Aller au contenu
Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
FREN
Pochette de l'album A Place Called Jamaica part. 2 de COMPILATION

Chronique · par Sebastien Jobart

Compilation

A Place Called Jamaica part. 2

Après un premier opus remarqué sur les productions de Derrick Harriot, "A Place Called Jamaïca part. 2" se penche sur le patrimoine musical de Bunny "Striker" Lee. Moins original et plus connu du public, ce répertoire n'en demeure pas moins de qualité.

La preuve dès cette Great Musical Battle d'ouverture. Chantée par Derrick Morgan sur une reprise du jazzy Take Five, elle ne manquera pas d'amuser quiconque est familier des acteurs musicaux de l'époque. Car le combat oppose Bunny Lee à Coxsone Dodd, devant un parterre d'officiels (King Tubby, Prince Buster, Lee Perry, Byron Lee etc). "A ma droite, Coxsone Downbeat, 200 pounds, entonne Derrick Morgan. A ma gauche Bunny Lee, 220 pounds". Arbitré par Joe Frazier (!), le combat épique s'achève sur la victoire inéluctable de Bunny Lee.

Derrière cette mise en bouche de premier ordre, d'autres titres plus connus n'en sont pas moins indispensables comme le sérieux Jah Me No Born Yah de Cornell Campbell, ou le fantasque Fernando Sancho de Dillinger. Tapper Zukkie et sa reprise de No Woman No Cry, Natty Woman No Cry avec sa cymbale hypnotique, ou encore Leroy Smart et son hit Wreck Up My Life s'écoutent avec autant de plaisir. On croise également le chemin du regretté Barry Brown via les versions extended de Creation et de We Just Can't Live, ou de Gregory Isaacs avec l'un de ses rares titres produits par Bunny Lee, The Village.

Le nombre de reprises témoigne du poids des Etats Unis dans les débuts de la musique jamaïcaine : on ne s'étonnera donc pas de trouver une version de Summertime par Lloyd Clarke, ou du classique de Curtis Mayfield, Gypsy Woman, par les Uniques. Plus étonnante, la reprise des Beatles, I Wanna Hold Your Hand, par Glen Adams, organiste des Upsetters qui démontre ici ses qualités vocales. Ce voyage de 1967 à 1978 dans les productions de Bunny Lee s'écoute sans fausses notes. Makasound, comme souvent, nous fait en plus la joie d'un livret détaillé. Une réussite.

Réactions des lecteurs (1)

  1. ismael · · note : 5 sur 5

    une tuerie......

Autres chroniques

Les 451 chroniques ›