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Cannabis

Ouvert par Truth le 17 mars 2005 · Dans Discussion générale · 84 messages · 2005-2009 · page 5 sur 6

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Le site de rf étant inaccessible je suis allé trainer chez les frangin-es. J'ai ramené ça :

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Chanvre. Enquête sociologique chez ceux qui rêvent d’autosubsistance et de fumette bio.
Par Gros Marie-Joelle
QUOTIDIEN : mardi 3 juillet 2007

Un début d’été aussi frisquet, c’est catastrophique pour toutes les cultures, légales ou pas. Une pensée pour les cannabiculteurs. Eux qui bichonnent leurs plantations depuis la graine qui va germer en février jusqu’à la récolte à l’automne, ont peu de chance, cette année, de parvenir à déguster leur production. « C’est une année pourrie », lâche l’un d’eux, écœuré. Loin de vouloir faire l’apologie de la culture du cannabis, il faut reconnaître à ceux qui se lancent dans cette entreprise une certaine forme de courage. Pas dans la version culture intensive qui va rapporter beaucoup d’argent. Non, notre compassion va aux cannabiculteurs amateurs, ces fumeurs de joints bio qui rêvent simplement d’autosubsistance et plantent sur leur balcon, dans leur jardin ou dans leur penderie.
Des cultivateurs atypiques qu’un doctorant en sociologie rattaché à l’école des hautes études en sciences sociales (EHESS), Julien Lefour, a choisi d’étudier (1). Le chercheur travaillait à sa thèse sur les « sociabilités festives », très empreintes d’alcool, quand il s’est aperçu que les jeunes qu’il suivaient ne faisaient pas que boire : un sous-groupe fumait sa propre production. Claude Fischler, son directeur de thèse et spécialiste de l’alimentation, l’a encouragé à creuser le terreau des cannabiculteurs amateurs constatant qu’ «ils parlaient de leur production comme d’autres dissertent sur les vins».
Tendance «do it yourself»
Une affaire de goût, en somme. A la nuance près que les cultivateurs de cannabis sont tenus au secret. Inviter des amis à déguster sa fabrication n’est effectivement envisageable qu’entre initiés, comme le confirment nos observations. Cultiver son chanvre à soi, c’est affronter les risques de délation du voisinage, comme les grincements de ses proches.
Clandestinité oblige, difficile d’évaluer le nombre de cannabiculteurs : entre 10 000et 20 000 peut-être (sur 850 000 fumeurs réguliers). Ils ont en commun de fumer depuis quelques années, et de s’être lassés de devoir s’approvisionner auprès de gens peu fréquentables, ou de consommer du haschisch coupé au henné ou au cirage. D’après le sociologue, leur nombre devrait croître puisque la répression s’intensifie sur le trafic. Mais aussi parce que la tendance correspond à l’époque, plutôt portée sur le repli sur soi, le bio et le «do it yourself».
Le passage à l’acte reste à ce jour le fait d’une minorité de fumeurs. Tout le monde n’a pas la main verte. Malgré l’intense littérature sur le sujet (livres et sites web) et les quelques boutiques militantes qui délivrent d’excellents tuyaux, le découragement guette souvent le cannabiculteur : la plante est fragile, les changements de pots au cours de sa croissance périlleux, et l’ampleur de la récolte toujours aléatoire.
Vivre à la campagne reste un atout : il est plus aisé de repérer un terrain où les plans pourront s’épanouir à l’abri des regards. Seul vrai risque : se les faire voler par d’autres amateurs, ou vandaliser. Cette « culture outdoor » semble cependant moins risquée qu’une « culture indoor ». Car en appartement, en cas de descente de police, difficile de nier les faits. Produire de la drogue reste une activité passible de vingt ans de réclusion criminelle. Même pour trois plants ? La sévérité des juges varie d’un tribunal à l’autre.
Le chercheur confirme au passage « l’hypocrisie » qui encadre la cannabiculture. En marge des échoppes militantes, la plupart des enseignes de jardinage propose tout l’équipement nécessaire à l’installation d’une serre tropicale à l’intérieur un placard. Sans jamais nommer la plante concernée. L’hydroponie a le vent en poupe. Elle permet de se libérer des aléas météorologiques, mais perturbe les relations familiales.
Le partage du placard
En couple, elle crée des tensions, les filles supportant mal de devoir sacrifier la moitié de la penderie à l’obsession végétale de leur conjoint, surtout que « ça » sent fort et développe des colonies d’insectes. Et des parents dénigrent l’engouement de leur adolescent pour ces travaux pratiques qui ne rapportent aucun point en sciences et vie de la terre (SVT). Une chose pourtant devrait les rassurer : le cannabis produit artisanalement n’est pas excessivement fort. Son taux de THC (la substance psychoactive incriminée dans les troubles mentaux de certains fumeurs de joints) n’y est pas boostée comme dans une production industrielle à visée mercantile. Notons cependant que les cannabiculteurs amateurs ont souvent tendance à gâtifier : ils donnent des petits noms à leurs plants, trop émus de les voir pousser sous leurs yeux.
Cannabiculteur d’un jour, cannabiculteur toujours ? Rarement. De mauvaises récoltes, un emménagement dans un logement sans balcon, ou trop ensoleillé, ou avec trop de vis-à-vis, ou avec quelqu’un de résolument allergique à la culture, peuvent casser un élan. Le sociologue, lui, interroge: « face au coût social et économique du trafic de cannabis, une autoproduction, même réglementée, peut-elle être acceptable comme solution de rechange » ? Pas gagné.
(1) Laboratoire Cetsah (EHESS-CNRS). Etude publiée en 2006 dans le revue Alcoologie et addictologie.
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Zefyko

