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Bienvenue en France au jour le jour...

Dans Explicit lyrics · 433 messages · 2007-2012 · page 8 sur 29

ton1Forcené(e)441 messages

1 juillet 2008 à 22:33

PV DE DENONCIATION

L’an deux mille huit,

le dix juin à onze heures quinze,

Nous, S...,

BRIGADIER CHEF DE POLICE

en fonction à la brigade de police administrative

Officier de police judiciaire en résidence à N...

Constatons que se présente à nous la personne ci-après dénommée qui nous déclare:

Sur son identité:

“Je me nomme B... H...”

“Je suis née le ... à ...”

“Je suis de nationalité française”

“J’exerce la profession de ASSISTANTE SOCIALE A L’AEMO*”

“Je suis domiciliée ...”

“Mon numéro de téléphone professionnel est le ...”

Sur les faits:

Je suis venue vous dénoncer la situation administrative clandestine d’un ressortissant sénégalais qui vit à N...

Dans le cadre de mon travail j’ai rencontré par hasard, au 7 rue de ..., chez Madame B..., dont les enfants bénéficient d’une mesure éducative, un individu inconnu.

Je l’ai interrogé sur sa présence en ces lieux et la durée de son séjour chez la famille dans laquelle j’interviens, tout en l’informant qu’il ne pouvait pas rester à cette adresse, Madame B... vivant une situation financière et familiale fragile.

De peur de représailles, ma protégée ne répondra pas à vos convocations ni même à vos questions.

Quinze jours après ma découverte, il vit toujours au 7 rue de ..., appartement 11, 3ème étage.

J’ai appris au hasard des discussions qu’il n’avait pas de titre de séjour et vivait de façon clandestine en France et à la charge de Madame B...

C’est un sénégalais âgé de 22 ans environ, mesurant 1.80 m, portant des lunettes de vues rondes en métal. Cheveux crépus très courts, toujours bien habillé, parlant un français très châtié.

Il dort le matin jusqu’à 12 heures au moins, et sort peu de peur d’être contrôlé par la Police.

Il arriverait d’Italie depuis l’expiration de son titre des séjour la-bas et serait en France depuis un mois environ.

Il présente un vague lien de parenté avec Madame C**.

Quelque soit le mode de votre intervention, sachez qu’il y a dans ce logement quatre enfants jeunes.

Je n’ai rien d’autre à ajouter.

Après lecture faite par elle-même, la déclarante persiste et signe le présent procès-verbal avec nous à 11 h35.

Le déclarant Le brigadier de Police



http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... papier.php
http://www.maitre-eolas.fr/2008/06/24/1014-denonciation
ton1Forcené(e)441 messages

2 juillet 2008 à 09:43

Marina Petrella, en grève de la vie

Sa mère se laisse mourir, elle le sait bien. Elisa allume une cigarette sans trembler. "Ce n'est même pas une crise suicidaire, c'est une baisse de l'énergie vitale. Elle boit un peu d'eau, le reste, elle s'en fout, explique calmement la jeune femme. On peut mourir de tristesse, vous savez. Je supporte parce que je n'y pense pas. On n'est pas des gens à se complaire là-dedans." Marina Petrella, 54 ans, ancienne dirigeante des Brigades rouges, attend la mort sans hâte dans une cellule de l'unité psychiatrique de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Elle a été arrêtée un peu par hasard en août 2007, alors qu'elle travaillait comme assistante sociale, après avoir passé quinze ans à reconstruire sa vie en France. Avec ses deux filles et des papiers en règle.

