Vétéran · 1 255 messages
Free Mumia Abu Jamal
Ouvert par Izaboo Sound le 2 septembre 2005 · Dans Discussion générale · 77 messages · 2005-2011 · page 4 sur 6
Vétéran · 11 430 messages
.
Ben oui : Up!
Triste, quasi désespérant, mais Up! quand même.
http://media.putfile.com/Baobab---Justice
.
Ben oui : Up!
Triste, quasi désespérant, mais Up! quand même.
http://media.putfile.com/Baobab---Justice
.
Fidèle · 140 messages
ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA
Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal
43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL [adresse retirée]
http://www.mumiabujamal.net
Communiqué de presse
La Cour d’Appel Fédérale de 3ème circuit (Philadelphie – Pennsylvanie - USA) vient de
rendre son jugement : le procès de 1982 à l’issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné
à mort était entaché de racisme. La Cour reconnaît ainsi que les droits constitutionnels de
l’accusé n’ont pas été respectés. De ce fait, elle annule sa condamnation à mort mais
confirme sa culpabilité.
Les juges, par deux voix contre une, se prononcent pour un autre procès avec
constitution d’un jury qui devra à nouveau statuer sur la sentence. Contrairement à ce
qu’annonce de nombreuses dépêches de presse, Mumia Abu-Jamal n’est toutefois pas
définitivement à l’abri d’une nouvelle condamnation à mort, ni d’un enfermement à vie.
Et dans l’attente, il ne quittera pas le couloir de la mort !
L’avocat de Mumia Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan, nous a déclaré que cette décision
était une demi-victoire qu’il fallait, par la mobilisation internationale, transformer en
victoire en rendant justice et liberté à son client.
Dans cette situation, le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises) appellent à
l’organisation de manifestations de soutien dans toute la France, et ce sous toutes les
formes. Il appelle également à l’envoi immédiat de messages à l’Ambassade des Etats-Unis :
2 avenue Gabriel - 75008 Paris / e-mail : [adresse retirée]
Pour l’Ile de France, un grand rassemblement aura lieu à Paris à 18 heures
le MERCREDI 2 AVRIL face au Consulat des Etats-Unis
place de La Concorde – angle Jardin des Tuileries / rue de Rivoli.
Paris, le 27 mars 2008 (20 heures)
Contacts : Jacky HORTAUT 06 86 46 99 80 & Claude GUILLAUMAUD-PUJOL 06 81 77 54 34
http://www.mumiabujamal.net/
Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal
43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL 01 53 38 99 99 FAX 01 40 40 90 98 – E MAIL [adresse retirée]
http://www.mumiabujamal.net
Communiqué de presse
La Cour d’Appel Fédérale de 3ème circuit (Philadelphie – Pennsylvanie - USA) vient de
rendre son jugement : le procès de 1982 à l’issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné
à mort était entaché de racisme. La Cour reconnaît ainsi que les droits constitutionnels de
l’accusé n’ont pas été respectés. De ce fait, elle annule sa condamnation à mort mais
confirme sa culpabilité.
Les juges, par deux voix contre une, se prononcent pour un autre procès avec
constitution d’un jury qui devra à nouveau statuer sur la sentence. Contrairement à ce
qu’annonce de nombreuses dépêches de presse, Mumia Abu-Jamal n’est toutefois pas
définitivement à l’abri d’une nouvelle condamnation à mort, ni d’un enfermement à vie.
Et dans l’attente, il ne quittera pas le couloir de la mort !
L’avocat de Mumia Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan, nous a déclaré que cette décision
était une demi-victoire qu’il fallait, par la mobilisation internationale, transformer en
victoire en rendant justice et liberté à son client.
Dans cette situation, le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises) appellent à
l’organisation de manifestations de soutien dans toute la France, et ce sous toutes les
formes. Il appelle également à l’envoi immédiat de messages à l’Ambassade des Etats-Unis :
2 avenue Gabriel - 75008 Paris / e-mail : [adresse retirée]
Pour l’Ile de France, un grand rassemblement aura lieu à Paris à 18 heures
le MERCREDI 2 AVRIL face au Consulat des Etats-Unis
place de La Concorde – angle Jardin des Tuileries / rue de Rivoli.
Paris, le 27 mars 2008 (20 heures)
Contacts : Jacky HORTAUT 06 86 46 99 80 & Claude GUILLAUMAUD-PUJOL 06 81 77 54 34
http://www.mumiabujamal.net/
Nos vies valent plus que leurs profits.
Vétéran · 11 430 messages
.
.
Dans cette situation, le Collectif Unitaire National (80 organisations françaises) appellent à l’organisation de manifestations de soutien dans toute la France, et ce sous toutes les formes.
