouquin intéressant prochainement (voir fin de l'article):
lundi 31 mai 2010
En Jamaïque, les « ghettos » vont-ils choisir les « Dons » contre l’Etat ?
Après une longue montée en pression liée à la demande d’extradition déposée par les Etats-Unis à l’encontre de celui que M. Peter Philips, l’ancien ministre jamaïcain de la sécurité nationale, qualifie d’« homme le plus puissant de Jamaïque (1) », le « Don » (2) Christopher « Dudus » Coke, la capitale du pays (Kingston) est depuis lundi 24 mai 2010 en proie au feu et aux armes.
Dans les heures qui suivirent les déclarations du premier ministre, M. Bruce Golding, annonçant à la population que, finalement, la police irait bien « chercher » « Dudus », des barricades furent dressées sur les grands axes et à l’entrée des ghettos de Kingston. Six stations de police ont été attaquées, pillées ou incendiées, cependant que la communauté de Tivoli Gardens, le bastion de « Dudus », se retranchait derrière d’imposants barrages tenus par des gunmen (3) lourdement armés. L’hôpital public fut lui-même attaqué après qu’un groupe d’hommes en armes accompagnant des blessés s’en soient vu refuser l’accès. Panique générale, neutralisation temporaire des forces de police, mise en veille de l’ordre parallèle des « Dons », règlements de compte en pagaille : M. Golding a préféré décréter l’Etat d’urgence et annoncer une nouvelle loi anti-gang. Il y a toutefois une certaine ironie à l’entendre promettre que ces mesures serviront à « rétablir l’ordre dans le pays » et que « les criminels et les responsables de cette violence seront arrêtés… (4) »
Historiquement, le rôle du gang de Tivoli – le « Shower posse » – est d’assurer au Jamaica Labor Party (conservateur, JLP) un vote favorable des habitants du « quartier », la garnison : à Tivoli, on vote JLP à plus de 99 % depuis 1967. Avant Christopher Coke, c’était son père adoptif, Leister « Jim Brown » Coke, que le premier ministre de l’époque, M. Edward Seaga, avait chargé d’assurer le contrôle politique de Tivoli Gardens. Il mourut dans un mystérieux incendie, en prison, à la veille de son extradition vers les Etats-Unis...
En échange de son soutien au JLP, le « Shower posse » se voit offrir des emplois à redistribuer dans la communauté, des armes, et une protection devant la justice jamaïcaine. Rapidement le groupe s’est tourné vers le trafic de drogues tout en développant, grâce aux visas qu’il obtient facilement, ses réseaux aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Le contrôle des docks de Kingston jouxtant le quartier permettent en outre d’importer des armes. Le gang fut ainsi en mesure d’assurer progressivement sa domination sur l’ensemble du centre ville (downtown) dont il gère désormais la « protection ». Les liens avec les milieux politiques ne s’arrêtent pas là puisque M. Coke est actionnaire de plusieurs entreprises de construction qui ont bénéficié d’importants contrats publics sous l’administration JLP (au pouvoir depuis 2007) (5).
Le bipartisme jamaïcain oppose un unique adversaire au JLP, le Parti populaire national (PNP). Lui aussi ouvertement néolibéral depuis 1976, il a – tout comme le JLP – développé ses propres « garnisons » à partir de son arrivée au pouvoir, en 1972. Au final, une grande partie du centre ville de Kingston se compose de telles enclaves, où l’on vote à plus de 95 % pour l’un des deux partis.
Toutefois, les évènements actuels transcendent les vieilles divisions puisque des quartiers traditionnellement opposés à Tivoli (comme Mathews Lane, Hannah Town, Concrete Jungle et Rockfort, des bastions traditionnels du PNP) prennent aujourd’hui part aux combats visant à protéger M. Coke. Inhabituel, ce phénomène conforte les analystes qui prédisaient une prise de contrôle par son gang de territoires autrefois ennemis. Ainsi que l’abandon progressif, par les gangs, de leurs amarres politiques.