ÉTAT DÉPRESSIF GRAVISSIME

Le premier ministre, François Fillon, a signé son décret d'extradition le 9 juin. Elle a, sans illusions, saisi le Conseil d'Etat, qui ne rendra pas sa décision avant plusieurs mois. Marina Petrella n'attend plus rien. Le médecin de la prison de Fresnes a noté, le 11 avril, "état dépressif gravissime, douleur morale, idées de mort extrêmement prégnantes, angoisse avec vécu somatique, sensation d'avenir bouché, l'ensemble évoquant une crise suicidaire franche et très inquiétante". Le 9 juin, un autre médecin, le docteur Jean-François Bloch-Lainé, s'alarme de cet "abandon de vie" et relève qu'elle perd "2 kg par semaine". "Son état ne l'intéresse plus, s'inquiète le médecin. Mme Petrella ne se nourrit plus, ne boit plus, ne communique plus, et lâche prise dans un état de dépression important." Ses avocats demandent au gouvernement d'appliquer la "clause humanitaire" de la Convention européenne d'extradition de 1957, qui autorise à ne pas extrader une personne "en raison de son âge ou de son état de santé".

Elisa, sa fille, connaît bien la prison, elle y est née. Un 25 août, il y a presque vingt-cinq ans, à Rome. Elle y est restée dix-huit mois avant d'être confiée à Léa, sa grand-mère, qui avait au début des années 1980 toute sa famille en prison, son fils, sa fille, son gendre. Près de 60 000 personnes ont été inculpées, 5 000 ont été incarcérées pendant "les années de plomb" en Italie lors d'énormes procès, après le vote de lois spéciales. L'Italie baignait alors dans "une véritable guerre civile, bien que de basse intensité", a reconnu Giovanni Pellegrino, le président de la commission parlementaire d'enquête.

Elisa n'en garde pas un mauvais souvenir. "Quand ils sortaient de prison, les gens se retrouvaient pour comprendre ce qui s'était passé, raconte la jeune femme. On n'oubliait pas ceux qui y étaient encore, je me rappelle cette solidarité fondamentale, c'était une belle leçon de vie." Marina, sa mère, a été incarcérée huit ans avant d'être libérée sous contrôle judiciaire, la durée maximale de la détention provisoire ayant été atteinte. Elle a encore attendu cinq ans avant d'être définitivement condamnée, le 4 mai 1993, à la réclusion à perpétuité. Marina Petrella n'a pas été jugée par contumace, elle était à son procès, mais ses juges n'ont pas délivré de mandat d'arrêt. Des mois ont passé. "On ne se cachait pas, raconte Elisa. Un jour elle m'a dit, on va vivre à Paris." A Paris, il y a des amis. Sur les conseils de Mes Jean-Jacques de Felice et Irène Terrel, les infatigables avocats des Italiens, Marina écrit au procureur de Paris et aux autorités italiennes pour déclarer sa présence. Elisa est inscrite à l'école italienne, Marina est serveuse à Saint-Ouen.

"ON SE SENTAIT PROTÉGÉ"

Rome envoie une demande d'extradition en 1994. On reproche à Marina Petrella sept crimes, parmi lesquels la séquestration d'un magistrat, et surtout, en tant que membre de la direction romaine des Brigades rouges, la participation à l'organisation de cinq agressions dont l'assassinat d'un commissaire de police. "On n'a plus fait que travailler pour s'intégrer en France, explique Elisa, on se sentait protégé, on entrait dans les critères de la doctrine Mitterrand." Le président de la République avait déclaré le 26 avril 1985, devant le 65e congrès de la Ligue des droits de l'homme, que les Italiens, qui "ont participé à l'action terroriste en Italie depuis de longues années" mais "ont rompu avec la machine infernale" et se sont réinsérés "étaient à l'abri de toute sanction par voie d'extradition". La parole du chef de l'Etat a engagé la France pendant dix-sept ans, sous neuf gouvernements. Dominique Perben, garde des sceaux du gouvernement Raffarin, a rompu l'engagement en extradant au milieu du mois d'août 2002 Paolo Persichetti, un professeur de l'université Paris-VIII.

En 1994, Marina Petrella s'inscrit à un CAP de jardinier paysagiste, son dada. Il y a là Ahmed Merakchi, un homme sombre et renfermé qui gagne trois sous en entretenant les serres. Il est français d'origine algérienne, et d'abord parigot du 12e arrondissement, a fait dans son jeune temps douze mois de prison, a une grande fille et une blessure mal cicatrisée du côté des femmes.