Il appelle également à l’envoi immédiat de messages à l’Ambassade des Etats-Unis :
2 avenue Gabriel - 75008 Paris / e-mail : [adresse retirée]
Pour l’Ile de France, un grand rassemblement aura lieu à Paris à 18 heures
le MERCREDI 2 AVRIL face au Consulat des Etats-Unis
place de La Concorde – angle Jardin des Tuileries / rue de Rivoli.
Paris, le 27 mars 2008 (20 heures)
http://www.mumiabujamal.net/
.
Vétéran · 1 952 messages
Une cour d'appel américaine rejette la requête en révision du procès d'Abou-Jamal
Il y a 15 heures
NEW YORK (AFP) — Une cour d'appel américaine a rejeté la demande en révision du procès de Mumia Abou-Jamal, icône internationale de la lutte contre la peine capitale, accusé d'avoir tué un policier, et qui va désormais faire appel devant la Cour suprême.
L'ancien journaliste radio et militant des "Black Panthers", aujourd'hui âgé de 54 ans --dont plus de 25 dans le couloir de la mort--, a toujours clamé son innocence.
Fin mars, par 2 voix contre 1, la cour d'appel fédérale de Philadelphie avait annulé la condamnation à mort d'Abou-Jamal, mais avait réaffirmé sa culpabilité dans le meurtre du policier Daniel Faulkner en 1981.
La cour d'appel de Philadelphie a refusé mardi la requête en révision de sa décision antérieure. L'avocat d'Abou-Jamal, Robert Bryan, a annoncé que son client ferait de nouveau appel, cette fois-ci devant la Cour Suprême des Etats-Unis.
"Nous avancerons l'argument du racisme, ainsi que le fait que le procureur avait présenté des preuves erronnées au jury afin d'obtenir sa condamnation", a souligné Me Bryan.
Mumia Abu-Jamal conteste le fait que 10 des 15 récusations de jurés potentiels prononcées par l'accusation lors son procès aient concerné des Noirs. Le code de procédure pénale interdit de récuser un juré potentiel en raison de la couleur de sa peau. Le jury final comportait dix Blancs et deux Noirs.
"Mon objectif est toujours d'obtenir une annulation complète de sa condamnation", a précisé son avocat. "Nous ne prendrons aucun repos avant que Mumia soit libre", a-t-il lancé.
Dans l'immédiat, la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal doit être commuée automatiquement en réclusion criminelle à perpétuité, à moins que l'accusation ne se présente à nouveau devant un jury pour tenter d'obtenir la peine de mort.
Il y a 15 heures
NEW YORK (AFP) — Une cour d'appel américaine a rejeté la demande en révision du procès de Mumia Abou-Jamal, icône internationale de la lutte contre la peine capitale, accusé d'avoir tué un policier, et qui va désormais faire appel devant la Cour suprême.
L'ancien journaliste radio et militant des "Black Panthers", aujourd'hui âgé de 54 ans --dont plus de 25 dans le couloir de la mort--, a toujours clamé son innocence.
Fin mars, par 2 voix contre 1, la cour d'appel fédérale de Philadelphie avait annulé la condamnation à mort d'Abou-Jamal, mais avait réaffirmé sa culpabilité dans le meurtre du policier Daniel Faulkner en 1981.
La cour d'appel de Philadelphie a refusé mardi la requête en révision de sa décision antérieure. L'avocat d'Abou-Jamal, Robert Bryan, a annoncé que son client ferait de nouveau appel, cette fois-ci devant la Cour Suprême des Etats-Unis.
"Nous avancerons l'argument du racisme, ainsi que le fait que le procureur avait présenté des preuves erronnées au jury afin d'obtenir sa condamnation", a souligné Me Bryan.
Mumia Abu-Jamal conteste le fait que 10 des 15 récusations de jurés potentiels prononcées par l'accusation lors son procès aient concerné des Noirs. Le code de procédure pénale interdit de récuser un juré potentiel en raison de la couleur de sa peau. Le jury final comportait dix Blancs et deux Noirs.
"Mon objectif est toujours d'obtenir une annulation complète de sa condamnation", a précisé son avocat. "Nous ne prendrons aucun repos avant que Mumia soit libre", a-t-il lancé.
Dans l'immédiat, la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal doit être commuée automatiquement en réclusion criminelle à perpétuité, à moins que l'accusation ne se présente à nouveau devant un jury pour tenter d'obtenir la peine de mort.
