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Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
FREN
Pochette de l'album Bobo Revolution de VARIOUS ARTISTS

Chronique · par Cyril Le Tallec

Various Artists

Bobo Revolution

Après avoir acquis une sérieuse réputation dans le dancehall, Frenchie s’est progressivement tourné vers le new roots. "Bobo Revolution" parcours son catalogue sous le prisme des Bobos, frange radicale du rastafarisme popularisée par les succès de Capleton, Sizzla et consorts. On entre au cœur de cette spiritualité avec Natty King et son Africa we’re from, où il s’inquiète sur ses semblables qui perdent leurs pensées dans leurs frustrations et leur rappelle leurs racines Africaines tandis que Sizzla et son terrible Africa prepare, nous chante un véritable hymne au rapatriement vers l’Afrique. Fantan Mojah nous explique sur ‘Stronger’ qu’en priant il devient plus fort, titre que l’on devrait retrouver sur le très attendu 2e album de l’artiste. Unique producteur Européen à posséder un titre de Jah Cure, il signe avec Poor man’s cry’ une excellente combinaison avec l’artiste maison Anthony B, véritable plaidoyer pour les gens qui souffrent à travers le monde.

Mélangeant allégrement les artistes confirmés avec les valeurs montantes de la musique Jamaicaine, Frenchie convie Warrior King sur le très bon Oh what a feeling et Gyptian sur le très reposant Rise and live. Chezidek, fort de sa foi, avertit qu’il ne craint rien sur Have no fear alors que le Jamaicain de Londres Prince Malachi nous démontre que Jah ne dort pas sur Jah nah sleep, un recut du Zion Train cher à Bob Marley. Si l’on retrouve quelques compositions originales avec les riddims Ashanti Warrior, Jah Power (Natural Black, Stubborn woman) ou Good over Evil (Lutan Fyah life like this), c’est dans les reprises de riddims classiques que Frenchie fait preuve d'un flair redoutable. Du Blackboard Jungle (Morgan Heritage’Guards up’) immortalisé par Lee Perry en passant par le World Jam Riddim (Luciano et le foudroyant A no like we no like dem), popularisé par le World a reggae d’Ini Kamoze et remis au goût du jour par Damian Marley et son Welcome to Jamrock, sans oublier le Truth & Rights (Junior Kelly, Tough life) et le Intercom (Jah Mason, Mama earth), l’un des riddims best seller de Maximum Sound. Joli éventail d'artistes conscients, "Bobo Revolution" compte néanmoins un absent de marque : Capleton, mentor et icône de tous les Bobos.

Réactions des lecteurs (3)

  1. fyah shaka · · note : 1 sur 5

    bete de lp pour ceux ki ne possede pas deja les singles.special big up pour la tune de warrior king!.hey frenchie a kan des lp de warrior king,shiloh,mojah,chezidek et natty king ca serait bad
  2. JaHEtienne · · note : 1 sur 5

    "frange radicale du rastafarisme" Mais quand est-ce qu'avant d'écrire et de parler sur Bobo Shanty les gens iront se renseigner? Complétement d'accord avec ce que Tu dis Kalonjah! Les seuls choses qu'ils ont à voir avec Ca c'est qu'ils partagent à peut pres les mêmes idées que Sizzla ou Capleton qui ne sont pas forcément voir même apsles même idées que Bobos!

    Blessed Love!
  3. kalonjah.skyblog.com · · note : 1 sur 5

    Le gros défaut étant que certains des artistes présents ne sont pas du tout des bobos. Porter le turban ne fait pas nécessairement de Warrior king ou Junior Kelly des bobos

    Et je ne parle pas de Gyptian qui n'a rien avoir avec les Bobos Dread.

    Frenchie se mélengerait-il les pinceaux?

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