Vétéran · 1 304 messages

Une chose pourtant devrait les rassurer : le cannabis produit artisanalement n’est pas excessivement fort. Son taux de THC (la substance psychoactive incriminée dans les troubles mentaux de certains fumeurs de joints) n’y est pas boostée comme dans une production industrielle à visée mercantile


ca j'en suis pas persuadé...rare sont ceux qui en intérieur font pousser de la nat...

Misterjuh

Vétéran · 1 173 messages

Yep, je suis du meme avis.
En interieur c'est difficilement de la weed pauvre en Thc, rien qu'avec la puissance des lampes...Et pour avoir des graines de weed nat'...
.Mother Earth Sound.
http://www.chankaprod.com

thiof

Nouveau · 5 messages

et dire que l'on pouvez payer ses impots il y a quelque siécle avec le chanvre!!!! trop cool de tafer aux impots à l'époque!!!!

Jah Dys Iple

Vétéran · 1 581 messages

Il cartonne le topic cannabis... le prochaine fois que je vend des disques je met cannabis dans le titre, ça va marcher :lol: ou alors générateur d'insultes :lol:




Pardon je viens encore raconter n'importe quoi :?
Holy Night sound
conscious & spiritual music

BadWise

Accro · 569 messages

pour info c'est pas le fait de faire pousser en intérieur qui booste le taux de THC des plantes ...


il y'a pas mal de weed "pure-souches" qui sont deja suffisament fortes comme ca lorsqu'elles poussent dans la nature.

De plus les differentes banques de graines (hollandaises , americaines , canadiennes et autres .. ) proposent generalement toute sortes de varietés avec des taux de THC tres variables , aussi bien pour la culture indoor que outdoor et toutes leurs semances sont "naturelles" ... au cultivateur ensuite de decider quelle varieté correspond le plus a ses besoins ;)

Ju

Vétéran · 3 773 messages

Marijuana : les grands espoirs de la recherche médicale
Cet été, des chercheurs britanniques et italiens ont découvert que des molécules de marijuana peuvent détruire un staphylocoque doré résistant à la méticilline (MRSA), qui a récemment infecté sept bébés et quatre employés d'une maternité de Yonkers (Etat de New York), faisant ressurgir le spectre d'une épidémie dans les écoles, ou dans les lieux où elle se développe habituellement, les hôpitaux et les crèches.

Rien ne s'oppose, en théorie, à ce que des composés dérivés du cannabis soient un jour utilisés dans des crèmes pour les patients atteints de MRSA ou d'autres infections résistant aux antibiotiques.

