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LA PEUR AUX VENTRES...

Ouvert par beth-apar le 19 septembre 2006 · Dans Explicit lyrics · 244 messages · 2006-2012 · page 13 sur 17

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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"Ils ne restent pas chez nous. Ils veulent traverser pour l'Angleterre."

C'est Kouchner qui déclare ce "chez nous".





















Les autorités vont évacuer et détruire les "abris" dans la Jungle de Calais... La semaine prochaine.

C'est ce que j'entends à la radio.

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Par Activistes autonomes lillois | Militants des droits humains | 23/09/2009 | 10H47


Nous sommes un groupe de personnes investies auprès des migrants depuis plusieurs mois et engagées dans le réseau No Border. Si nous sommes allés mardi 22 au matin soutenir les migrants de la jungle au moment de leur expulsion par la police, c'est avant tout parce que nous avions parmi eux de véritables amis.

Nous étions témoins depuis des mois de l'arbitraire policier à Calais, de l'usage systématique de l'intimidation, du gaz et des matraques. Nous avons constaté l'absurdité du système Dublin II qui balance les migrants d'un pays à l'autre comme des balles de ping-pong parce qu'aucun d'entre ces pays n'est en mesure d'assumer leurs demandes d'asile.

Nous avons noté à quel point le danger incarné par les passeurs n'est qu'un épouvantail agité pour légitimer la répression à l'égard des migrants. Nous avons surtout vu combien ces migrants nous ressemblent et ne cherchent qu'à se construire, n'importe où, un avenir décent et paisible, combien les clichés véhiculés contre eux tombent comme des feuilles à leur contact, lorsqu'on prend la peine de leur serrer la main, d'échanger avec eux un thé et de comprendre les causes et les conditions terribles de leur exil. Lorsque nous avons appris la décision du gouvernement de fermer la jungle de Sangatte (Eric besson, le 16 septembre 2009), nous étions donc légitimement en colère.

Nous étions une petite dizaine à partir à trois heures pour tenter l'impossible, à savoir protéger les migrants de la violence attendue des policiers. Nous avons constaté à notre arrivée que plus de 150 migrants étaient rassemblés autour de feux de camps, avec des banderoles en anglais et en pachto, exprimant leur envie de rester et d'être respectés, soutenus par de nombreux militants, dans une atmosphère pesante, dans l'attente de la destruction.
Panique et encerclement

A 7h30, nous avons vu les premiers fourgons arriver puis les policiers prendre position autour de la jungle pour bloquer tous les accès, au point que de nombreux Calaisiens ne pouvaient plus circuler à proximité de la zone des Dunes. Lorsque les policiers ont commencé à investir les lieux, une véritable panique s'est emparée des migrants. Après que certains ont essayé de fuir, la plupart s'est alors rassemblée. Notre premier réflexe, avec les autres militants présents, a été d'encercler les migrants avec des cordes et des banderoles afin de les protéger, ce qui n'était que symbolique face à l'horrible et implacable détermination de l'Etat.

Nous avons tous des souvenirs en commun avec ces migrants, nous avions à ce moment à l'esprit les moments passés avec eux. Nous avions dans notre dos des gosses de quinze ou seize ans accrochés à nous, effrayés et en larmes, pendant que les policiers essayaient de nous désolidariser. Après qu'ils ont arraché notre corde, nous avons formé une chaine humaine que les policiers ont rompu en nous tirant par les bras, les épaules, la tête, tout ce qu'ils pouvaient attraper.