Le pays se trouve donc aujourd’hui en proie à l’opposition frontale entre deux types de pouvoirs qui cohabitent de plus en plus difficilement en Jamaïque. Globalement l’Etat bénéficie toujours d’un fort soutien, mais les « Dons » profitent de l’appui d’une grande partie des habitants des « communautés » où ils font régner l’ordre (6). Plus des deux tiers des habitants de Kingston vivent dans ces « ghettos » – appellation locale qui dénote l’homogénéité économique et ethnique de ces quartiers –, et le phénomène ne se limite pas à la capitale…
C’est ce qui explique le refus de bon nombre d’habitants de Tivoli d’évacuer leur quartier alors que les forces armées s’apprêtaient à le prendre d’assaut mardi. Une photographie parue dans le Jamaica Observer montre une femme tenant une pancarte en carton, sur laquelle on peut lire : « Jésus est mort pour nous, nous mourrons pour défendre Dudus ». C’est peut-être que, pour ses populations, la question principale est de savoir comment sera la vie après « Dudus » (7). Le centre ville de Kingston a rarement été aussi sûr que depuis que le gang de Tivoli le contrôle. Les jeunes habitants du quartier vont jusqu’à gérer eux-mêmes le stationnement des véhicules dans la partie basse de la capitale. Les commerçants versent une taxe quotidienne, en échange de quoi ils sont efficacement protégés du vol et de la violence (pourtant endémiques dans le sud de l’île).
Une situation similaire s’est déjà présentée en 1998 lors de l’arrestation du « Don » Donald « Zeeks » Philipps. « Zeeks » avait lui-même profité de l’arrestation du père de M. Coke, en 1992, pour étendre la territorialité de son gang – originaire de la « garnison » PNP de Mathews lane – sur l’ensemble du centre ville. Arrêté pour une affaire de kidnapping – dans ce qui ressemble alors à une tentative par le PNP, solidement établi au pouvoir, de se débarrasser d’un témoin gênant, bon connaisseur des liens incestueux entre gangs et milieux politiques –, « Zeeks » fut littéralement sorti de prison par une foule dense qui bloqua les grands axes de la ville par des barricades avant de converger vers la station de police.
Les émeutiers expliquaient alors que seul « Zeeks » faisait assurer l’ordre dans le centre ville et qu’il était donc un « mal nécessaire ». Son aura ne retomba qu’avec la prise de pouvoir progressive du gang dirigé par « Dudus » (8). Cet exemple illustre le fait qu’une partie importante de la population continuera à défendre les « Dons » jusqu’à ce que l’Etat assure son rôle dans les communautés où vivent la majorité des Jamaïcains.
« Dudus » restant à ce jour introuvable (certaines rumeurs font état d’une fuite vers la République Dominicaine, d’autres de négociations directes auprès de l’ambassade des Etats-Unis), le gouvernement jamaïcain tente aujourd’hui de redorer son blason en présentant localement la guerre menée cette semaine comme une opération de « nettoyage » – le « karcher » jamaïcain – des « garnisons », et, sur la scène internationale, comme une guerre contre les narcotrafiquants.
De toute évidence, une chasse à l’homme est dirigée contre « Dudus » pour prévenir, comme dans le cas de son père, toute fuite d’information trop menaçante pour le parti au pouvoir. D’autant que les aveux récents du premier ministre (issu du JLP) – qui a reconnu avoir contracté une firme d’avocats pour tenter de faire annuler la demande d’extradition de « Dudus » – ont rendu sa position très incertaine (9).
Reste à savoir si l’Etat est en mesure de reprendre par la force ces enclaves. Reste aussi à savoir ce qu’il fera pour prendre la relève du pouvoir des « Dons » par la suite…
Romain Cruse
Chercheur associé au CEREGMIA (Martinique), chargé de cours à l’University of the West Indies (Jamaïque), co-auteur du livre La Jamaïque, les raisons d’un naufrage, à paraître en 2010.
(1) « Profile : Christopher ’Dudus’ Coke », BBC News, 24 mai 2010.
(2) Chef de gang.
(3) Littéralement, « hommes en armes ».
(4) « Le gouvernement jamaïcain instaure l’état d’urgence », RFI.fr, 24 mai 2010.
(5) « The Dudus Connection », Jamaica Salt, 7 septembre 2009.
(6) Lire Romain Cruse, « Médailles d’or jamaïcaines », Le Monde diplomatique, septembre 2008.
