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Cover of the album Hard Road by CONGO ASHANTI ROY & PURA VIDA

CONGO ASHANTI ROY & PURA VIDA

Hard Road



Release date :
10-08-2012

Label :
Lost Ark Music


Actualités
REVIEW

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(1)   
Tracklist :
01. Only Jah
02. Shadows of the Evening
03. Energy
04. If You Don't Know Jah
05. Home Sweet Home
06. Why?
07. Hard Road
08. Beware
09. Work It Out
10. Positive People
11. Warrior
12. Moranga Dub
13. Shadows of Dub
3 019 vues

1 Comment

"Du Black Ark Studio au Lost Ark Studio, après un voyage au travers du temps et de l’espace, Congo Ashanti Roy, débarque avec un fantastique nouvel album. Celui-ci a été enregistré en Belgique et en Jamaïque, est produit par Poddington 'Puraman' Krank et Congo lui-même et est enrichi de contributions de Horsemouth, Earl Chinna Smith, GT Moore et Erick Judah. En plus la pochette elle- même est une œuvre d’art.

Juillet 2011. A Portmore, Jamaïque, Roydel ‘Congo Ashanti Roy’ Johnson reçoit enfin le paquet que Bregt ‘Puraman’ De Boever lui avait envoyé quelques semaines plus tôt. Il s’agit du vinyl de ‘We nah give up’ qu’il a enregistré avec les autres membres de Congos dans le Lost Ark studio de Puraman à Mare-Altar (c’est comme cela que les Jamaïquains appellent Sint-Maria-Aalter). Shanti voit d’abord la pochette qui le remplit de joie. Il sait que Puraman est un artiste, pas seulement en tant que producteur en studio ou musicien sur scène, mais aussi en tant que peintre. Shanti écoute ensuite le disque et sa joie ne fait que s’intensifier. Il se rend compte que l’album ‘Heart of the Congos’, après 34 ans, trouve enfin un successeur digne de ce nom. A l’époque, quelque chose de magique se déroulait dans le Black Ark de Lee Perry. Maintenant, ce mystique naturel se retrouvait dans le Lost Ark de Pura Vida.

Sans Shanti, cet album ne serait jamais sorti. Bregt Puraman est un ami des quatre membres des Congos, mais c’est Shanti qui l’a pris sous son aile et c’est chez lui que Puraman pouvait loger à chaque fois qu’il était en Jamaïque. Ils sont comme deux compères qui se sont rencontrés dans ce continuum intemporel qu’est le reggae. Pourtant, l’un est 30 ans plus vieux que l’autre, le premier a ses racines profondément enfoncées en Jamaïque et dans l’esprit de rastafari, tandis que le second a les siennes dans les terres argileuses flamandes et une spiritualité universelle.

Shanti et Puraman ont commencé à échanger de la musique. Des riddims, des mélodies, des lyrics, parfois par téléphone, parfois via internet. C’est Maarten, le frère de Bregt, qui s’est engagé à faire venir Congo Ashanti Roy en Belgique, pour enregistrer mais aussi pour faire quelques concerts avec le groupe Pura Vida. « Sans mon frère, je n’y serai pas arrivé. Il a réglé pour moi tous les aspects administratifs, les bookings, les contacts, … Je n’aurais jamais pensé que c’était tellement difficile de faire venir quelqun du Tiers Monde vers l’Europe. Visa, billets d’avion, caution, fiches de revenus, relevés de comptes bancaires (qui doivent être bien fournis), attestations fiscales : je suis moi-même trop désordonné pour pouvoir arranger tout cela. Le suspense a duré jusqu’au dernier jour. Heureusement malgré tout que l’ambassade belge a chaleureusement accueilli Shanti. Mais au final, ce n’est que quand il nous a appelés pour nous dire qu’il montait dans l’avion que nous avons été tout à fait rassurés. »

Il faisait un froid de canard quand Congo Ashanti Roy a débarqué en février à Bruxelles. Cela faisait des semaines que le pays se trouvait sous la neige. Dans le Lost Ark, il n’y avait qu’un misérable petit feu. Mais malgré tout (ou à cause de cela), Shanti a voulu se mettre directement à l’œuvre. Alors qu’il était arrivé à 4 heures du matin à Sint-Maria-Aalter, à 6 heures, il était en studio, occupé à chanter sur un nouveau riddim qu’il avait composé en Jamaïque. Quelques heures plus tard, le reste des musiciens de Pura Vida ont débarqué, frais et dispos, pour enrichir le riddim et lui donner son habillement final.

Le hasard veut que le Lost Ark venait justement d’être élargi et reconstruit. Congo Ashanti Roy était le premier artiste à pouvoir faire usage du nouvel espace et des nouvelles possibilités de ce studio. Il y est resté de jour comme de nuit, travaillant d’arrache-pied à cet album avec son producteur Puraman.

