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Ouvert par beth-apar le 12 mai 2007 · Dans Explicit lyrics · 433 messages · 2007-2012 · page 27 sur 29

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Appel contre le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail

À l’heure de la sous déclaration massive des accidents du travail, de l’augmentation des maladies professionnelles et des suicides au travail (comme cela a été révélé à France Télécom) à l’heure de la hausse des accidents cardiaques et vasculaires liés au stress et à la souffrance au travail, à l’heure où dérivent les méthodes de management et leurs exigences dévorantes de productivité, faut-il affaiblir ou renforcer la médecine du travail ?

Après plus de vingt ans de dégradation continue de la santé au travail, nul ne nie qu’il y ait besoin d’une grande réforme pour la reconstruire. Mais les salariés, les syndicats, les professionnels des questions de santé au travail sont terriblement inquiétés par les orientations de la « réforme » annoncée de M. Darcos.

C’est un projet qui va dans le sens de celui du Medef auquel, pourtant, tous les syndicats de salariés se sont opposés unanimement en 2009. Il propose carrément de violer le cadre de responsabilité du médecin du travail pour qu’il serve de bouclier protecteur à celui des employeurs. Il est en contradiction de manière rédhibitoire avec les principes du Code de Déontologie médicale inscrits dans la Loi. Il projette d’organiser les prochains services de santé au travail (SST) en donnant total pouvoir au patronat : seront juges et parties ceux-là mêmes qui créent les risques.

Plus que jamais les médecins du travail et les autres acteurs des SST seront cantonnés dans des activités éloignées de la défense de la santé des travailleurs. Il s’agit de la mort de toute réelle prévention en santé au travail. Il s’agit de « démédicaliser » la seule spécialité dont l’objet est le lien entre la santé et le travail. Il s’agit de prendre prétexte de la pénurie (réversible) de médecins du travail en les remplaçant par des infirmiers alors que ceux-ci ne peuvent pas se substituer aux médecins et qu’ils n’ont pas de statut protégé. Il s’agit de transférer ces missions aux directeurs des services interentreprises de santé au travail (SST) c’est-à-dire aux Conseils d’Administration composés majoritairement d’employeurs (2/3). Il s’agit de déposséder les « commissions de contrôle » de leurs prérogatives notamment en ce qui concerne le droit d’opposition à la mutation ou au licenciement des médecins du travail, alors qu’au contraire ce droit d’opposition devrait être étendu pour que tout « Intervenant en Prévention des Risques Professionnels » bénéficie d’un statut de « salarié protégé ».

Comment une « prévention » peut-elle exister, sans entretien clinique régulier avec les salariés, en espaçant les visites tous les 3 ans ? L’aptitude et l’inaptitude seraient définies du point de vue patronal : actuellement ces notions n’ont pas de définition légale, le médecin du travail les apprécie au cas par cas selon les risques pour la santé liés au poste de travail. Une nouvelle définition écrite dépendrait exclusivement de la capacité du salarié à effectuer la totalité des tâches prescrites : elle aurait une « simplicité » radicale, binaire (apte ou inapte) et reviendrait à supprimer toute notion d’aménagement de poste et d’adaptation des tâches à l’homme.

Le Medef voulait aussi que le médecin-conseil puisse déclencher une procédure obligatoire de retour au travail pendant l’arrêt de travail. L’employeur serait libéré de ses obligations de reclassement dès la visite de reprise. Après cette visite unique, et dans un délai de 21 jours, le salarié déclaré inapte pourrait être licencié. Les voies de recours, aujourd’hui possibles auprès de l’inspection du travail, seraient renvoyées à des dispositions non précisées. Le projet de X. Darcos reprend les mêmes intentions, très dangereuses pour les salariés victimes d’accident du travail ou de maladie professionnelle. Au contraire de tout cela, une véritable prévention en santé au travail est nécessaire et possible.