Ils s'installent dans une résidence à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), elle comme femme de ménage, lui comme gardien jardinier. Ils créent un petit journal, Entre voisins. Elle, elle marque les résidents par son intelligence. Ils déménagent ensuite à la Source, un quartier difficile d'Epinay, où Marina sermonne les gamins qui brûlent les voitures. Elle travaille bientôt au centre culturel. "La vie se passait pas trop mal, sourit Ahmed. On ne gagnait pas grand-chose, mais on était heureux. Elle m'a traîné dans tous les petits théâtres de banlieue. En vacances, elle tombait en arrêt devant les belles maisons, elle savait apprécier les choses, et elle osait le dire."

Un jour, Marina lui dit qu'elle veut un autre enfant. Lui n'est pas très enthousiaste, mais finit par se laisser fléchir, à condition d'aller à la préfecture de police, avec une copie de la déclaration de Mitterrand. La préfecture ne trouve rien à signaler, Marina a d'ailleurs une carte de séjour. Emmanuella, "Emma" pour ses proches, naît le 18 décembre 1997, "le premier visage qu'elle a vu, c'est le mien", fond Ahmed.

...

Page 1 de :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html
beth-aparVétéran11 430 messages

2 juillet 2008 à 16:12

.

C'est bien de faire tourner çà.


Bien vu Ton1.

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"Elisa, sa fille, connaît bien la prison, elle y est née"

ça c'est nul.

Encore "Elisa, sa fille, connaît bien la prison. Elle y est née." ça irait. Mais la virgule : non.


Mais en l'occurrence c'est un détail.
Bon article.

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ton1Forcené(e)441 messages

2 juillet 2008 à 16:23

beth'apar a écrit :.

"Elisa, sa fille, connaît bien la prison, elle y est née"

ça c'est nul.

Encore "Elisa, sa fille, connaît bien la prison. Elle y est née." ça irait. Mais la virgule : non.
.

oui, je m'étais fait la même réflexion en lisant l'article, c'est bien blaireau d'écrire ça vu qu'elle l'a quitté à 1 an et qques apparemment.

Sur le fond du problème, ça ne m'étonne pas, sarko a une haine des rouges viscérale (sauf de Guy Môquet quand il y en a besoin).
beth-aparVétéran11 430 messages

2 juillet 2008 à 16:30

.

Pas que Sarko.

Ils sont plusieurs les rancuniers. Ils veulent leurs morts à tous ces rouges. D'autant qu'ils étaient jeunes, beaux et avec quelque chose entre les deux oreilles.

La République des grands bourgeois ignore la paix avec ses ennemis. Elle coupe des têtes. Elles jette aux cachots. Elle se venge.

Sarko est héritier.
D'un trône mais pas du Pouvoir.
Les princes le payent et lui ordonnent.

Dans son slip, il n'y a pas que les doigts de Carla.

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ton1Forcené(e)441 messages

3 juillet 2008 à 19:18

Le gentil Sarkozy l’a répété hier : il est "prêt à accueillir tous ceux qui accepteraient de renoncer à la lutte armée".

Durant que des polices traquent dans nos rues les sans-papiers : le gentil Sarkozy répète que tou(te)s les repenti(e)s qui laisseront les Fuerzas armadas revolucionarias de Colombia (FARC) trouveront chez lui un refuge sûr et douillet.

Dans le même temps, exactement : un autre Sarkozy, moins directement souriant, laisse extrader vers l’Italie de son ami Berlusconi une femme qui a depuis longtemps renoncé à la lutte armée.

Une femme qui, lentement, crève : "Marina Petrella, 54 ans, ancienne dirigeante des Brigades rouges, attend la mort sans hâte dans une cellule de l’unité psychiatrique de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne)".

Il y a ici deux Sarkozy - comme dans cette nouvelle, tu sais, de Stevenson.

