hotmilk a écrit :source wikipedia
Nègre est un substantif masculin (négresse en féminin) et un adjectif, désignant aujourd'hui de façon péjorative les Noirs, spécifiquement originaire d'Afrique subsaharienne.
Le substantif, dans les pays francophones, dérive du portugais nero ou de l'espagnol negro (noir). Le terme ibérique est à l'origine descriptif, mais acquiert en français l'idée d'une population inférieure et vouée à l'esclavage.
Des chercheurs l'utilisent rapidement pour désigner les populations africaines ou d'origine africaine : (Carl von Linné, Buffon ou Blumenbach); ils considèrent les « nègres » comme une variante particulière de l'espèce humaine[1]. Buffon considère ainsi que les variétés humaines sont issues d'une souche initiale qui s'est adaptée selon les milieux habités, et qu'après plusieurs générations, un groupe d'hommes blancs dans un environnement particulier deviendrait noir. « À la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, cependant, un nombre croissant d’auteurs, surtout parmi les partisans de l’esclavage, affirment que les races constituent autant d’espèces distinctes[1] ». Le mot « nègre » devient ainsi le marqueur de théories scientifiques cautionnant l'esclavage en faisant des « nègres » des populations inférieures du point de vue d'un "droit naturel".
L'adjectif « nègre » sera aussi utilisé aussi au XXe siècle comme terme regroupant l'ensemble des populations africaines ou d'origine africaine, et retrouvera alors sa qualité purement descriptive de la spécificité d'une culture parmi d'autres : Picasso parlera alors de l'art nègre, et s'en inspirera. Une évolution similaire s'est produite aux États-Unis avec la version anglophone du mot : negro, descriptif, opposé à nigger, péjoratif.
Le poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire a forgé le mot négritude[2]. Parmi les « quelques autres » se trouvent Léopold Sédar Senghor qui a beaucoup promu le terme, et Ebénézer Njoh-Mouellé qui en fait une lecture bien plus critique, lui reprochant de masquer par des spécificités mineures l'universalité des aspirations culturelles humaines.
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Le terme dérivé négritude, forgé dans les années 30, s'emploie encore aujourd'hui dans un sens positif, désignant la perspective identitaire des intellectuels noirs francophones Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire.
Aux États-Unis, le nationaliste afro-américain Marcus Garvey crée aussi en 1917 la United Negro Improvement Association (UNIA, toujours en activité), en revendiquant le terme negro, équivalent anglophone du nègre français.
Conclusion : Si "négritude" est effectivement positif, le nom et l'adjectif "nègre" ne le sont pas
Asher a raison à 100%

