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Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
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Pochette de l'album Reggae Knights de Israel Vibration

Chronique · par Sébastien Jobart

Israel Vibration

Reggae Knights

S’il est une formation qui a toujours joui d’une belle cote d’amour en France, c’est bien Israel Vibration. En dépit du départ de Apple Gabriel en 1998, le désormais duo tourne inlassablement et maintient une production quasi-métronomique. "Reggae Knights" est déjà le sixième opus de Wiss et Skelly : suffisamment pour avoir envie de changer les choses, après une production routinière ces dernières années. S’ils sont une fois encore accompagnés des fidèles Roots Radics, de nouvelles têtes viennent s’ajouter au casting : une partie du Black Soil de Tarrus Riley, Dean Fraser et même Robbie Shakespeare sur quelques titres. Du sang neuf qui apporte indubitablement de la fraîcheur et de la modernité aux compositions d’Israel Vibration.

Résident depuis les années 80 aux USA, Israel Vibration ne perd pas la Jamaïque de vue. Cantakerous (sur un mento) est ainsi un vibrant hommage à l’île et ses habitants. Skelly fait également part de son attachement à sa ville d’adoption sur New-York City, ballade country en forme d’hommage à la Grosse Pomme, leur « home away from home ». Si Wiss suit une recette qui a fait ses preuves (Don’t you do bad, Poor & Humble), Skelly s’aventure ainsi sur des rythmes plus originaux, avec plus ou moins de réussite : sur un riddim dancehall (Original Gangster), l’expérience laisse franchement dubitatif.

Si la forme change donc quelque peu, sans pour autant céder aux tendances du moment, le fond reste le même : des textes culturels, toujours sérieux, parfois spirituels, jamais anodins. Lucide sur le monde qui les entoure, la formation prêche une éthique, un code de conduite. Des chevaliers, Israel Vibration a le sens de l’honneur, la rhétorique, et surtout la foi. Avec le temps, c’est probablement Wiss qui tire le mieux son épingle du jeu, signant avec Dig Up the ground et Old Town deux des meilleurs titres de l’album. Basse lourde, voix éthérée, refrain lancinant, la recette est certes classique mais fonctionne à plein, surtout en live. Idem pour My Master’s will et Take it slow, de Skelly. Enregistré dans les studios de Jimmy Cliff en une semaine, et faisant suite aux décevants "Fighting Soldiers" et "Stamina", ce nouvel opus s’impose comme l’un des meilleurs du duo, ambassadeur d’un reggae roots dont les représentants disparaissent peu à peu.

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Réactions des lecteurs (7)

Les 7 réactions ›
  1. lehny · · note : 4 sur 5

    bon album. le chant est mieux que sur certains autres d'israel. la plupart des titres sont roots, avec de bonnes instrus, mais le dernier est trop "dancehall" pour moi, j'aime pas. je sais pas ce qu'ils ont voulu faire mais ça va pas trop avec le reste de l'abum.
  2. aha ·

    usuallly, where do you by CD's? Try this place
  3. Fab · · note : 5 sur 5

    Excellent comme d hab!!
  4. raf ·

    morrrrrrrrrrrrtel tout comme le concert au cabaret comme fighting soldiers (pas d'accord du tout avec le chroniqueur)
  5. anne-lise · · note : 4 sur 5

    J'ai écouté une partie de cette album ce week end ici en concert live chez moi en Nouvelle-Calédonie et franchement rien à dire!!!!!! vive les papy rasta!! J'espère que çà n'était pas la dernière fois que je les voyait!!!! C vous les meilleures!!!

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