Sounda
Sounda
Subject: MUMIA concert RATM
APPEL aux franciliens volontaires pour la distribution d’un tract (voir fichiers joints) au festival ROCK EN SEINE le MERCREDI 20 AOUT … RDV à 16h45 à l’entrée du Parc de Saint-Cloud côté Musée de Sèvres : métro Pont de Sèvres puis traverser le pont pour passer de l’autre côté de la Seine.
Inutile de confirmer votre présence, nous vous donnons directement RDV sur place.
Amicalement.
Pour le Collectif Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
Jacky Hortaut
APPEL aux franciliens volontaires pour la distribution d’un tract (voir fichiers joints) au festival ROCK EN SEINE le MERCREDI 20 AOUT … RDV à 16h45 à l’entrée du Parc de Saint-Cloud côté Musée de Sèvres : métro Pont de Sèvres puis traverser le pont pour passer de l’autre côté de la Seine.
Inutile de confirmer votre présence, nous vous donnons directement RDV sur place.
Amicalement.
Pour le Collectif Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
Jacky Hortaut
Vétéran · 1 986 messages
Sounda
Chers amis,
Comme chaque année, nous vous donnons rendez-vous à la Fête de l'Humanité (13 et 14 septembre).
Le stand du Collectif Unitaire National "ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA"
se situe dans l'espace VILLAGE DU MONDE (avenue Che-Guevara).
>
Pour sa tenue et son animation (distribution de tracts, vente de livres, signature de pétition ...) nous faisons appel à tous ceux d'entre vous qui pourraient se rendre disponibles quelques heures ... CONTACT : Ramite Oréa 06 23 80 51 54.
Merci et RDV à la fête.
Pour le Collectf Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
Jacky Hortaut
Comme chaque année, nous vous donnons rendez-vous à la Fête de l'Humanité (13 et 14 septembre).
Le stand du Collectif Unitaire National "ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA"
se situe dans l'espace VILLAGE DU MONDE (avenue Che-Guevara).
>
Pour sa tenue et son animation (distribution de tracts, vente de livres, signature de pétition ...) nous faisons appel à tous ceux d'entre vous qui pourraient se rendre disponibles quelques heures ... CONTACT : Ramite Oréa 06 23 80 51 54.
Merci et RDV à la fête.
Pour le Collectf Unitaire National
de soutien à Mumia Abu-Jamal,
Jacky Hortaut
Sounda
SITUATION JUDICIAIRE de Mumia Abu-Jamal
A la suite de la décision (refus d’un nouveau procès) en juillet dernier par la juridiction fédérale de Pennsylvanie, l’avocat principal de Mumia, maître Robert R. Bryan, a déposé un mémoire début septembre auprès de la Cour Suprême des Etats-Unis. Cet ultime recours devant la plus haute juridiction américaine a pour enjeu de faire reconnaître que Mumia a été victime d’un procès raciste, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution des Etats-Unis. Si, la Cour fait sienne la thèse de la défense, Mumia aura enfin droit à un nouveau procès. Si la Cour rejette le recours, Mumia sera définitivement condamné à la réclusion criminelle a perpétuité (décision de la Cour d’Appel Fédérale de mars dernier) … donc à mourir en prison ! A l’évidence, l’évolution de la situation judiciaire depuis le printemps dernier (annulation de la peine de mort mais confirmation de la culpabilité) semble rallier tous les adversaires de « la voix des sans voix ». L’objectif poursuivi est clair : pour faire perdurer la sentence de mort sur le sol américain, à défaut de pouvoir exécuter celui qui symbolise la lutte pour son abolition, les autorités tablent sur la démobilisation.
Pour sa part, le Collectif Unitaire National dénonce ce calcul morbide et poursuivra, en liaison avec la défense de Mumia et ses soutiens aux Etats-Unis, son action de sensibilisation et de mobilisation permettant à cet homme courageux et innocent de recouvrer justice et liberté.
A la suite de la décision (refus d’un nouveau procès) en juillet dernier par la juridiction fédérale de Pennsylvanie, l’avocat principal de Mumia, maître Robert R. Bryan, a déposé un mémoire début septembre auprès de la Cour Suprême des Etats-Unis. Cet ultime recours devant la plus haute juridiction américaine a pour enjeu de faire reconnaître que Mumia a été victime d’un procès raciste, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution des Etats-Unis. Si, la Cour fait sienne la thèse de la défense, Mumia aura enfin droit à un nouveau procès. Si la Cour rejette le recours, Mumia sera définitivement condamné à la réclusion criminelle a perpétuité (décision de la Cour d’Appel Fédérale de mars dernier) … donc à mourir en prison ! A l’évidence, l’évolution de la situation judiciaire depuis le printemps dernier (annulation de la peine de mort mais confirmation de la culpabilité) semble rallier tous les adversaires de « la voix des sans voix ». L’objectif poursuivi est clair : pour faire perdurer la sentence de mort sur le sol américain, à défaut de pouvoir exécuter celui qui symbolise la lutte pour son abolition, les autorités tablent sur la démobilisation.