Il y a le Sarkozy qui rit, et qui est très gentil avec les repentis.

Et le Sarkozy qui ne rit pas, et qui n’est pas (du tout) gentil, avec la repentie.

Et, je ne te cache pas : ça m’inquiète un peu, qu’on ait, à la chefferie de l’Etat, deux Sarkozy pour le prix d’un, et que l’un dise le contraire de ce que l’autre fait.


http://www.bakchich.info/article4338.html
ton1Forcené(e)441 messages

3 juillet 2008 à 19:21

ça pue grave, j'ai failli créer un topic pour parler de ça :

communiqué du Syndicat de la Magistrature :


« La vie des autres » avec EDVIGE


Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.

Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.

L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule etc….

Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.

Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.

En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?

Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.

Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en oeuvre.


http://www.syndicat-magistrature.org/sp ... article729
beth-aparVétéran11 430 messages

4 juillet 2008 à 21:32

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C'est fait. Gagné !


A 18h45 je sortais des bureaux du siège. Nous venions de conclure victorieusement.

Trois mois de combat. Des arguments. Des coups de gueule. Des intimidations. Des menaces... Du rapport de force.

Mais cette fois-ci c'est le pot de terre qui remporte la bataille.

Cinq collègues qui, au 31 août arriveront au terme de leur contrat CAE, auront un CDI le 1er septembre, avec clause résolutoire de formation qualifiante.

Cinq collègues.
Dont un Papa depuis le 25 juin.


Yêêêêsss !!!!


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beth-aparVétéran11 430 messages
beth-aparVétéran11 430 messages

5 juillet 2008 à 20:10

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http://antidelation.lautre.net/






http://antidelation.lautre.net/
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noposseAccro516 messages

8 juillet 2008 à 23:00

ton1 a écrit :Le Syndicat de la Magistrature
http://www.syndicat-magistrature.org/sp ... article724


la Direction des Affaires Criminelles voit des terroristes partout

Le 13 juin dernier la Direction des affaires criminelles et des grâces du Ministère de la Justice a publié une note à destination des parquets afin de faire face à « la multiplication d’actions violentes commises sur différents points du territoire national susceptibles d’être attribuées - ça n’est donc même pas sûr - à la mouvance anarcho-autonome », notion dont il convient d’observer l’absence de contours précis.

On y apprend que, « outre des inscriptions sur des bâtiments publics (en clair, des tags), cette mouvance s’est manifestée par la commission d’actions violentes en différents points du territoire national au préjudice de l’Etat et de ses institutions » et que « c’est aussi à l’occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d’étrangers en situation irrégulière (nous y voilà) que ses membres s’expriment, parfois avec violence ».

Le zèle développé à cette occasion par la Chancellerie prêterait presque à sourire s’il n’était ensuite demandé aux magistrats « d’informer dans les plus brefs délais la section anti-terroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l’opportunité d’un dessaisissement à son profit » et, par voie de conséquence, de permettre une extension quasi illimitée d’une législation d’exception.

Cette manière de procéder devrait ainsi permettre – au prétexte bien commode et très consensuel de lutte contre le terrorisme – de renforcer la répression à l’encontre des différents acteurs du mouvement social.

A n’en pas douter, la philosophie générale de cette note singulière est à rapprocher des propos récemment tenus par le porte-parole de l’UMP à l’encontre du Réseau Education Sans Frontières et autres collectifs « faiseurs de provocations » et « semeurs de désordre » qui - bientôt suspects d’appartenir à cette fameuse « mouvance anarcho-autonome » - pourront bénéficier d’un traitement judiciaire de faveur.

Le Syndicat de la magistrature dénonce avec force ce procédé et invite les magistrats à faire preuve du plus grand discernement dans la mise en œuvre de cette scandaleuse dépêche.


on va tous finir terroristes... et je dis ça au premier degré...
y'a plus qu'à parier sur les premiers qui vont finir labellisés "terroristes"...

même Olivier n'a rien dit!!! (enfin à ma connaissance)
one love
MiladinetteVétéran2 379 messages

9 juillet 2008 à 12:48

beth'apar a écrit :.