(7) « Jamaica unrest : Your stories », BBC News, 25 mai 2010.
(8) « Zeeks » sera finalement arrêté sans encombre en 2005.
(9) Plusieurs articles parus dans les journaux britanniques font états de liens très étroits entre les deux hommes.
Fidèle · 121 messages
Fidèle · 218 messages
Fidèle · 163 messages
L'orientation politique des 2 journaux n'est pas aussi marquée dans les reportages, l'actualité. chacun a en plus des éditorialistes qui sont politisés des 2 côtés.
Le gleaner c'est une institution, fondé au 19e siècle
L'Observer a été monté dans les a80 par un businessman type magnat de la presse US, donc par son histoire plutôt proche des milieux économiques
Inicollect : yes l'article de Cruse est une bonne vulgarisation sur la situation, bien mieux que la plupart des trucs parus
de manière générale, je trouve que les médias français ont été assez mauvais sur la couverture de cet événement : prendre pour argent comptant les infos relayés par le gouv jam ou les médias américains, pas de mise en perspective historique, des contre sens, une vraie méconnaissance du sujet, bref... n'importe quelle personne qui connaît la Jamaïque savait depuis août 2009 que ça allait partir en vrille. Là tout le monde débarque alors que cette histoire est cousue de fil blanc...
euh non, en fait la police a communiqué le nom de 23 "community leaders" en leur demandant de se constituer prisonnier. Phang en faisait partie, il s'est donc rendu aux flics de Half Way Tree 1 ou 2 jours après
cf : http://news.reggaefrance.com/1781/20100 … verse.html
Le gleaner c'est une institution, fondé au 19e siècle
L'Observer a été monté dans les a80 par un businessman type magnat de la presse US, donc par son histoire plutôt proche des milieux économiques
Inicollect : yes l'article de Cruse est une bonne vulgarisation sur la situation, bien mieux que la plupart des trucs parus
de manière générale, je trouve que les médias français ont été assez mauvais sur la couverture de cet événement : prendre pour argent comptant les infos relayés par le gouv jam ou les médias américains, pas de mise en perspective historique, des contre sens, une vraie méconnaissance du sujet, bref... n'importe quelle personne qui connaît la Jamaïque savait depuis août 2009 que ça allait partir en vrille. Là tout le monde débarque alors que cette histoire est cousue de fil blanc...
George Phang, proche de dudus s'est fait arrêter avant hier.
euh non, en fait la police a communiqué le nom de 23 "community leaders" en leur demandant de se constituer prisonnier. Phang en faisait partie, il s'est donc rendu aux flics de Half Way Tree 1 ou 2 jours après
cf : http://news.reggaefrance.com/1781/20100 … verse.html
Fidèle · 121 messages
Accro · 760 messages
Modérateur · 261 messages
Des nouvelles du front :
Trois semaines après la signature du mandat d’arrêt contre « Dudus » (voir news du 24/05/2010) et deux semaines après la violente opération des forces de sécurité sur Tivoli Gardens (la plus meurtrière jamais conduite en Jamaïque, voir news du 26/05/2010), Christopher Coke est toujours introuvable. La Jamaïque continue de vivre au ralenti, au rythme de cette crise majeure : l’industrie touristique accuse le coup et même l’activité musicale s’en ressent, alors qu’un couvre-feu a été imposé à Kingston et St Andrew.
Le gouvernement jamaïcain a par ailleurs clarifié ses intentions en avouant, promesses à l’appui, que la traque de « Dudus » et la situation d’état d’urgence seront l’occasion d’une vaste campagne de lutte contre le crime organisé.
En tout, depuis le début des opérations, on dénombre officiellement plus de 70 morts, mais ils pourraient être plus de 100 selon des témoins qui rapportent que les autorités auraient fait disparaître des corps. Une bonne soixantaine d’armes, près de 80 engins explosifs et presque 15 000 munitions ont été collectés au fil des interventions à Tivoli, dans le centre-ville de Kingston (comme ce lundi à Matthews Lane) et à St Andrew.