Pour sa part, le Collectif Unitaire National dénonce ce calcul morbide et poursuivra, en liaison avec la défense de Mumia et ses soutiens aux Etats-Unis, son action de sensibilisation et de mobilisation permettant à cet homme courageux et innocent de recouvrer justice et liberté.
Vétéran · 11 430 messages
Fidèle · 135 messages
Vétéran · 11 430 messages
Vétéran · 11 430 messages
.
_______________
"J'ai fait mes débuts dans le journalisme en tant que reporter, chargé du logement au sein d'une station de radio locale, affiliée à NPR (National Public Radio).
A Philadelphie, l'une des plus vieilles villes des Etats-Unis, les problèmes de logement étaient alors très nombreux : on pouvait parler d'un délabrement généralisé, surtout dans les quartiers où vivaient les Noirs, les Portoricains et les Blancs les plus démunis.
Lorsque je me repenche sur ces années, (…) impossible d'oublier la manifestation contre les mauvaises conditions d'habitat organisée par les locataires d'une résidence de Southwest Philadelphia, une partie de la ville que j'avais jusque-là maintes fois longée en voiture sans oser m'y aventurer…
Les façades du bâtiment étaient plutôt belles, stylisées, et se démarquaient du reste de la rue grâce à leurs moulures ornementales, symboles d'une ère révolue où les bâtisseurs, véritables artisans, se souciaient de beauté.
Lorsque l'un des organisateurs de la manifestation m'a appelé pour m'alerter, je me suis immédiatement rendu à l'immeuble.
Ma première réaction a été un haut-le-cœur : les plafonds étaient dangereusement affaissés, suspendus au-dessus des enfants ; la tuyauterie était bouchée et le bâtiment était si peu entretenu qu'il menaçait la sécurité de ses occupants.
Les meneurs de la manifestation ne cachaient pas leur colère.
En repensant à cet événement aujourd'hui, je réalise que le sujet n'était pas, en soi, le logement. Le sujet, c'était la résistance. C'est cela qui donnait du sens à cette histoire symptomatique de ce que vivent les gens de la classe ouvrière, qui affrontent, au quotidien, des conditions de vie injustes et inacceptables.
De nombreuses années plus tard, au fond de ce que j'appelle l'American House of Pain (ma prison), ce serait mon lot.
Les milliers de personnes incarcérées autour de moi pourraient chacune faire l'objet d'un reportage : sur les raisons les ayant conduites en prison ou, bien plus souvent, sur les procédures utilisées pour leur condamnation.
Le système judiciaire américain s'apparente à un broyeur à viande : vus de près, ses rouages sont répugnants.
J'ai rédigé maint articles sur des détenus condamnés injustement ou illégalement, soumis à de terribles violences, victimes de sidérantes aberrations bureaucratiques ou de cruautés à vous glacer le sang.
En 1995, j'ai fait l'objet de sanctions pour m'être « adonné à des activités de journaliste ». Il m'aura fallu des années de lutte contre le système judiciaire, dont plusieurs semaines de présence dans une salle d'audience, assis avec des chaînes serrées à en faire enfler et saigner mes chevilles, pour faire enfin admettre que le 1er amendement de la Constitution américaine protège de telles activités (ce fut l'affaire Abu-Jamal contre Price). Je ne regrette nullement ce combat.
Pendant longtemps, pour rédiger mes articles, j'ai été contraint de les écrire sur un bloc-notes, avec un stylo ou parfois même avec un simple tube de 10 centimètres en plastique souple et transparent, c'était comme si j'écrivais avec une nouille.
Deux de mes livres ont été écrits avec de tels instruments, puis envoyés à des amis ou à des éditeurs pour les faire taper.
Les ordinateurs n'ont pas encore fait leur entrée dans le monde carcéral (ou, tout du moins, pas en Pennsylvanie). Je suis souvent amusé de recevoir des lettres de personnes bien intentionnées qui me donnent spontanément leur adresse de courriel ou de site Web.
J'en conclus qu'elles pensent que je dispose, là, dans ma cellule, d'un ordinateur personnel, ou que cette prison propose aux détenus des points d'accès à l'Internet. Pas du tout.
Ici, il n'y a ni ordinateurs, ni I-pod, ni CD, ni cassettes (l'ironie est que l'on peut acheter des lecteurs de cassette à l'intendance ! ).
Nous ne sommes guère que des dinosaures qui vivons dans un autre temps, figés dans une ère où nous faisons « sans ».
