Archive en lecture seule du forum Reggaefrance (2002-2020)

R I P MAKASOUND...

Dans Discussion générale · 141 messages · 2011 · page 4 sur 10

Sensi-AddictFidèle263 messages

11 février 2011 à 04:13

Je sais Asher, tu as encore raison.

Mais je suis obliger de répondre quand on me clash. L'ego donne envie de mash up et pousse a dire de la merde.

T'inquiete je ne fais pas que critiquer. J'agis aussi

Merci de me remettre a ma place en disant des truck sensé
ninjahVétéran1 143 messages

11 février 2011 à 09:01

"connerie-addict" ...

le niveau de reflexion d'une huitre hemicephale ...
le reggae c'etait mieux avant !!!
VINCE IRIEVétéran2 599 messages

11 février 2011 à 10:06

IRIE !!!

la "vraie" revolution a ton niveau sensi-addict, serait déjà que tu sois en mesure de comprendre que ton hobby de "ripper" contribue fortement au déclin des petites prods qui investissent tout ce qu'elles ont pour finallement ne pas rentrer dans leurs frais et finissent logiquement et malheureusement par mettre la clef sous la porte.

tu fais partie de cette population, probablement assez jeune, qui pense que la musique est devenue un bien de grande consommation totalement gratuit distillée à coup de youtube, deezer, et autres sites de p2p ... c'est moche !

rends toi comptes un peu si tes parents avaient eu a travailler pour que le fruit de leurs tafs soient pillés par d'autres ce que tu aurais eu a bouffer le soir et ou tu en serais aujourd'hui !

Respect Makasound

Big Up
Respect
victoriaVétéran3 666 messages

11 février 2011 à 10:23

c'est moche!



Bonjour, dans ce contexte, c'est bien le moins que l'on puisse dire....
Est ce que ça va aller en s'arrangeant ?
La musique est dans ma vie ce que sont les nuages au ciel
Natural Irie ManAccro556 messages

11 février 2011 à 11:18

Voilà la lettre ouverte de Romain Germa dans Libération:
Le Midem a fermé ses portes, et avec lui s’est éloigné l’exposé annuel sur le marché de la musique. Pour le plus grand plaisir de ceux qui vociféraient il y a dix ans contre les méchantes «majors», la fête est finie chez tous les producteurs de disques. On est loin des fêtes aux éléphants avec Eddie Barclay ! En quelque dix années, les ventes de disques ont baissé d’environ 70%, celles du monde numérique ne représentent que quelque 15% des ventes physiques. C’est dire que la révolution numérique n’est pas une alternative réelle pour produire de la musique. Car c’est quand même de cela qu’il s’agit. N’en déplaise aux fossoyeurs des producteurs, cette triste nouvelle se partage surtout avec les artistes et les musiciens.

Nous fermons, avec regret, le petit label que nous avons mis neuf ans à construire. Plus de soixante-dix disques sortis, des concerts, des tournées, des diffusions radios (un soutien sans faille de Radio France et Radio Nova), des articles, ont valu à nombre de nos artistes (1) une renommée méritée auprès des amateurs de musique. Nous avons «créé une marque» comme on nous le dit, un «label», synonyme de sérieux et d’enthousiasme, dans une esthétique de «Musiques du monde». Aujourd’hui, ni ce catalogue d’enregistrements ni cette marque n’ont de valeur. Nous avons cherché à «nous vendre» pour continuer, nous, indépendants depuis le début. Malheureusement, selon les lois du marché, cette musique ne vaut rien, ce travail non plus, son avenir encore moins. La musique doit être consommée tout de suite, comme une pizza. Signe des temps, toutes les maisons de disques rêvent d’associer une marque à la sortie d’un album. Faire payer la pub, vu que l’on n’espère plus grand-chose de celui pour laquelle on la joue et l’enregistre : le public.

Comment pourtant blâmer ce public ? Il écoute de plus en plus de musique ! Il ne la paie pas, c’est tout. S’en prendre à Internet, cette machine à faire du gratuit avec tout ? Non, les évolutions techniques font bouger les industries, les modes de consommation, les plaisirs. Les choses avancent, heureusement. Le CD a (presque) fait disparaître le vinyle, faut-il le regretter ? La tendance est à l’écoute tout le temps, partout. Ecologique oui ! Plus de fabrication de plastique, pas de déplacement au magasin de disques, un bon bilan carbone et une écoute possible sans limite.

