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Petite présentation du toast

Dans Dub style · 1 message · 2017

antislashNouveau1 messages

27 avril 2017 à 19:39

Salut ! Je trouvais que l'article de Wikipédia sur le toast méritait qu'on le revoie un peu. Avant de m'y atteler, je vous invite à commenter/critiquer.compléter la proposition ci-dessous :

"Dès les années 1950, dans les faubourgs jamaïcains, les deejays ou selectah animaient des lieux de danse et sound systems ainsi que quelques émissions radios, en mixant et en haranguant la foule. En plus d'encourager à crier, à danser, à draguer, ils présentaient le titre, les artistes et lançaient des interjections durant la lecture. Les disques de promotion avec une face en version instrumentale se multipliaient d'autant que ces animations gagnaient en talents et en importance.

Au fur et à mesure, les style ska et reggae virent naître des artistes ambianceurs de dancehall qui chantaient de manière énergique, en partie venus des chants religieux rastas ou protestants et koulibalis, du rock et du scat jazz. Leurs performances de talk-over affirmaient une fierté créole des accents noirs, avec des thématiques et onomatopées parfois piochées dans les musiques de descendants d'esclaves, percussions avec psaumes créolisés et chants métisses, y ajoutant des expressions de rude boys, des quartiers populaires urbains et des marginaux.

Ils jouaient ainsi sur la sonorité des mots, les richesses lexicales populaires, les double-sens, les héritages du spoken word afro-américain des années 1930, du séculaire rhyming slang londonien et du scat. L'exploitation de ce potentiel musical se fit principalement dans les sound systems, où les succès commerciaux de toute l'économie de l'animation musicale et de la vie de quartier était boostée par les plus grands moments de toasts sur les versions instrumentale des hits.

Ces mondes ont progressivement intégré des artistes vocaux à part entière et à succès fulgurants, créant aussi des albums seuls, en collaborations avec des backing bands, orchestres d'accompagnements improvisés pour cette pratique artistique festive basée sur la compétition des talents qui animent un temps partagé ou défilent tour à tour. Différents termes mouvants comme le singjay désignent le mélange de toasting et de chant. Dans la grande famille du dancehall (musiques et dances des boîtes de nuit populaires ou scènes éphémères) s’agrandissait ainsi, avec le développement des styles rub-a-dub et du raggamuffin', particulièrement répétitifs et monocordes, malgré des frottements afro subtils et saillants dans les harmoniques, sont chaque fois plus associés à l'époque des années 70 à 80. Les autres pays qui reprennent la tradition ensuite sont souvent perçus comme rutilants, passéistes, dans le bouillonnement de musiques jamaïcaines. La forte augmentation du nombre de toasters est devenue internationale, elle se mélange aux styles locaux et aux plus commerciaux, nourrissant même le hip-hop dès ses origines."