Un détenu surnommé Amin (Harold Wilson), qui avait été acquitté lors d'un nouveau procès sur des accusations de meurtre non fondées, a été libéré après deux décennies passées dans le quartier des condamnés à mort. Il a quitté la prison centrale de Philadelphie avec tous ses biens réunis dans un sac poubelle, et un jeton d'autobus.
Un détenu portoricain qui avait été libéré de la même prison au même moment a été si touché par l'expression de désarroi sur son visage qu'il lui a offert son téléphone portable. Amin a regardé en plissant les yeux le petit appareil au creux de sa main et a demandé : « Ça sert à quoi, ce truc ? »
Il n'avait aucune idée de la façon de faire marcher cet étrange objet car il n'en avait jamais vu ou tenu un auparavant. Plus tard, il m'a dit : « Oh là là, on aurait dit un gadget directement sorti de Star Trek ! »
Il y a parfois des histoires qu'on aurait préférer ne pas connaître.
Il y a plusieurs mois, Bill Tilley, apprécié pour son sens de l'humour dans les couloirs de la mort, mais usé par trop d'années de coups de tête contre l'épaisse muraille judiciaire et redoutant que de récents problèmes de santé ne soient le prélude d'un cancer, s'est levé à l'aube et s'est servi de la grille d'une bouche d'aération de sa cellule pour effilocher les lacets de ses tennis et faire un nœud coulant.
Il s'est pendu.
Suite à son décès, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il était effectivement atteint de cancer, mais que le personnel médical de la prison n'en avait pas parlé car, s'agissant d'un condamné à mort, l'Etat ne voulait pas gaspiller d'argent en soins pour un patient qui allait de toute manière mourir.
Plusieurs semaines avant sa mort, Tilley avait confié à quelques amis qu'il pensait qu'il s'agissait d'un cancer, compte tenu de la sévérité de ses symptômes, mais que, quoi qu'il en soit, il avait tellement souffert qu'il ne voulait « plus jamais, jamais, passer par cela ».
Ce que nous ignorions alors, c'est qu'il nous annonçait du mieux qu'il pouvait son projet de suicide. Peut-être essayait-il de nous dire en quelques mots qu'il avait plus peur de souffrir que de mourir.
Tilley a mis fin à ses jours à moins de 12 mètres de la porte de la cellule dans laquelle ont été écrit ces mots.
J'ai « sorti » cette affaire, mais sans aucun plaisir.
Des affaires à sortir, il y en a des dizaines de milliers dans cette « Maison de la Peine ». Elles m'ont inspiré des centaines d'articles.
Je « couvre » un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer.
Cet univers, c'est mon domaine, et j'entends y faire mon travail avec la même rigueur et le même professionnalisme que ceux qui m'animaient dans le passé.
Car même s'il s'agit d'un monde caché, loin des millions de regards, il s'agit bien d'un monde public, bâti et entretenu grâce à l'argent du contibuable. Ce dernier n'est-il pas en droit de savoir où passent ses impôts ?
Je l'en informe du mieux que je peux, plusieurs fois par mois, par écrit au travers d'articles ou de recueils de commentaires.
Je me bats contre le fait que je suis ici, mais je suis ici ; et tant que cela durera, c'est ici que je poursuivrai cette vie."
______________________________________le 23 mai 2009 par Mumia Abu-Jamal
_____________________________________________
lu sur Rue89.
.
_______________

"J'ai fait mes débuts dans le journalisme en tant que reporter, chargé du logement au sein d'une station de radio locale, affiliée à NPR (National Public Radio).
A Philadelphie, l'une des plus vieilles villes des Etats-Unis, les problèmes de logement étaient alors très nombreux : on pouvait parler d'un délabrement généralisé, surtout dans les quartiers où vivaient les Noirs, les Portoricains et les Blancs les plus démunis.
Lorsque je me repenche sur ces années, (…) impossible d'oublier la manifestation contre les mauvaises conditions d'habitat organisée par les locataires d'une résidence de Southwest Philadelphia, une partie de la ville que j'avais jusque-là maintes fois longée en voiture sans oser m'y aventurer…
Les façades du bâtiment étaient plutôt belles, stylisées, et se démarquaient du reste de la rue grâce à leurs moulures ornementales, symboles d'une ère révolue où les bâtisseurs, véritables artisans, se souciaient de beauté.
Lorsque l'un des organisateurs de la manifestation m'a appelé pour m'alerter, je me suis immédiatement rendu à l'immeuble.
Ma première réaction a été un haut-le-cœur : les plafonds étaient dangereusement affaissés, suspendus au-dessus des enfants ; la tuyauterie était bouchée et le bâtiment était si peu entretenu qu'il menaçait la sécurité de ses occupants.