Au fil des libérations et des arrestations, l’enceinte du stade National Arena ne désemplit pas : 600 personnes y seraient toujours détenues, mais une minorité seulement sera poursuivie. L’état d’urgence, décrété par le gouvernement le 24 mai, permet en effet des emprisonnements préventifs pour des motifs de sécurité. C’est également en vertu de ce dispositif qu’une liste d’environ 35 chefs de quartiers a été publiée. La majorité d’entre eux s’est rendue et ne devrait pas non plus être poursuivie pour le moment.
Outre « Dudus », qui figure en numéro un sur cette liste, et plusieurs de ses relations d’affaires, son entourage familial est aussi concerné. Sa sœur Sandra et son frère Leighton, surnommé « Livity », se sont ainsi rendus grâce à la médiation du révérend Al Miller. Ce dernier s’était d’ailleurs longuement entretenu avec « Dudus » avant les opérations sur Tivoli.
Restent de nombreuses interrogations sur la gestion de cette crise par le gouvernement. Earl Witter, le « Public Defender », a été saisi de quantité de témoignages de violence excessive : beaucoup de cas posent questions et accréditent les accusations d’exécutions. Plusieurs organisations citoyennes (églises, patronat, syndicats, médias et même des policiers retraités) appellent les autorités à plus de transparence. Elles fustigent également le manque de stratégie à long terme qui risque fort de remettre en cause les grandes promesses de changement.
Pour mieux comprendre la situation jamaïcaine, vous pouvez consulter notre Focus : les dessous de l'affaire Dudus
Trois semaines après la signature du mandat d’arrêt contre « Dudus » (voir news du 24/05/2010) et deux semaines après la violente opération des forces de sécurité sur Tivoli Gardens (la plus meurtrière jamais conduite en Jamaïque, voir news du 26/05/2010), Christopher Coke est toujours introuvable. La Jamaïque continue de vivre au ralenti, au rythme de cette crise majeure : l’industrie touristique accuse le coup et même l’activité musicale s’en ressent, alors qu’un couvre-feu a été imposé à Kingston et St Andrew.
Le gouvernement jamaïcain a par ailleurs clarifié ses intentions en avouant, promesses à l’appui, que la traque de « Dudus » et la situation d’état d’urgence seront l’occasion d’une vaste campagne de lutte contre le crime organisé.
En tout, depuis le début des opérations, on dénombre officiellement plus de 70 morts, mais ils pourraient être plus de 100 selon des témoins qui rapportent que les autorités auraient fait disparaître des corps. Une bonne soixantaine d’armes, près de 80 engins explosifs et presque 15 000 munitions ont été collectés au fil des interventions à Tivoli, dans le centre-ville de Kingston (comme ce lundi à Matthews Lane) et à St Andrew.
Au fil des libérations et des arrestations, l’enceinte du stade National Arena ne désemplit pas : 600 personnes y seraient toujours détenues, mais une minorité seulement sera poursuivie. L’état d’urgence, décrété par le gouvernement le 24 mai, permet en effet des emprisonnements préventifs pour des motifs de sécurité. C’est également en vertu de ce dispositif qu’une liste d’environ 35 chefs de quartiers a été publiée. La majorité d’entre eux s’est rendue et ne devrait pas non plus être poursuivie pour le moment.
Outre « Dudus », qui figure en numéro un sur cette liste, et plusieurs de ses relations d’affaires, son entourage familial est aussi concerné. Sa sœur Sandra et son frère Leighton, surnommé « Livity », se sont ainsi rendus grâce à la médiation du révérend Al Miller. Ce dernier s’était d’ailleurs longuement entretenu avec « Dudus » avant les opérations sur Tivoli.
Restent de nombreuses interrogations sur la gestion de cette crise par le gouvernement. Earl Witter, le « Public Defender », a été saisi de quantité de témoignages de violence excessive : beaucoup de cas posent questions et accréditent les accusations d’exécutions. Plusieurs organisations citoyennes (églises, patronat, syndicats, médias et même des policiers retraités) appellent les autorités à plus de transparence. Elles fustigent également le manque de stratégie à long terme qui risque fort de remettre en cause les grandes promesses de changement.
Pour mieux comprendre la situation jamaïcaine, vous pouvez consulter notre Focus : les dessous de l'affaire Dudus
L'equipe de Reggaefrance
http://www.reggaefrance.com
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