L’indépendance professionnelle exige que les préventeurs soient à l’abri des pressions de ceux qui les paient. Avec le mode de production en flux tendu et la recherche effrénée de gain de productivité, les conditions de travail se dégradent partout, tous les secteurs sont « à risques », bureaux comme ateliers. Une authentique médecine de prévention, en adéquation avec les constats sur le terrain, peut tirer sa grande pertinence de l’entretien clinique régulier des salariés avec le médecin du travail. Il faut que la médecine du travail authentique et spécifique soit un véritable service public indépendant, avec les moyens nécessaires, la formation, les effectifs, et la prévention apparaîtra redoutablement efficace, progressive et finalement « économique » dans l’intérêt des salariés.

Que tous les acteurs de progrès refusent ensemble le projet Darcos de mise à mort de la médecine du travail POUR une authentique médecine du travail, indépendante, dans l’intérêt exclusif de la santé des salariés !

Signez cet appel sur le site non-mort-medecine-travail.net

Collectif des médecins du travail de Bourg-en-Bresse :

Docteurs Mireille Cellier, Odile Chapuis, Jacqueline Chauvin, Elisabeth Delpuech, Karyne Devantay, Yusuf Ghanty, Chantal Lafarge.


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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Si les grands patrons et les politiques ne venaient pas tuer les sangliers de Chambord, ce serait aux gardes du domaine de le faire… Autant inviter le gratin à jouer du fusil. C'est, en résumé, l'argument de Pierre Charon pour justifier la reprise des chasses présidentielles.

La tradition désuète des chasses présidentielles avait disparu sous Jacques Chirac. L'Élysée l'a remise au goût du jour au domaine national de Chambord... http://www.rue89.com/2010/02/09/les-cha ... mmentaires



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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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J'entends un ministre parler des "gens couverts par le R.S.A."....


:shock: :shock: :shock: :shock:











































:? T'as vu l'épaisseur de la couverture ?!


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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Le personnel du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, ne lâchera pas l'affaire.

Sur ce coup (et d'autres à venir) c'est le gouvernement qui pliera.

C'est ça que j'dis.

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Les salariés ont voté pour la poursuite de la grève pour une durée illimitée dans toutes les raffineries de Total en France avec arrêt total des installations, a annoncé jeudi la CGT dans un communiqué. Initialement prévu pour 48 heures, un mouvement de grève national avait débuté mercredi dans le secteur du raffinage en France, à l'initiative d'une intersyndicale CGT-CFDT-Sud-FO, en solidarité avec les salariés de la raffinerie des Flandres près de Dunkerque, menacée de fermeture.


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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Les salarié-es préviennent : il ne faudra que quelques jours pour qu'il ait manque à la pompe.


C'est dit.

Les médias lourds passeront-ils leur message ?

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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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D epuis 6 mois, les salariés de TOTAL Flandres sont maintenus dans l’attente d’informations
quant à leur devenir. TOTAL a cessé l’activité de RAFFINAGE depuis le mois d’octobre à Flandres,
affirmant qu’il s’agissait d’une décision temporaire !
Ensuite, TOTAL déclare ici ou là, par voie de presse, au mépris des salariés et de leurs représentants,
sa disponibilité à vendre 1 ou 2 raffineries ! Puis, l’Union Française des Industries Pétrolières
(UFIP) amplifie en déclarant 13 raffineries en trop en Europe, sous de fallacieux arguments de
« surcapacités » !
Depuis le 13 janvier dernier, les salariés de TOTAL Flandres sont en action pour exiger un
véritable débat sur l’avenir de leur industrie. Le 17 février, ce sont toutes les raffineries de
TOTAL qui sont à l’arrêt avec grève illimitée. Les salariés voulant un débat sérieux quant à
leur avenir, celui du raffinage national qui engage l’indépendance du pays. La CGT du
groupe EXXONMOBIL est en passe de rejoindre la bataille des TOTAL, conscients que les pétroliers
s’entendent pour engager une vaste opération financière visant à restructurer le raffinage.
L’objectif du patronat est clair, il s’agit d’investir en Asie, au Moyen-Orient, pour polluer et produire
dans l’insécurité, sans normes environnementales et ainsi augmenter leurs profits. Dans le
même temps, la France sera dépendante de leurs Choix, importera des produits finis
vendus plus chers à la consommation dans le pays.
Face à ces enjeux de société, la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT et l’ensemble
de ses syndicats interpellent l’Etat sur sa responsabilité, car ce dernier dispose des
moyens d’agir pour imposer d’autres choix respectueux des intérêts de la nation.
La Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT avec l’ensemble des salariés de
TOTAL en lutte demandent la tenue d’une table ronde nationale, organisée par le Ministère
et réunissant les organisations d’employeurs et les organisations représentantes des salariés.
Cette démarche s’inscrit parfaitement dans le cadre des Etats Généraux de l’Industrie décidée et
entreprise par le gouvernement.
Montreuil, le 19 Février 2010