Les meneurs de la manifestation ne cachaient pas leur colère.
En repensant à cet événement aujourd'hui, je réalise que le sujet n'était pas, en soi, le logement. Le sujet, c'était la résistance. C'est cela qui donnait du sens à cette histoire symptomatique de ce que vivent les gens de la classe ouvrière, qui affrontent, au quotidien, des conditions de vie injustes et inacceptables.
De nombreuses années plus tard, au fond de ce que j'appelle l'American House of Pain (ma prison), ce serait mon lot.
Les milliers de personnes incarcérées autour de moi pourraient chacune faire l'objet d'un reportage : sur les raisons les ayant conduites en prison ou, bien plus souvent, sur les procédures utilisées pour leur condamnation.
Le système judiciaire américain s'apparente à un broyeur à viande : vus de près, ses rouages sont répugnants.
J'ai rédigé maint articles sur des détenus condamnés injustement ou illégalement, soumis à de terribles violences, victimes de sidérantes aberrations bureaucratiques ou de cruautés à vous glacer le sang.
En 1995, j'ai fait l'objet de sanctions pour m'être « adonné à des activités de journaliste ». Il m'aura fallu des années de lutte contre le système judiciaire, dont plusieurs semaines de présence dans une salle d'audience, assis avec des chaînes serrées à en faire enfler et saigner mes chevilles, pour faire enfin admettre que le 1er amendement de la Constitution américaine protège de telles activités (ce fut l'affaire Abu-Jamal contre Price). Je ne regrette nullement ce combat.
Pendant longtemps, pour rédiger mes articles, j'ai été contraint de les écrire sur un bloc-notes, avec un stylo ou parfois même avec un simple tube de 10 centimètres en plastique souple et transparent, c'était comme si j'écrivais avec une nouille.
Deux de mes livres ont été écrits avec de tels instruments, puis envoyés à des amis ou à des éditeurs pour les faire taper.
Les ordinateurs n'ont pas encore fait leur entrée dans le monde carcéral (ou, tout du moins, pas en Pennsylvanie). Je suis souvent amusé de recevoir des lettres de personnes bien intentionnées qui me donnent spontanément leur adresse de courriel ou de site Web.
J'en conclus qu'elles pensent que je dispose, là, dans ma cellule, d'un ordinateur personnel, ou que cette prison propose aux détenus des points d'accès à l'Internet. Pas du tout.
Ici, il n'y a ni ordinateurs, ni I-pod, ni CD, ni cassettes (l'ironie est que l'on peut acheter des lecteurs de cassette à l'intendance ! ).
Nous ne sommes guère que des dinosaures qui vivons dans un autre temps, figés dans une ère où nous faisons « sans ».
Un détenu surnommé Amin (Harold Wilson), qui avait été acquitté lors d'un nouveau procès sur des accusations de meurtre non fondées, a été libéré après deux décennies passées dans le quartier des condamnés à mort. Il a quitté la prison centrale de Philadelphie avec tous ses biens réunis dans un sac poubelle, et un jeton d'autobus.
Un détenu portoricain qui avait été libéré de la même prison au même moment a été si touché par l'expression de désarroi sur son visage qu'il lui a offert son téléphone portable. Amin a regardé en plissant les yeux le petit appareil au creux de sa main et a demandé : « Ça sert à quoi, ce truc ? »
Il n'avait aucune idée de la façon de faire marcher cet étrange objet car il n'en avait jamais vu ou tenu un auparavant. Plus tard, il m'a dit : « Oh là là, on aurait dit un gadget directement sorti de Star Trek ! »
Il y a parfois des histoires qu'on aurait préférer ne pas connaître.
Il y a plusieurs mois, Bill Tilley, apprécié pour son sens de l'humour dans les couloirs de la mort, mais usé par trop d'années de coups de tête contre l'épaisse muraille judiciaire et redoutant que de récents problèmes de santé ne soient le prélude d'un cancer, s'est levé à l'aube et s'est servi de la grille d'une bouche d'aération de sa cellule pour effilocher les lacets de ses tennis et faire un nœud coulant.
Il s'est pendu.
Suite à son décès, des rumeurs ont circulé selon lesquelles il était effectivement atteint de cancer, mais que le personnel médical de la prison n'en avait pas parlé car, s'agissant d'un condamné à mort, l'Etat ne voulait pas gaspiller d'argent en soins pour un patient qui allait de toute manière mourir.
Plusieurs semaines avant sa mort, Tilley avait confié à quelques amis qu'il pensait qu'il s'agissait d'un cancer, compte tenu de la sévérité de ses symptômes, mais que, quoi qu'il en soit, il avait tellement souffert qu'il ne voulait « plus jamais, jamais, passer par cela ».
