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Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
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Pochette de l'album Reggaemento de Stanley Beckford

Chronique · par Maxime Nordez

Stanley Beckford

Reggaemento

A près de 70 ans, Stanley Beckford sort un nouvel album. L’auteur du célèbre « Soldering » semble indémodable et n’est pas sans nous rappeler Compay Segundo dans un répertoire voisin.

Stanley Beckford a toujours joué du mento, style musical qui puise ses sources en Afrique. On retrouve dans cet album son tout premier hit Wanted Man qu’il signa pour Alvin Ranglin (GG Records) en 1973. Gros succès radio, ce morceau nous plonge dans l’univers mento de Stanley avec sa rhumba-box, son banjo et sa clarinette, dans la plus pure tradition. Composé de 11 titres, cet album compile d’anciennes compositions, des reprises de succès reggae et de nouvelles compositions.

Si Stanley avait repris, dans son "Stanley Beckford plays mento", des chansons de Bob Marley, cette fois ce sont d’autres monuments du reggae qui sont revisités comme The Gladiators, Desmond Dekker, The Maytals ou encore Marcia Griffiths. Le medley 007 Shanty Town/ I’ll never grow old est particulièrement réussi et donne l’impression que ces chansons étaient faites pour le mento. D’ailleurs, comme Stanley aime le rappeler (voir interview) : « Mento is di original ! ». Son timbre de voix convient parfaitement au Israelites de Desmond Dekker. Avec Oh Jah Jah il reprend ce qui était à l’origine un chant de Noël en Jamaïque avant de devenir le Hello Carol des Gladiators. Donkey man emprunte lui aussi aux thèmes traditionnels jamaïcains. Feel like jumping de M.Griffiths est tout aussi inattendu que réussi.

Garant de la tradition musicale
L’instrumentation mento est quasi invariable bien que parfois, la guitare acoustique l’emporte sur le banjo (Sam Fi Man). Les arrangements sont simples mais font tout le charme du mento avec des intermèdes de clarinette qui reprend le thème. Les nouvelles compositions pourraient avoir été écrites dans les années 70 tant la recette reste la même. Telephone calling et Let the devil gwan sont deux nouveaux morceaux qui s’insèrent parfaitement dans le répertoire. Stanley Beckford est l’un des rares représentants du mento et entretient cette tradition comme il se doit.

Il nous confiait qu’il devait beaucoup aux européens et au blancs en général (voir interview). Grand monsieur de la musique jamaïcaine, Stanley Beckford n’est pas et n’a jamais été un rastaman. Mais il porte en lui une spiritualité et une sagesse très développées qui lui firent écrire notamment le morceau Oh Jehova, complainte mento, mystique sans être rasta. Un album très agréable que ce "Reggaemento" qui maintient Stanley Beckford comme le garant de la tradition musicale jamaïcaine.

Réactions des lecteurs (3)

  1. hoareau · · note : 5 sur 5

    J'ai ecoute et vu Stanley au festival de Juan-les pins,je peus vous dire que
    c'est extra;jamais je me suis autant regaler!C'est dommage que les français et autre ne le conaissent pas assez!Encore bravo pour son concert
  2. Cleopatra · · note : 5 sur 5

    Il passe plus exactement le vendredi 13 avec Astonvilla et Sidilarsen à partir de 19h30 (12€ en pré vente, 15 € sur place) :)
  3. virginie · · note : 5 sur 5

    a voir au cap festival de flavin (aveyron 12) le weekend du 15 août pour plus dinfo envoyez e-mail tchuss

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