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Date de mise en ligne : samedi 23 février 2008 - 12 197 vues

Spiritual Roots Reggae tour

Un des premiers gros concerts de cette année 2008 offrait jeudi soir une affiche de premier choix pour les amateurs de reggae roots, puisque la scène de la Locomotive accueillait successivement Sister Carol, les Mighty Diamonds et Freddie McGregor. Les craintes autour de la tenue du show, initialement prévu au Cabaret Sauvage, se lèvent bien vite. Tous les artistes annoncés sont présents, mais si le public commence à affluer dès 19 heures, il faudra attendre 21h30 pour que les premières notes de musique se fassent entendre.

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C’est le Revolutionary Dream Band qui se met en place et entame le classique Rockfort rock en guise d’introduction à l’arrivée de Sister Carol. Souriante dans son long manteau vert, jaune et rouge, la DJ vétéran commence par un petit chant tranquille sur une instru nyabignhi avant d’entrer dans le vif du sujet. Les riddims classiques s’enchaînent (Freedom blues, Natty dread, Pressure and slide), permettant à Sister Carol d’offrir l’essentiel de son répertoire à l’assistance manifestement ravie. La DJ jouera ainsi tous les titres qui ont fait son succès au fil des années, comme Black Cinderella, Oh Jah (Mi ready) sur le Crazy baldheads ou encore Make it right sur le Take a ride, entrecoupant son show de quelques nouvelles chansons, ainsi que d’un acapella dédicacé aux femmes. Carol terminera son show sur Murdee and stylee sur le Revolution, avant de se faire rappeler pour une dernière chanson un peu plus dancehall.

Il est désormais 22h30 et ce sont les Mighty Diamonds qui entrent en scène avec Master plan. Là encore, les hits se succèdent pour le bonheur du public. Right time, Have mercy, Africa, I need a roof reçoivent tous d’énormes forwards. Les trois compères arborent eux aussi un grand sourire, dansant et sautillant sur scène comme s’ils avaient encore 20 ans. La voix de Tubby, le leader du trio, est impressionnante de clarté et de justesse et délivre une version de 4000 years absolument impeccable. Autre chanson incontournable des Mighty Diamonds, c’est Pass the kutchie qui viendra clore cette très bonne prestation, dans une version dub prolongée, permettant à chacun des membres du groupe de s’essayer à un petit exercice de DJ assez amusant. Malheureusement, l’heure avancée ne permettra pas de rappel cette fois-ci et fera regretter de ne pas avoir entendu certains titres, comme Country living ou Them never love poor Marcus.

23h30 passées et le Millenium Band de Freddie Mc Gregor s’installe rapidement et d’emblée, la différence de son entre les deux groupes frappe. Alors que le Revolutionary Dream Band manquait par moment de densité et d’intensité, les riddims du Millenium résonnent puissamment, portés par une basse fracassante. L’un des trois guitaristes du groupe s’empare du micro le temps de quelques covers, Satta massagana des Abyssinians, Should I de Dennis Brown et Zion gate de Culture, toutes reprises en chœur par le public. Le clavier enchaînera avec Virtuous woman de Warrior King, puis viendra le tour de Keisha Patterson, choriste du groupe déjà remarquée dans la formation Kingston Ladies, qui elle aussi nous gratifiera de quelques covers bien senties, dont I’m still in love d’Alton Ellis et Uptown top ranking d’Althea and Donna.

Surprise ; avant que Freddie McGregor n’entre à son tour sur scène, le groupe tient à nous présenter deux fleurons de la nouvelle génération d’artistes jamaïquains. Le jeune chanteur Singing Sweet fait donc une brève apparition, le temps de deux chansons, dont son très bon When I see you smile sur le Mama, puis c’est au fils de Freddie, Chino, de venir faire ses preuves. En quatre chansons, le DJ mettra tout le monde d’accord, notamment grâce à The girls them straight sur le I am the ruler et bien sûr Red Bull and Guinness, qu’il se permettra même de mixer avec Weh dem a do de Mavado.

C’est maintenant le tour du papa de prendre le relais. Conscient que le temps lui est compté, Freddie McGregor ne fait pas de détour et joue hit sur hit. I see it in you sur le What kind of world, Africa here I come sur le Full up, To be poor is a crime, Prophecy sur le Taxi, Push come to shove, Stop loving you, Big ship sont tous exécutés avec brio et la foule ne s’y trompe pas. Ravi, le chanteur vétéran se lance alors dans une session old school, reprenant les standards de Studio One que sont Let him try d’Alton Ellis, Loving pauper de Dobby Dobson et I was born a winner. S’accordant une petite pause, le temps de lancer un message d’espoir et d’amour aux gens qui souffrent au Kenya et au Darfour, McGregor invite alors son tour manager sur scène afin de lui chanter joyeux anniversaire, accompagné par l’ensemble de son groupe. Le show prend alors une tournure d’hommage, à Dennis Brown tout d’abord, avec Here I come et Revolution, puis à Bob Marley, avec Love and affection et War. Encore quelques chansons, dont Key to the city, Undying love d’Ernest Wilson et bien sûr Bobby Babylon, et Freddie annonce qu’il va devoir quitter la scène, pressé par le temps. C’est la chemise trempée de sueur qu’il insistera pour exécuter encore quelques chansons, dont une reprise de Carry go bring come de Justin Hinds, qui fera danser une dernière fois la salle.


Article écrit par Alexandre Tonus
Photos : Timothée Eisenegger

Tags : Sister Carol (18), Freddie McGregor (32), Mighty Diamonds (22), Tournées reggae 2008 (35)

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Réactions

Date de mise en ligne : 23/02/2008
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4 réactions
Appréciation générale :

yé!
Bon concert mais VRAIMENT A REVOIR LE TIMING !!!!! on a pa pu regarder tt le concert

Nous avons eu le bonheur d'accueillir Freddie McGregor à Bordeaux deux jours avant. Je constate que les artistes se sont plus lachés chez nous. On dira que c'est le srtess parisien. Anyway, super concert. Des artistes qu'on aimerait voir plus souvent en France!

Dommage pour ceux qui sont partis avant la fin...
c super bien raconté... quand j ai lu le report j avais l impression de revivre ces bons moments musicaux...
tubby des mighty diamonds a vraiment une voix superbe...dommage qu ils n aient pas eu le temps pour "Them never love poor Marcus" c ma favorite!!
spécial big up pour chino qui n est certe pas dans le même registre que son padre mais ki cartonne!!!!

énorme concert, dommage que le timing n'ait pas été respécté.... beaucoup on du partir prendre le metro et ont raté freddie mac gregor, vu le prix de la place c'est du foutage de gueule pour le public, mais les artistes ont su mettre ca au top, give thanks! ! !


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