La marijuana serait-elle le médicament miracle?

Ce n'est pas la première fois que la marijuana apparaît dans le monde de la recherche comme un éventuel médicament miracle. Ces dernières années, des composés cannabiques ou des molécules apparentées ont pu ralentir la progression de tumeurs du poumon chez les souris ou la détérioration des artères cardiaques chez les rats, ou encore augmenter la qualité du sperme chez des fumeurs de tabac.

Les recherches sur les récepteurs de THC et des autres composés cannabiques -et les mécanismes qu'ils activent- ont explosé. Comme les travaux consacrés aux molécules originelles, appelées endocannabinoïdes, qui visent les mêmes sites. Les interactions provoquées par ces molécules ont des effets sur de nombreuses fonctions, de l'appétit à la perception de la douleur.

Ce déferlement scientifique a aidé le cannabis à se débarrasser de son image associée au milieu hippie et à la fumette récréative. Il a aussi ranimé l'espoir que ces molécules (ou d'autres similaires) peuvent avoir un usage thérapeutique pour les fractures du crâne, les inflammations de l'intestin, les allergies de la peau, l'athérosclérose, l'ostéoporose et la maladie d'Alzheimer, entre autres. Pour toutes ces pathologies aux traitements spectaculaires, durs et incertains qui semblent toujours être à l'état adolescent. Les recherches sur les traumas crâniens semblent prometteuses, mais ont eu des résultats cliniques mitigés sur l'homme voire même, pour d'autres, n'ont pas été très loin dans le processus expérimental.

Malgré tout, des signes montrent que l'on parvient enfin à l'âge adulte dans ce domaine. Les pistes les plus prometteuses visent à atténuer la douleur liée à des atteintes nerveuses et à améliorer les symptômes des scléroses en plaques (SEP). Entre 2007 et cet été, plusieurs essais cliniques ont montré que fumer de la marijuana peut soulager la douleur chez des patients souffrant de dégénérescence nerveuse liée au VIH ou à d'autres pathologies. Les composés cannabiques semblent aussi réduire la douleur nerveuse et les spasmes chez les malades de scléroses en plaques. Un médicament appelé Sativex -qui délivre deux composés cannabiques en spray sous la langue- en est maintenant au dernier stade des essais cliniques en Europe pour les patients atteints de SEP. Malgré le battage médiatique, ces découvertes méritent que l'on s'y attarde un peu.

Etudier la marijuana? Un cauchemar bureaucratique pour les chercheurs

Etudier les ressources de la marijuana peut se transformer en cauchemar bureaucratique. En 1970, le Congrès américain l'a classée en catégorie 1, ce qui signifie qu'elle a un fort potentiel addictif et qu'elle n'est pas "couramment acceptée pour un usage médical". Compliquant la recherche sur de possibles bénéfices médicaux. Dans les années 80, la Food and Drug Administration (FDA) approuva le Marinol -du THC en prise orale, l'ingrédient le plus psychoactif du cannabis- pour traiter les nausées et vomissements liés à la chimiothérapie.

Plus tard, elle autorisa également le Marinol pour stimuler l'appétit des malades du sida. "Mais le Marinol ne fut jamais complètement accepté par les patients", explique Donald Abrams, professeur de médecine à l'Université de Californie-San Francisco. L'effet était plus lent que la marijuana fumée et encore plus psychoactif (quand le THC arrive dans le sang par le circuit digestif, il est filtré par le foie en molécules psychoactives plus nombreuses). Enfin, le Marinol n'a pas été approuvé aux Etats-Unis dans le traitement de la douleur. Ceux qui souhaitaient alors pousser les recherches plus avant -soit en étudiant la marijuana fumée, soit en développant de meilleurs supports ou en testant le cannabis dans d'autres conditions- n'ont jamais reçu le soutien des autorités fédérales.