de la Coordination des syndicats CGT
du Groupe EXXONMOBIL

L a situation à la raffinerie des Flandres (Dunkerque) et dans le groupe Total n’est pas spécifique à ce
groupe. Depuis plusieurs années, l’Union Française des Industries Pétrolières (UFIP) prétend qu’en Europe,
il faut choisir entre raffinage et environnement.
La CGT ExxonMobil considère que les compagnies pétrolières prennent prétexte de la crise et d’une prétendue
incertitude sur l’avenir, pour mettre en place une politique envisagée depuis longtemps : se désengager
du raffinage pour se centrer sur l’amont pétrolier, où les profits sont obscènes, avec des taux de retour sur
capital dépassant certaines années les 50% par an !
Dans le groupe ExxonMobil, la politique menée est exactement la même que chez Total :
?? Profits indécents, malgré la soi-disant crise : 19,3 milliards de dollars pour 2009.
?? Désengagement du raffinage avec récemment la vente de la raffinerie SRD de Dunkerque au groupe Colas,
filiale de Bouygues, mais plus largement en Europe, notamment avec la cession de la raffinerie d’Ingolstadt
en Allemagne, le désengagement du Portugal, de l’Espagne, et Autriche.
?? Restructurations permanentes : les dernières en date sont celles du service d’analyse ETC à Port-
Jérôme (76), l’usine PP à Gravenchon (76), et une restructuration envisagée sur l’usine de mélange de
lubrifiants LOGF à Port-Jérôme.
?? Des menaces sur la pérennité des sites : pour la raffinerie de Fos-sur-Mer, proche du port pétrolier dont
la capacité de transit en produits pétroliers est en passe d’être multipliée par 2,5 ; pour les usines pétrochimique
et chimique de Gravenchon, où la direction martèle qu’elle « perd de l’argent » au regard des
standards ExxonMobil. A ceci s’ajoute un management par la peur.
?? Une dangerosité accrue des opérations industrielles, en lien avec la gestion de risques « résiduels », en
étouffant l’investissement, en maintenant les effectifs au minimum avec alourdissement des charges de
travail et en faisant un appel massif à la sous-traitance.
La direction ExxonMobil lie l’avenir de sa présence en France (et ailleurs) à l’amélioration constante de ses
profits. L’UFIP, qui devrait jouer un rôle de défense de l’outil industriel de raffinage français, n’est que le pantin
des grands groupes et de leurs actionnaires.
C’est pourquoi la CGT ExxonMobil est persuadée que l’avenir des raffineries du groupe passe par des garanties
des pouvoirs publics pour pérenniser nos raffineries et nos usines, qui font partie du fleuron industriel et
assurent une indépendance énergétique à notre pays.
C’est pourquoi nous avons décidé d’interpeller les salariés des sites de production du groupe Exxon-
Mobil (raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, usines pétrochimique et chimiques de Notre Dame de Gravenchon,
raffinerie de Fos-sur-Mer) pour qu’ils rejoignent dans la grève les salariés des raffineries du
groupe Total, en lutte pour l’avenir du raffinage.
La CGT ExxonMobil exige dès maintenant des garanties au plus haut niveau sur l’avenir de nos sites industriels.
Fait à Montreuil, le 19 février 2010


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beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Ils sont déjà trois à avoir envoyé une lettre pour refuser plusieurs dizaines de milliers d'euros de « prime d'excellence scientifique ». Discrètement, d'autres préparent le même geste. Chercheurs médaillés du CNRS, travaillant dans des laboratoires d'universités, de Polytechnique, Normale Sup ou Sciences-Po, ils demandent que les fonds soient alloués au recrutement et à la revalorisation salariale dans tout le secteur.