Face à la violence toujours plus appuyée des policiers, la détresse des migrants allait crescendo et nous ressentions face à ça un sentiment de haine et de rage nous faisant oublier toute crainte des risques physiques ou juridiques, ce qui nous a permis à peu de tenir tête durant près de vingt-cinq minutes face à la répression, ceux de nous qui étaient dégagés revenant pour continuer de résister.
C'est l'Europe qui les insulte

Les policiers arrachaient les migrants au groupe, trainant certains d'entre eux sur le sol, qui nous regardaient implorant et apeurés. Ces regards étaient insoutenables pour nous qui auparavant y avions vu l'espoir, lorsque ces mêmes garçons nous racontaient leurs rêves et ambitions pour l'avenir. Dans cette rafle, les migrants ont été considérés et traités comme du gibier, déshumanisés et humiliés pour longtemps. Eux aussi ne risquent pas d'oublier ce qu'on leur a infligé ce matin. C'est l'Europe qui les a insultés dans leur dignité.

Tandis que la population du quartier se réjouit du « succès » de l'opération, nous déplorons que migrants et militants aient été l'objet d'un spectacle organisé pour les médias et l'opinion, dans le but de mettre en scène une mascarade politique visant à faire croire à une résolution du problème, alors qu'il ne s'agit que d'une triste opération de communication du gouvernement et de l'Union européenne.

Les journalistes ont été expulsés avec la même violence et une caméra a été détruite lorsque les policiers ont commencé à perdre patience face à l'opposition soutenue des migrants et militants. Les migrants essayaient eux aussi de résister, mais étaient davantage la cible des policiers lorsqu'ils tentaient de maintenir les lignes avec nous.

Nous posons la question : qu'est-ce que les autorités ont à craindre de la présence des journalistes ? Pourquoi les ont-ils éloignés ? Nous soupçonnons l'Etat de chercher à cacher au public sa façon d'agir et ses méthodes pour « résoudre » la question des migrants.

Nous tenons à dire que nous n'oublierons pas certaines images de violences et de détresse, qui renforcent notre détermination et notre mépris pour ce système qui génère chaque jour plus d'injustice. Ce que nous ressentons désormais, c'est l'étendue de notre impuissance et un dégoût prononcé pour les politiques actuelles.

Il est plus que temps de poser autrement la question des frontières, afin que chacun comprenne que la fermeture n'est ni une solution, ni un moyen démocratique de résoudre la catastrophe économique que nous vivons tous à cause du capitalisme. La crise n'est pas le fait des étrangers, légaux ou non, elle est partie intégrante d'un système qui se sert du chômage et des licenciements comme d'une variable d'ajustement pour une machine bancale.

Nous nous battons quotidiennement contre les politiques d'immigration actuelles, car elles ne sont que l'expression d'un individualisme insupportable et malheureusement ordinaire qui tend à faire de l'étranger un intrus responsable de tous les maux de capitalisme. La stigmatisation d'une population, si elle est suivie de mesures législatives et policières à son encontre (prise d'empreintes, fichage systématique, contrôle au faciès, dénis de droits élémentaires, mise en place de polices spécifiques, arrestations groupées et rafles…) ne peut aboutir qu'à la barbarie.

Ce qu'il s'est passé à Calais ce matin n'est pas une conséquence, mais un précédent. L'Europe n'en est ni à son premier ni à son dernier coup-bas…



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Annah

Nouveau · 8 messages

Il faut y aller mal a cr moi le 30 j'ai encore du mal a comprendre le comportement de ces siociopates le pire c'est plus sa va plus les choses se banalise pour certains ou on a la belles reponse de merde ''ah ben maintenant faut remplir les quotas de nicolas et brice !!"
Maintenant c'est devenu une histoire de chiffre ...
Pourtant tout le monde saisque si c'est gens sont ici c'est qu'il ont des difficulté chez eux de plus nous occidentaux prenons toutes leurs richesses et on les jette dehors comme des malpropres sans leur proposer un peu de ce qu'ont leurs vole

Ah Babylone quand bruleras tu ?
En tous cas mes freres priés Jah Almithy pour nos autres frere detoute nation et culture percécuté par ce système de malade qui consume nos ames et n'attend qu'un faut pas de notre par pour nous manger tout cru.


Guidance mes freres

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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" INDUSTRIALISATION DE L'EXPULSION "


C'est la formule du jour.
Elle se réfère au nouveau rapport de la CIMADE.