En Californie, les autorités locales financent un centre de recherche

Pourtant, certains ont reçu de l'aide de l'Etat de Californie, qui a financé une étude récente sur le lien entre douleur et cannabis fumé. En 2000, l'Etat a même créé le Centre universitaire californien pour les recherches médicales cannabiques, qui sélectionne les projets de recherche selon un protocole proche de celui du National Institute of Health (NIH), les finance et aide les scientifiques à naviguer dans les différentes législations, locale et fédérale. Le centre aide les chercheurs à se procurer des cigarettes de cannabis et s'occupe de contrôler la sécurité des approvisionnements -comme s'assurer par exemple que la drogue est correctement stockée dans des pots fixés au sol, explique le directeur Igor Grant.

Le mouvement a été lent, mais il débouche enfin sur une rafale de publications. Le premier article basé sur un essai clinique, paru dans Neurology en 2007, fut une étude randomisée réalisée sur 50 cas de porteurs du VIH ayant des atteintes nerveuses, qui peuvent entraîner des douleurs lancinantes, brûlantes ou des insensibilités.

Dans le groupe ayant fumé du cannabis chaque jour, 34% des malades ont éprouvé une diminution des douleurs chroniques -"un effet équivalent à l'usage des médicaments utilisés dans ce cas, comme des anticonvulsifs ou des antidépresseurs", précise Abrams.

Deux autres essais cliniques randomisés, publiés en juin et en août, ont montré des effets bénéfiques similaires. L'étude de juin s'est focalisée sur des patients frappés de douleurs en lien avec l'environnement neurologique, y compris des blessures de la moelle épinière. L'étude d'août s'est concentrée sur des symptômes liés au VIH. Les deux établissent que les patients fumeurs de cannabis déclarent éprouver moins de douleur que ceux ayant fumé des cigarettes ordinaires. Ces études sont réduites, mais convaincantes.

Le THC entraîne une diminution de la douleur des scléroses en plaques

Une autre étude récentesuggère que le cannabis peut soulager les douleurs des scléroses en plaques et avoir aussi de l'effet sur d'autres symptômes. Le Sativex, qui contient du THC et du cannabidiol, composé non psycho-actif absorbé par la bouche, est déjà autorisé au Canada pour les douleurs liés au cancer et pour les douleurs nerveuses associés aux scléroses en plaques. En 2007, un essai clinique randomisé sur 189 malades de scléroses en plaques a montré que ceux ayant pris du Sativex déclarent une diminution significative des spasmes musculaires incontrôlés (l'étude a été soutenue par GW Pharmaceuticals, la société britannique qui a développé le médicament).

Les chercheurs sont en train de conduire un ultime essai clinique du Sativex sur des malades atteints de scléroses en plaques dans cinq pays européens. La société a également entamé un essai clinique de phase 2/3 aux Etats-Unis pour des patients souffrant de cancer. Ce médicament présenterait l'avantage de ne pas être fumé ou avalé, il n'introduit donc pas de toxines dans les poumons, comme c'est le cas lorsque le cannabis est fumé. Il pénètre le circuit sanguin rapidement, mais sans passer par le foie, comme le font les présentations orales, ce qui l'empêche d'être filtré plus vite et le rend ainsi moins psycho-actif (GW Pharmaceuticals prétend que les patients prenant du Sativex ne subissent pas d'effet psycho-actif à des doses normales).

Si ces recherches et résultats sérieux se poursuivent, bientôt les thérapies par le cannabis ne seront plus, de fait, clouées au sol.

Photo: de la marijuana médicale délivrée à Los Angeles en 2007 (DR).

Source Rue89 :
http://www.rue89.com/2008/11/08/marijua … e-medicale

Certains liens vers d'autres articles ou vers les études mentionnées dans ce texte ne sont valide que depuis le site rue89 (étant donné que j'ai fait un simple copier/coller)

Messen

Forcené(e) · 408 messages

Truth a écrit :Je sais que pour certains cest un sujet tabou, mais savez-vous pourquoi et quand (enfin dans quelles circonstances) le cannabis a-t-il été interdit dans les sociétés!!??