Mais alors, qu’est-ce qui cloche ? Pourquoi n’arrive-t-on pas à faire vivre artistes, producteurs et intermédiaires ? Deezer, Spotify, YouTube et les autres sont-ils vraiment les nouveaux vecteurs d’un accès enfin illimité à la musique, comme l’était un temps «Philips, l’inventeur du compact disque» ? Le problème, c’est qu’eux non plus ne paient pas la musique. Ils ne la font pas et ils ne la paient pas. Ou ils la paient selon un modèle qui les arrange. 100 000 écoutes rapporteraient dans les 150 euros, à partager royalement entre producteur et artiste. Quel artiste, quel producteur, peut applaudir à ce calcul ? La vérité, c’est que par un tour de magie qui n’a pris que quelques années, la musique enregistrée a perdu toute sa valeur.

Comment les maisons de disques, via leurs organismes professionnels, ont-elles pu signer des accords sur une base pareille ? Sommes-nous à ce point prêts à mendier notre travail et notre avenir ? Dois-je me réjouir que les 500 000 nouveaux abonnés de téléphone Orange-Deezer puissent écouter gratuitement (ou presque) nos productions passées et futures ? Fallait-il vraiment tester si vite ce «nouveau modèle» ? Un modèle qui diffuse gratuitement, mais qui ne permet pas de produire. A vouloir aller trop vite, on oublie l’essentiel…

En attendant de savoir si ce modèle fonctionnera un jour, de nombreux projets d’albums resteront dans les cartons. On a dû oublier de dire qui sont les producteurs dans toute cette histoire. La très grande majorité d’entre eux (malheureusement pas la plus visible) est composée de vrais passionnés qui mettent leur énergie au service de la création artistique et de sa transmission. Ils trouvent des moyens et prennent des risques pour que cette passion se partage avec le plus grand nombre.

Produire un album est un processus long et la musique a un coût. Une émotion enregistrée, vécue, transmise, voici ce qu’est souvent la musique. Pour ramener d’Afrique, de Jamaïque ou d’ailleurs l’enregistrement d’un groupe, il faut bien financer l’aventure. En faisant le pari d’être payé en retour. Si le paiement est de quelques centimes sur Deezer, ce voyage ne se fera plus.

Ainsi que devons-nous espérer ? Des mécènes ? Et pourquoi pas la charité ? Signe des temps, la couverture du magazine professionnel Musique Info Hebdo, a été achetée par une start-up d’un nouveau concept : redonnez de l’argent aux artistes que vous aimez (mais que vous écoutez sans payer). Une sorte de compensation CO2 volontaire…

Ce n’est donc pas seulement Deezer qui nous a tués. L’affaire est plus compliquée. Puisque l’on peut encore envoyer ses vœux, les miens s’adressent à ceux qui continuent à se battre pour la production musicale dans ces conditions risquées. La traversée finira bien par nous ramener sur la terre ferme !

(1) Winston et Matthew McAnuff, Java, Victor Démé, Inna de Yard, Jaqee, R. Wan, la Caravane passe, Clinton Fearon…


http://www.liberation.fr/economie/01012 ... -m-ont-tue
Invité

11 février 2011 à 11:28

Romain Germa ne s'en prend pas au public et au téléchargement mais pointe du doigt l'échec du modèle type "Deezer" ;

A noter que Jarring Effects, autre label indépendant qui a fait un travail de fond pour la scène dub, est dans une situation similaire et lance un appel aux dons. Pour lire leur appel et eventuellement faire une donation (même de 5 euros) ; http://www.jarringeffects.net/fr/news/7 … n-de-vous-

Sale temps pour les indépendants !

D'ailleurs, Sensi Addict, c'est pour ça que je ne comprend pas trop de quel "industrie" du reggae tu parles puisque Makasound étaient indépendants, il serait plus juste de les comparer à de l'artisanat (où en cas de faillite tu es redevable sur tes biens propres). Tu dis que tu envies leurs moyens de l'époque mais il faut avoir conscience qu'ils se les sont donnés tout seuls ! Avec leur travail, leur investissement et leurs sacrifices.
gregVétéran2 194 messages

11 février 2011 à 11:39

co-sign w/ Haroun (tazief) :wink:
Sensi-AddictFidèle263 messages

11 février 2011 à 11:53

Je ne dit rien sur maka. je suis jaloux et c'est honteux.
Il faut que je me donne les même moyens, que je me sorte les doigts du cul.
L'industrie du reggae pour moi c'est les grosses production comme lord ko
pierpoljak, junior reid pour ne cité qu'eux
J'aimais bien pierpoljak a c'est début. J'aime bien quand il fait un duo avec u roy sur 'serious matter' un peu plus tard. mais je n'aime pas le fait qu'il fasse des pubs a Saint Denis. Je n'aime pas les clips a lordko qui te frustre... junior reid quand il fait des clips avec grosse voiture. je comprend pas trop... enfin c'est parceque je ne comprend pas les paroles?