................................................................................................... Quand même.

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Les occupations perdurent, encore aujourd'hui.


Une préoccupation majeure des militants de RESF et des syndicats (CGT & Solidaire en "force") est de nourrir les grévistes. Rien que ça.





Après les déclarations du président de la France et suite aux annonces relatives au prochain texte cadre pour le traitement des dossiers de régularisation (défavorable aux plus grand nombre des demandeurs), sur les sites les occupants et les citoyen-nes présents en soutien craignent l'évacuation... On dit que les charges sont prévues pour aujourd'hui ou cette nuit.




Un militant me dit ce matin son constat : C'est toujours les mêmes qui sont sur le tas. Les sans-pap', tout le monde s'en fout, ou pire : tourne les talons.

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Le Revolutionaire

Accro · 782 messages

C'est clair que tout le monde s'en fou, du moin, une partie. Un exemple tout con, vendredi dernier, on a organisé un festoche qui a réunit 900 personnes. on a mit des articles de ce qui se passait sur Angers au sujet des demandeurs d'asile. Il y a eu des annonces de faites durant la soirée comme quoi, le lendemain, il y avait un rassemblement de soutient. Tu parles, on était 3 de la soirée a s'être déplacé sur 200 personnes présente. Alors, c'est bien beau de lever le poing en soirée pour dire qu'on est un soldat, mais bon, faut p't'êtes se bouger le cul au bout d'un moment. Comme quoi, oui le reggae musique est militant mais pas son public................c'est domage :roll: Bien sûr que ce n'est pas une généralité, mais bon, 3 pour 900 a se mobiliser, c'est peu

tuffgong

Fidèle · 140 messages

Le Revolutionaire a écrit :C'est clair que tout le monde s'en fou, du moin, une partie. Un exemple tout con, vendredi dernier, on a organisé un festoche qui a réunit 900 personnes. on a mit des articles de ce qui se passait sur Angers au sujet des demandeurs d'asile. Il y a eu des annonces de faites durant la soirée comme quoi, le lendemain, il y avait un rassemblement de soutient. Tu parles, on était 3 de la soirée a s'être déplacé sur 200 personnes présente. Alors, c'est bien beau de lever le poing en soirée pour dire qu'on est un soldat, mais bon, faut p't'êtes se bouger le cul au bout d'un moment. Comme quoi, oui le reggae musique est militant mais pas son public................c'est domage :roll: Bien sûr que ce n'est pas une généralité, mais bon, 3 pour 900 a se mobiliser, c'est peu

c'est déjà ça. Des fois, tu peux differ des milliers de tracts pour ramener 30 personnes à la manif. et si les 3 amènent ne serait ce qu' un pote à la suivante, ça fait 6. etc...
Après, c'est vrai que le public reggae ne manque pas de "tigres de papiers" :cheesy:
Nos vies valent plus que leurs profits.

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Vers 19h30 les occupants grévistes et militants ont été évacués des trois agences occupées à Compiègne.

L'action policière a été très rapide...

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Jeudi soir à 19h30, les forces de police ont évacué les sans-papiers des agences d'interim de Compiègne (Adecco, Crit et Start People) occupées depuis mercredi dernier après que la sous-préfecture ait donné son accord oral à la CGT qu'aucune intervention n'aurait lieu avant la semaine prochaine. Les sans-papiers sont sortis avec calme et dignité.
Les militants de la CGT, du RESF, du secours catholique ainsi que les militants du NPA ont soutenu et accompagné les sans-papiers dans leur départ.
Le mouvement de grève des sans-papiers pour obtenir leur régularisation continue ailleurs.

Les sans-papiers doivent être tous régularisés. Nous appelons à participer à la manifestation « Non à l’immigration jetable » du 29 novembre à Paris organisée par le collectif Uni Contre l'Immigration Jetable (UCIJ) (départ 14h30, Place Edmond Rostand, M° Luxembourg)


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