Ce que nous ignorions alors, c'est qu'il nous annonçait du mieux qu'il pouvait son projet de suicide. Peut-être essayait-il de nous dire en quelques mots qu'il avait plus peur de souffrir que de mourir.
Tilley a mis fin à ses jours à moins de 12 mètres de la porte de la cellule dans laquelle ont été écrit ces mots.
J'ai « sorti » cette affaire, mais sans aucun plaisir.
Des affaires à sortir, il y en a des dizaines de milliers dans cette « Maison de la Peine ». Elles m'ont inspiré des centaines d'articles.
Je « couvre » un univers caché que même les journalistes les plus intrépides ne peuvent pénétrer.
Cet univers, c'est mon domaine, et j'entends y faire mon travail avec la même rigueur et le même professionnalisme que ceux qui m'animaient dans le passé.
Car même s'il s'agit d'un monde caché, loin des millions de regards, il s'agit bien d'un monde public, bâti et entretenu grâce à l'argent du contibuable. Ce dernier n'est-il pas en droit de savoir où passent ses impôts ?
Je l'en informe du mieux que je peux, plusieurs fois par mois, par écrit au travers d'articles ou de recueils de commentaires.
Je me bats contre le fait que je suis ici, mais je suis ici ; et tant que cela durera, c'est ici que je poursuivrai cette vie."
______________________________________le 23 mai 2009 par Mumia Abu-Jamal
_____________________________________________

lu sur Rue89.
.
Fidèle · 140 messages
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96965
Mumia Abu-Jamal. Pétition à Obama.
vendredi 15 janvier 2010 (12h59)
1 commentaire
La Cour Suprême des Etats-unis se réunit le 15 janvier pour statuer sur le cas de Mumia Abu-Jamal. En cas de confirmation de la condamnation à mort, celle-ci risque d’être mise très rapidement à exécution.
Veuillez trouver ci-dessous une pétition destinée au Président américain Barak Obama sollicitant son intervention en faveur de l’abolition de la peine de mort et notamment dans le cas du journaliste afro-américain Mumia Abu-Jamal. Détenu depuis 27 ans dans le couloir de la mort de la prison de Philadelphie, la vie de ce dernier est plus que jamais menacée.
La Cour Suprême des Etats-unis se réunit le 15 janvier pour statuer sur le cas de Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 au terme d’un procès entaché par le racisme et par la volonté de museler celui que l’on appelait déjà "the voices of the voiceless" - "la voix des sans-voix".
Soit la Cour Suprême confime la condamnation à mort - ce qui est fort probable-, soit elle commue cette sentence en une peine de prison à vie. Si la peine de mort est confirmée, le procureur de Philadelphie pourrait ordonner très rapidement l’exécution de Mumia.
L’ensemble des recours juridiques ayant été épuisé, les soutiens internationaux en appellent désormais au président américain par le biais d’une pétition.
En décembre, les 10000 premières signatures recueillies en France ont été déposées à l’ambassade des Etats-unis à Paris. Chaque mercredi de 18h à 20h a lieu un rassemblement Place de la concorde devant le consulat des Etats-unis. Partout dans le monde, les nombreux soutiens de Mumia Abu-Jamal se tiennent prêts pour des actions de protestation.
Pour plus d’informations : http://www.mumiabujamal.net
Merci de faire circuler cette information
http://www.petitiononline.com/mod_perl/ ... Mumialaw&1
NOUS, SIGNATAIRES de cette pétition, vous demandons de vous prononcer contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal et de tous les hommes, femmes et enfants condamnés à mort dans le monde. Cette ultime forme de châtiment est inacceptable dans une société civilisée et représente une insulte à la dignité humaine. (Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la résolution 63/168 du 18 décembre 2008.)
Monsieur Abu-Jamal, journaliste et auteur afro-américain connu dans le monde entier, est dans le couloir de la mort en Pennsylvanie depuis presque trente ans. Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence juridique, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de leader moral sur la scène mondiale, vous impulsiez un moratoire universel sur la peine de mort aussi bien sur ce cas spécifique que sur celui de tous les condamnés à mort. M. Abu-Jamal est devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», de cette lutte contre la peine capitale et les abus des droits de l’homme. Il y a plus de 20 000 condamnés en attente d’exécution dans le monde, dont plus de 3 000 dans les couloirs de la mort aux États-Unis.
Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’est tenu en 1982, a été entaché de racisme ; il s’est déroulé à Philadelphie dans un climat de corruption policière et de discrimination raciale. Amnesty International, lauréat du Prix Nobel de la Paix «a établi que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé seuls garants d’un jugement équitable selon le droit international. L’ouverture d’un nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal serait dans l’intérêt même de la justice. Un procès qui devra être conforme aux normes internationales de justice et qui ne réimpose pas la peine de mort.» (A Life in Balance – The Case of Mumia Abu-Jamal, page 34 ; www. Amnesty.org/en/library/info/AMR51/001/2000.)
[Note : Cette pétition est approuvée par Mumia Abu-Jamal et son avocat principal, Robert R. Bryan, San Francisco.]
Mumia Abu-Jamal. Pétition à Obama.
vendredi 15 janvier 2010 (12h59)
1 commentaire
La Cour Suprême des Etats-unis se réunit le 15 janvier pour statuer sur le cas de Mumia Abu-Jamal. En cas de confirmation de la condamnation à mort, celle-ci risque d’être mise très rapidement à exécution.
Veuillez trouver ci-dessous une pétition destinée au Président américain Barak Obama sollicitant son intervention en faveur de l’abolition de la peine de mort et notamment dans le cas du journaliste afro-américain Mumia Abu-Jamal. Détenu depuis 27 ans dans le couloir de la mort de la prison de Philadelphie, la vie de ce dernier est plus que jamais menacée.
La Cour Suprême des Etats-unis se réunit le 15 janvier pour statuer sur le cas de Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 au terme d’un procès entaché par le racisme et par la volonté de museler celui que l’on appelait déjà "the voices of the voiceless" - "la voix des sans-voix".
Soit la Cour Suprême confime la condamnation à mort - ce qui est fort probable-, soit elle commue cette sentence en une peine de prison à vie. Si la peine de mort est confirmée, le procureur de Philadelphie pourrait ordonner très rapidement l’exécution de Mumia.
L’ensemble des recours juridiques ayant été épuisé, les soutiens internationaux en appellent désormais au président américain par le biais d’une pétition.
En décembre, les 10000 premières signatures recueillies en France ont été déposées à l’ambassade des Etats-unis à Paris. Chaque mercredi de 18h à 20h a lieu un rassemblement Place de la concorde devant le consulat des Etats-unis. Partout dans le monde, les nombreux soutiens de Mumia Abu-Jamal se tiennent prêts pour des actions de protestation.
Pour plus d’informations : http://www.mumiabujamal.net
Merci de faire circuler cette information
http://www.petitiononline.com/mod_perl/ ... Mumialaw&1
NOUS, SIGNATAIRES de cette pétition, vous demandons de vous prononcer contre l’exécution de Mumia Abu-Jamal et de tous les hommes, femmes et enfants condamnés à mort dans le monde. Cette ultime forme de châtiment est inacceptable dans une société civilisée et représente une insulte à la dignité humaine. (Assemblée générale des Nations Unies, Moratoire sur la peine de mort, résolution 62/149 du 18 décembre 2007, réaffirmée par la résolution 63/168 du 18 décembre 2008.)
Monsieur Abu-Jamal, journaliste et auteur afro-américain connu dans le monde entier, est dans le couloir de la mort en Pennsylvanie depuis presque trente ans. Même si le sort de ce condamné ne relève pas directement de votre compétence juridique, nous en appelons à votre humanité pour que, usant de votre statut de leader moral sur la scène mondiale, vous impulsiez un moratoire universel sur la peine de mort aussi bien sur ce cas spécifique que sur celui de tous les condamnés à mort. M. Abu-Jamal est devenu le symbole international, la «Voix des Sans-Voix», de cette lutte contre la peine capitale et les abus des droits de l’homme. Il y a plus de 20 000 condamnés en attente d’exécution dans le monde, dont plus de 3 000 dans les couloirs de la mort aux États-Unis.
Le procès de M. Abu-Jamal, qui s’est tenu en 1982, a été entaché de racisme ; il s’est déroulé à Philadelphie dans un climat de corruption policière et de discrimination raciale. Amnesty International, lauréat du Prix Nobel de la Paix «a établi que maints aspects de ce dossier mettent en évidence la violation des droits constitutionnels élémentaires de l’accusé seuls garants d’un jugement équitable selon le droit international. L’ouverture d’un nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal serait dans l’intérêt même de la justice. Un procès qui devra être conforme aux normes internationales de justice et qui ne réimpose pas la peine de mort.» (A Life in Balance – The Case of Mumia Abu-Jamal, page 34 ; www. Amnesty.org/en/library/info/AMR51/001/2000.)
[Note : Cette pétition est approuvée par Mumia Abu-Jamal et son avocat principal, Robert R. Bryan, San Francisco.]
Nos vies valent plus que leurs profits.