Ouai je commence a comprendre,il ne faut pas que je dise de la merde ici, mais dans des textes.
il ne faut pas que perde mon temps a faire des rips.
même si c'est pour faire plaisir aux personnes qui n'ont pas les moyens d'acheter les artistes qui leur plais.
Même si je rip un bob qui n'a plus besoin de tune qui fait 1OO dl en 3mois
Même si je rip un bon son francais qui fait 10 voir 20 download maximum en 1ans.
C'est sure que j'ai contribué a la mort du cd.. a la mort des petits sound..


En tout cas c'est clair j'arrête, et je vais tout supprimer le travail que j'ai fait pour les autres, car ça tue les artistes et ça fais trop tourner leur message... c'est vraiment pas bien. les gens finirai par écouter du bon son.
Je vais garder ma connerie pour moi.
Et faut que j'arrete de parler. je m'en rend compte. je suis trop une merde quand je parle.
Faut que je me concentre sur mes autre hobby. peut etre que j'aurai plus de talent qu'a parler.

Unite
Invité

11 février 2011 à 21:23

Sensi-Addikt ; Moi non plus je n'ai pas kiffé "hot longtime". Pour autant faut il jetter à la poubelle toute l'oeuvre, passée et à venir, de l'auteur de One Blood ? Je ne pense pas. De même la musique de Pierpoljak ne m'a jamais touché mais je sais qu'il avait fait un projet pour lancer des jeunes ("+2coeur=soleil" je crois) qui avait l'air plutot positif. Alors quoi en penser ? Pour te donner un exemple different, dans le cinéma on voit parfois de très bons acteurs, parfois même de théatre, tourner dans des grosses productions familiales, parfois sympatoches mais le plus souvent toutes pourries. Pourquoi ? Parce que cela peut leur permettre d'enchainer derrière avec un projet beaucoup plus risqué car plus exigeant artistiquement. Dans ce cas je trouve que c'est une bonne stratégie ! Besson par exemple (dont la plupart des films me donnent des boutons) a produit des films hyper interessants via sa société Europa ; si Taxi 4 permet à un film comme Adam's Apple d'exister, bin je dis "fais ton Taxi 4" sans problèmes. Enfin bon, ce que je dis c'est juste que les choses sont complexes et qu'il faut etre sûr de détenir toutes les clés avant de se risquer à un jugement. Aprés bien sûr les artistes "qui retournent leurs vestes" ça existe aussi !

Greg ; just call me Haroun :)

Sinon pour ce qui est de la musique à l'ère d'internet ; les choses sont en pleine mutation et c'est franchement difficile de se faire une idée d'ensemble qui soit juste. Je pense qu'il faut être très mesuré. Impossible de tout justifier ou de condamner internet en bloc. D'un coté on peut nourrir de l'inquietude (euphémisme) quand on voit le devenir de Makasound, Jarring Effects et avant eux Bakchich, Small Axe, et beaucoup d'autres. D'un autre coté, il semble que d'autres labels aient pu percer grâce aux "nouveaux modes de diffusions" par exemple ; Jahtari (qui se base beaucoup sur l'écoute gratuite, l'esprit "free" ou même "open source"), Scotch Bonett, Maffi ou encore Mad Decent. Au delà du reggae, le succès que connait un label indépendant comme Ed Banger est impressionant et il y a même de nouveaux genres musicaux musicaux qui se fondent presque entièrement sur la gratuité comme la musique 8 bit.

Dans ma région (j'habite en Lorraine) il n'y a jamais eu autant de reggae que ces dernières années. C'est grâce aux acteurs sur le terrain bien sûr (Irie Crew et Cultural Jam Session en tête ; BIg Up) mais aussi je pense à internet qui donne un accès à une culture qui était ultra confidentielle auparavant dans ma province. Il y a 15 ans bien peu de gens y savaient ce qu'était un sound system. Aujourd'hui le Irie Crew fait sold out avec les soirées Flying to Jamaica. Pour avoir travaillé dans un lycée j'ai pu observer que les jeunes apprennent énormement sur la musique grâce au net, et ça n'est pas forcemment un savoir au rabais. Au contraire je les trouve très eclectiques avec un esprit critique plutot bien affirmé. Par contre font ils des differences entre un label indépendant et un grand groupe de communication ? Ont ils conscience de l'importance du soutien que represente l'acte d'achat ? Savent ils que la musique n'est pas qu'un "contenu" qu'on fait passer dans des "tuyaux" comme son ipad ? Pas évident.

S'il n'y a plus un modèle économique qui permette à des professionels de rester, si ce n'est indépendants, au moins maitres de leurs oeuvres (c'est à dire avoir une totale liberté artistique) va-t-on vers un paysage musical avec d'un coté seulement des stars hyper rentables comme Pharell, Lady Gaga et Abd Al Malik (noms choisis completement au hasard) et de l'autre des productions ultra confidentielles qui circulent sur le net ? Ca serait triste !
Tom SawyerVétéran2 139 messages

12 février 2011 à 10:49

Sensi-addict, tes messages donnent vraiment envie de dire non à la drogue ...
Doctor said : "Son, you have a Reggaemylitis ..."
guillaumebougardAccro934 messages

12 février 2011 à 12:30

Tom Sawyer a écrit :Sensi-addict, tes messages donnent vraiment envie de dire non à la drogue ...