François Bonhomme, directeur de recherche « de classe exceptionnelle » (le plus haut grade) au CNRS à Montpellier, est biologiste depuis 32 ans et spécialiste de génétique moléculaire. Ses travaux lui ont valu en 1996 la médaille d'argent du CNRS.

« Je ne suis pas partisan de la politique de différenciation salariale »



Étonnant non ?




ici : http://www.rue89.com/2010/02/20/ces-che ... ros-139524

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victoria

Vétéran · 3 666 messages

Bonjour Beth'
Plus rien ne m'étonne
La musique est dans ma vie ce que sont les nuages au ciel

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Total n'a pas besoin de la France.


ça va chier.



Ici nous avons l'expérience des conséquences de la fermeture effective du site de Continental à Clairoix : la perte en emplois dépasse bien sûr largement les 1120 postes de l'usine.

A Dunkerque, on évalue la perte si la raffinerie ferme à plus de 800 emplois pérennes.

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tuffgong

Fidèle · 140 messages

beth'apar a écrit :.

Total n'a pas besoin de la France.


ça va chier.



Ici nous avons l'expérience des conséquences de la fermeture effective du site de Continental à Clairoix : la perte en emplois dépasse bien sûr largement les 1120 postes de l'usine.

A Dunkerque, on évalue la perte si la raffinerie ferme à plus de 800 emplois pérennes.

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Dans l'industrie, la règle générale est 1 emploi direct = 5 emplois induits. ça donne une petite idée des dégâts que provoque la fermeture d'une usine comme Continental à Clairoix... ou autres.
Nos vies valent plus que leurs profits.

mazert

Accro · 755 messages

Total est même en birmanie, le pays ou le rassemblement de plus de 6 personnes est interdit et la ou la jinte à torturé à mort un moine en lui coupant ses deux bras et ruée de coup..
Entre autres, mais il y avait un doc interessant sur arte et c'est interessant de savoir comment ça vit la bas. A croire que la milice n'en a jamais eu une "paire", pour arriver à tirer sur des étudiants, moines, e ttout ce qui bouge (en premier les cameramans...).

Bref, et disons que Total aurai pas mal d'infrastructure la bas, pour l'exportation du petrole via pipe-line. Une essence sanglanté.. pas de quoi être fier, mais bon l'économie d'abord hein.. .
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Le jus d'orange des principales marque de la spécialité, vient du brésil dans une zone spéciale pour ça.. des orangers à pertes de vue, les ouvriers payé 180 € par mois ont leur sac (une foie remplie pese 32 kg), les champs d'orangers sont nettoyés quotidiennement au pesticides (il paraitrai que des gens la bas ont déja été intoxiqués lors d'une consommation). Et ils commencent trés tôt le matin.

Dernière info :
carrefour vient de virer 1500 personnes, plusieurs magasins dans le Nord de la France vont fermer.

beth-apar

Vétéran · 11 430 messages

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Deux ans après le suicide de julien à l’EPM de Meyzieu, un jeune de 16 ans vient de se pendre à l’EPM d’Orvault.

Ce suicide, s’il vient rappeler que les EPM sont bien des prisons génératrices de morts physique et sociale, et non des institutions répressives à finalités éducatives, est le 22ème recensé depuis le début de l’année 2010.

Nous ne disposons pas d’informations directes sur ce tragique évènement, mais nous reproduisons ci dessous des articles parus dans la presse locale, un communiqué de l’association ban public sur les suicides en détention, un communiqué du syndicat santé-social de la CNT sur ce suicide à l’EPM d’Orvault !


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------------------------------------------------ la suite, la source : http://pays-de-la-loire.emancipation.fr ... article117


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