Pura Vida était toujours de la partie. Certains effets et quelques voix ont plus tard été rajoutées aux chansons, dans le Lions Den Studio, JA, et Earl ‘Chinna’ Smith y a aussi ajouté sa petite touche personnelle. Horsemouth a apporté ses compétences légendaires en termes de batterie, et pour les chœurs, il y a G.T. Moore, Erick Judah et Mrs. Puraman, Nina Schelfthout. Mais au final, l’album ‘Hard Road’ est surtout une création de Bregt et Shanti, alors que ‘Nah give up’ résulte clairement d’une interaction entre les Congos au grand complet avec le rastaman de Sint-Maria-Aalter" By Jah Shakespear Reggae.be


REACTIONS

1 Comment
General appreciation : 5/5

"Du Black Ark Studio au Lost Ark Studio, après un voyage au travers du temps et de l’espace, Congo Ashanti Roy, débarque avec un fantastique nouvel album. Celui-ci a été enregistré en Belgique et en Jamaïque, est produit par Poddington 'Puraman' Krank et Congo lui-même et est enrichi de contributions de Horsemouth, Earl Chinna Smith, GT Moore et Erick Judah. En plus la pochette elle- même est une œuvre d’art.

Juillet 2011. A Portmore, Jamaïque, Roydel ‘Congo Ashanti Roy’ Johnson reçoit enfin le paquet que Bregt ‘Puraman’ De Boever lui avait envoyé quelques semaines plus tôt. Il s’agit du vinyl de ‘We nah give up’ qu’il a enregistré avec les autres membres de Congos dans le Lost Ark studio de Puraman à Mare-Altar (c’est comme cela que les Jamaïquains appellent Sint-Maria-Aalter). Shanti voit d’abord la pochette qui le remplit de joie. Il sait que Puraman est un artiste, pas seulement en tant que producteur en studio ou musicien sur scène, mais aussi en tant que peintre. Shanti écoute ensuite le disque et sa joie ne fait que s’intensifier. Il se rend compte que l’album ‘Heart of the Congos’, après 34 ans, trouve enfin un successeur digne de ce nom. A l’époque, quelque chose de magique se déroulait dans le Black Ark de Lee Perry. Maintenant, ce mystique naturel se retrouvait dans le Lost Ark de Pura Vida.

Sans Shanti, cet album ne serait jamais sorti. Bregt Puraman est un ami des quatre membres des Congos, mais c’est Shanti qui l’a pris sous son aile et c’est chez lui que Puraman pouvait loger à chaque fois qu’il était en Jamaïque. Ils sont comme deux compères qui se sont rencontrés dans ce continuum intemporel qu’est le reggae. Pourtant, l’un est 30 ans plus vieux que l’autre, le premier a ses racines profondément enfoncées en Jamaïque et dans l’esprit de rastafari, tandis que le second a les siennes dans les terres argileuses flamandes et une spiritualité universelle.

Shanti et Puraman ont commencé à échanger de la musique. Des riddims, des mélodies, des lyrics, parfois par téléphone, parfois via internet. C’est Maarten, le frère de Bregt, qui s’est engagé à faire venir Congo Ashanti Roy en Belgique, pour enregistrer mais aussi pour faire quelques concerts avec le groupe Pura Vida. « Sans mon frère, je n’y serai pas arrivé. Il a réglé pour moi tous les aspects administratifs, les bookings, les contacts, … Je n’aurais jamais pensé que c’était tellement difficile de faire venir quelqun du Tiers Monde vers l’Europe. Visa, billets d’avion, caution, fiches de revenus, relevés de comptes bancaires (qui doivent être bien fournis), attestations fiscales : je suis moi-même trop désordonné pour pouvoir arranger tout cela. Le suspense a duré jusqu’au dernier jour. Heureusement malgré tout que l’ambassade belge a chaleureusement accueilli Shanti. Mais au final, ce n’est que quand il nous a appelés pour nous dire qu’il montait dans l’avion que nous avons été tout à fait rassurés. »

Il faisait un froid de canard quand Congo Ashanti Roy a débarqué en février à Bruxelles. Cela faisait des semaines que le pays se trouvait sous la neige. Dans le Lost Ark, il n’y avait qu’un misérable petit feu. Mais malgré tout (ou à cause de cela), Shanti a voulu se mettre directement à l’œuvre. Alors qu’il était arrivé à 4 heures du matin à Sint-Maria-Aalter, à 6 heures, il était en studio, occupé à chanter sur un nouveau riddim qu’il avait composé en Jamaïque. Quelques heures plus tard, le reste des musiciens de Pura Vida ont débarqué, frais et dispos, pour enrichir le riddim et lui donner son habillement final.

Le hasard veut que le Lost Ark venait justement d’être élargi et reconstruit. Congo Ashanti Roy était le premier artiste à pouvoir faire usage du nouvel espace et des nouvelles possibilités de ce studio. Il y est resté de jour comme de nuit, travaillant d’arrache-pied à cet album avec son producteur Puraman.

Pura Vida était toujours de la partie. Certains effets et quelques voix ont plus tard été rajoutées aux chansons, dans le Lions Den Studio, JA, et Earl ‘Chinna’ Smith y a aussi ajouté sa petite touche personnelle. Horsemouth a apporté ses compétences légendaires en termes de batterie, et pour les chœurs, il y a G.T. Moore, Erick Judah et Mrs. Puraman, Nina Schelfthout. Mais au final, l’album ‘Hard Road’ est surtout une création de Bregt et Shanti, alors que ‘Nah give up’ résulte clairement d’une interaction entre les Congos au grand complet avec le rastaman de Sint-Maria-Aalter" By Jah Shakespear Reggae.be


 

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