Et oui aux cours de Francais, ses posts sont tellement bourres de fautes qu'ils en deviennent completement inintelligibles. (je n'ai pas d'accent sur mon clavier donc pas de remarques sur mon Francais, please!!!)
ArnolaO?Accro564 messages

12 février 2011 à 13:46

Sensi-addict mais putain casses toi !!
T'as rien compris au business de la musique et tu viens pourrir un post dédié a Makasound, des mecs qui l'ouvraient moins que toi mais qui, eux,faisaient quelque chose de serieux pour le Reggae.
Va ripper tes skeuds mais arretes de poster ici stp.
guillaumebougardAccro934 messages

12 février 2011 à 14:27

A force, je finis par croire que les majors sont favorables au nouveau paradigme, puisque meme si elles ont ete fortement impactees par le phenomene, elles ont pu survivre. C'est une victoire a la Pyrrhus, certes, mais les indes sont hors jeu, et la seule offre de musique est desormais la soupe servie par les majors en collaboration avec les chaines de tele et, maintenant, les operateurs de telephone. Toute cette mediocrite est co-brandee, co-produite, co-caca-isee. C'est a gerber, mais c'est comme ca.

Les Makasound, TABOU1 (en son temps), Blood & Fire et autres petits labels inde de Reggae n'ont pas ete repris par des majors, alors que les scores de vente (en tout cas pour TABOU1) de ces petites maisons de disques n'etaient pas si ridicules que ca. La raison est evidente: les dirigeants de ces entreprises sont anti-Reggae, anti tout ce qui devie du paradigme. On prefere lancer des trucs sans cerveau, qui vont ensuite avoir des histoires de people depraves, parce que le systeme dont font partie ces majors a pour objectif d'imposer la nullite intellectuelle au monde. Les mecs des maisons de disques eux memes sont drogues, souvent depraves sexuels, menteurs, mythos, megalos, etc... La lie.

On voit des groupes a la tele qui ne remplissent pas des mini salles alors que les Danakil qui full up des Zenith ne passent pas a la tele. Pourquoi? Parce que les majors et les teles se sont associes. En plus, la promo de ces groupes est faite par des magazines de culture branchouille qui touchent des pourcentages sur les ventes en echange d'articles dithyrambiques.

D'ailleurs, vous n'avez jamais remarque comme on retrouve toujours les memes mecs dans les medias dits culturels en France: ca fait des aller retour entre Canal, les inrocks, RadioFrance, les maisons de disques, les production de cinema, etc... Maintenant, ils investissent les boites de telecom et internet... Souvent ce sont des anciens d'Actuel. Ils se sont bien recycles et sont a la tete du milieu de la culture populaire a Paris et dictent leur loi. Ils disent tous "bien aimer" le reggae, mais souvent, ils ont une vision du reggae pour le moins etrange: ils trouvent ca trop ci, pas assez ca... Meme si certains d'entre eux sont alles en Jamaique il y a des annees, ils y sont alles uniquement parce que c'etait la mode a l'epoque, mais en fait ils ont jamais aime le Reggae pour de vrai. Ils preferent prendre la pose "djeun" avec des groupes anglais de 18 ans qui jouent mal et fort des trucs deja entendus des milliers de fois... Pfff.

Fya bun ces cattyman.

Tant qu'on y est dans le fya bin: Fya bun les majors, les operateurs internet, tous ces sites de telechargement mediafire, megauload, qui se font du beurre grace au piratage en vendant de la pub a des sites de poker (babylon au service de babylon sur le dos des producers, c'est du beau), fya bun ces enfoires de deezer qui ont lance une arnaque monstrueuse et qu'aucun juge n'a ose envoyer en prison ces fils de p%te.

Tout ca c'est cousu de fil rouge, le systeme a trouve le plan ultime pour abattre toute velleite d'independance, on doit tous se conformer au modele (anti)culturel de merde, avaler leur mediocrite, devenir mediocres, conformes. Fuck that.

En tout cas, tant que j'aurai des sous je continuerai a produire des disques, meme si personne ne les achete, c'est ma derisoire maniere de resister.
rooxyForcené(e)333 messages

12 février 2011 à 14:36

pour revenir un peu au sujet, est-ce que le catalogue de Maka est encore dispo chez eux ?
rooxyForcené(e)333 messages

12 février 2011 à 15:51

interview de Romain Germa en ce moment sur Inter