C'était la question du début, je sais pas si qq1 y a répondu, la flemme de tout lire. Mais pour répondre à ta question Truth, le début de l'interdiction du cannabis en Europe ne date pas du début du siècle dernier ou des années 70 mais de 1484, quand le Pape Innocent VIII à déclarer comme hérétique la consommation de cannabis :demoniaque:

Ju

Vétéran · 3 773 messages

Mais ensuite, avec les colonies et la manufacture du cannabis (ou quelque chose comme ça) basé au Maroc sous tutelle française, la consommation à a nouveau repris. Il y avait eu une soirée Théma sur Arte il y a une quinzaine d'année ou ils montraient que le propagande sur la théorie de l'escalade (qui fume un joint se pique à l'héroïne) datait du début du siècle au USA en même temps que la prohibition d'alcool. Concernant l'interdiction, aucune idée.

TropikoL

Fidèle · 117 messages

Re:

semayat a écrit :
Ju a écrit :

Ya un lobby anti cannabis, comme il y a un lobby alcool.
Imagines que tu réfléchisses comm un comptable et que tu vois ce que rapporte l'alcool, disons 5milliards, et qu'il coûte (alcoolique, mort, accidents...) seulement 2milliards. Le compte est vite fait : Tu gagnes de l'argent à vendre un instrument mortel :twisted: ...evil spirit man :cheesy:
Le coût du cannabis est estimé à 900 millions alors qu'ils ne rapporterait seulement (estimation sur l'éco souterraine qui revient aux orga terroristes en gros) 800 millions : L'Etat a tout intérêt à conserver celà illégal celà ne lui rapportant rien du tout :!:
Les lobbyistes s'appuyent là dessus pour défendre la promotion de l'alcool.


Semayat


pourtant pas mal d'économistes, prix nobels de surcroit sont plutot pour une légalisation...

Milton Friedman (c pas l seul):
« Le fait que la prohibition de la marijuana ait de tels impacts budgétaires ne veux aucunement dire que la prohibition en soi serait une mauvaise politique, » disent les économistes. « Néanmoins, il y a des preuves que la prohibition procure des bénéfices minimes et peut causer des dommages substantiels. C’est pour cela que nous appelons notre pays à lancer un débat ouvert et honnête à propos de la prohibition de la marijuana. Nous sommes persuadés qu’à l’issue d’un tel débat on favoriserait le régime où la marijuana serait légale mais imposée et soumise à la régulation de la même façon que d’autres marchandises. Au moins, ce débat forcerait les partisans de la politique actuelle à démontrer que la prohibition apporte suffisamment de bénéfices pour justifier non seulement son coût aux contribuables et les revenus fiscaux perdus, mais également toutes les nombreuses conséquences secondaires qu’elle cause.

« Il n’existe pas de base logique pour justifier la prohibition de la marijuana, » déclare Milton Friedman, lauréat du Prix Nobel d’économie en 1976. « Ces 7,7 milliards de dollars représentent beaucoup d’argent, mais c’est seulement un moindre mal. Notre échec dans l’application de ces lois est responsable de la mort de milliers de personnes en Colombie. Sans parler de la façon dont la prohibition nuit aux jeunes gens. Il est absolument ignoble d’arrêter un jeune de 22 ans parce qu’il a fumé l’herbe. Il est encore plus ignoble de refuser la marijuana médicale aux malades. »

Selon le rapport, si les lois changeaient elles pourraient bénéficier aux grands groupes agricoles en tant que cultivateurs potentiels, ou bien aux distributeurs d’alcool et aux commerçants avec cette commodité, qui s’y connaissent dans la distribution des produits d’intoxication. Il est surprenant que pour des centres de jardinage on n’ait pas prévu de bénéfices particuliers, car suivant le rapport beaucoup de personnes ne voudraient pas cultiver leur propre marijuana, de la même façon qu’on n’a pas l’habitude de distiller de l’alcool chez soi. D’un autre côté, le grand volume de l’industrie des équipements pour la culture d’intérieur au Canada indiquerait autre chose.

« Cela fait déjà longtemps que je suis en faveur de la légalisation de toutes les drogues, » déclare Friedman. « Mais pas à cause des arguments standard des libertaires qui demandent la liberté personnelle sans restrictions. Regardez les conséquences factuelles : le dommage causé et la corruption créée par ces lois... les coûts représentent seulement un moindre mal. »
Music is the rod

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