C'est fait. Gagné !


A 18h45 je sortais des bureaux du siège. Nous venions de conclure victorieusement.

Trois mois de combat. Des arguments. Des coups de gueule. Des intimidations. Des menaces... Du rapport de force.

Mais cette fois-ci c'est le pot de terre qui remporte la bataille.

Cinq collègues qui, au 31 août arriveront au terme de leur contrat CAE, auront un CDI le 1er septembre, avec clause résolutoire de formation qualifiante.

Cinq collègues.
Dont un Papa depuis le 25 juin.


Yêêêêsss !!!!


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:exorbite: :exorbite: :exorbite: big!! un cdi en tant que cae?? mais comment t'as fait!
__________________________
ah ah
beth-aparVétéran11 430 messages

9 juillet 2008 à 15:59

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De puis quelques années ces collègues étaient régulièrement embauchés en CDD pour faire des remplacements (arrêts de travail des titulaires =} financement des remplacements sur les Indemnités journalières).

Lorsque sont tombés les Contrats d'Accompagnement à l'Emploi, mon employeur a proposé à ces personnes des CAE d'un an, complétés d'un CDD pour atteindre les 35h00/semaines (du point de vue de la direction c'était rentable et généreux puisque cela garantissait une "stabilité" d'un an). De fait la direction avait obligé ces salariés à accepter le CAE dans la mesure où s'ils refusaient aucun emploi ne leur serait proposé (la combine visant à économiser les indemnités journalières...)

Le CAE peut être renouvelé une fois dans sa durée initiale. Ainsi mes collègues, pendant deux ans (1 + 1) ont fait les remplacements avec des contrats destinés dans l'esprit du législateur aux personnes en rupture du monde du travail...

Le terme de ces deux ans approchant, en réunion des délégués du personnel j'ai posé la question du devenir de ces collègues dans l'établissement. Fanfaronne, la direction a répondu que pour eux c'était fini. Mais qu'elle n'écartait pas la perspective d'employer d'autres CAE !!!

Mon sang n'a fait qu'un tour. Et j'ai lancé la machine, creuser la question, fait un dossier réunissant cinq situations.

- Tous travaillaient dans l'établissement depuis relativement long time avant d'être employés en CAE.
- Tous avaient deux contrats de travail pour le même poste (CAE + CDD "complémentaire")
- Tous n'avaient pas bénéficier d'une formation pendant leur CAE.
- Tous occupaient un temps plein sans "accompagnement" particulier.
- Nous démontrions que l'employeur avait en quelque sorte détourné l'esprit et les fonds destinés aux CAE, en dissimulant des CDD temps plein (CAE + CDD "complémentaire").
Tout cela avec l'accord de l'ANPE et celui tacite de l'Inspection du Travail.

Ces éléments nous ont permis de faire pression sur l'employeur, de faire pression sur l'Inpection de Travail, de donner un coup de pied dans le "système ANPE" et ses petits arrangements pour réduire "les chiffres du chômage"...

En même temps que nous faisions le rapport de force direct avec notre employeur, nous avisions le syndicat au niveau de l'inter-pro départemental (Union Locale) et la Fédération de notre branche (au niveau national donc)... avec cet engagement de notre part : Si vous embauchez en CDI nos collègues, on met le couvercle sur cette affaire.

Résultat : Gagné !


Voilà.
Sans doute n'est-ce pas bien limpide comme explication, mais pour cela il est sans doute nécessaire de mettre un orteil dans le syndicalisme, et plus si l'eau est bonne.

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Ti Fayah

9 juillet 2008 à 16:44

C'est super ^_^; p'tain quand même vive la magouille..
C'etait du solide bravo!

(milad')
MiladinetteVétéran2 379 messages

10 juillet 2008 à 10:05

Et qu'est-ce qui se passe si c'est que des engagements de mytho?
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ah ah