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dubplate et sacem???

Ouvert par micky le 28 janvier 2013 · Dans Discussion générale · 26 messages · 2013 · page 2 sur 2

asher selector

Vétéran · 4 629 messages

Salaires: scandale à la SACEM

miyet.jpg

Le monde culturel est atterré. Dans le Monde daté du 21 décembre, Bernard Miyet, président de la SACEM, l'organisme qui collecte les droits d'auteurs dans le domaine musical, révèle son salaire : 600.000 euros par an. Soit 50.000 euros par mois pour un job, qui franchement, n'a rien de tuant...Le même Bernard Miyet révèle aussi que les dix plus gros salaires de la SACEM représentent 0.37% de tout ce qui est versé aux artistes français. Autrement dit 2.5 millions d'euros, soit des salaires assez croquignolets aussi. Et ce sont les mêmes qui pourchassent les commerçants pour leur faire verser quelques dizaines d'euros de plus par mois en échange de l'ambiance musicale.



Cela fait longtemps que la SACEM a la réputation d'être généreuse avec ses hauts salariés, mais la, ce chiffre est un vrai scandale, parce qu'il est pris sur une industrie dont les revenus sont en baisse, parce que les artistes qui nourrissent la SACEM ont des fins de mois difficiles, parce que la SACEM est un des principaux pourchasseurs en France des pirates musicaux. Alors, évidement, cela fait deux poids, deux mesures. Hadopi et amendes d'un coté, gros salaires de l'autre. Argument populiste, certes, mais vrai.

Pour se défendre Miyet dit d'abord qu'il touche un salaire « au prix du marché du travail ». Argument insupportable. On aimerait bien savoir sur quel marché du travail il évolue. Il était auparavant diplomate à l'ONU, c'est aussi un monde en dehors des clous de la réalité. Peut etre croit il vraiment qu'il est normal d'être payé à ces niveaux. Il dit aussi qu'il dirige une société privée, et qu'il n'a de comptes à rendre personne. Privée, certes, mais opaque, et contrôlée quand même par l'Etat, via la cour des comptes. Contrôlée aussi par ses adhérents, les musiciens. Il y a eu de nombreux dérapages internes à la SACEM, celui la n'est pas le dernier. Le Parlement va sans doute en profiter pour réguler toutes les sociétés d'auteur. On ne gémira pas sur leur sort.
More Love ... http://www.raspectshop.com RASTAFARI ...

joseph

Vétéran · 2 754 messages

tranquille pepere le mec prend 1/2 million par an pour une boite qui ne "produit" rien et ne crée pas de valeurs...juste on prend chez l'un pour redistribuer à l'autre en prenant une comm'.....sympa le métier


bordel
mafia
foutage de gueule

je ne sais pas quel terme correspond le mieux à la SACEM aka SUKDEM

joseph

Vétéran · 2 754 messages

:cheesy: :cheesy: :cheesy:
les choses ne changent pas .... mais empirent .... quand je lis que le parlement va s'occuper de la sacem je rigole bien....

http://www.lepoint.fr/actualites-medias ... 3/0/442942


Comment la Sacem se goinfre...

Lepoint.fr - Publié le 10/04/2010 à 13:40 - Modifié le 13/04/2010 à 12:34
Bernard Miyet, le patron de la Sacem © AFP PHOTO BERTRAND GUAY

Bernard Miyet, le patron de la Sacem © AFP PHOTO BERTRAND GUAY

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Commentaires (194)

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Les sociétés de perception, qui gèrent les droits des artistes et producteurs, n'avaient pas bonne réputation. Publié ces jours-ci, le rapport de la Commission permanente qui contrôle ces organismes ne va pas arranger les choses. Les rapporteurs jettent une lumière crue sur les rémunérations de leurs dirigeants. Accablant pour certains d'entre eux ! Un rapport qui devrait horrifier les artistes dont le travail nourrit la bête...

Les patrons ne connaissent pas la crise du disque

Une société est particulièrement dans le collimateur : la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques), dont le directeur général, Marc Guez, perçoit le deuxième salaire le plus important des dirigeants du secteur (entre 250.000 et 300.000 euros annuels, selon un tableau, page 279). Pourquoi pas ? Sauf que la SCPP n'emploie qu'une quarantaine de collaborateurs et ne traite qu'un peu plus de 60 millions d'euros de droits. C'est là que le bât blesse... "Cette même rémunération est plus de deux fois supérieure à celles de ses homologues dans des sociétés d'une échelle voisine ou supérieure, comme l'Adami ou la Spedidam", note le rapport. Autrement dit, le patron de la SCPP est trop payé pour le service qu'il rend à ses sociétaires. "J'ai moins de salariés que les autres sociétés, mais ils sont meilleurs, pourquoi en serais-je pénalisé ?", s'insurge Marc Guez. Du reste, nous sommes l'une des sociétés les mieux gérées. Pour justifier une telle rémunération, la SCPP indique à la Commission que Marc Guez perçoit un salaire équivalent aux directeurs généraux des majors du disque . C'est bien là le problème : comment les patrons de l'industrie du disque peuvent-ils justifier de conserver des rémunérations très élevées, alors même que le marché de la musique s'est effondré de 50 % en cinq ans ? Comment peuvent-ils justifier de tels salaires, alors que l'âge d'or est désormais plus que révolu ?

De ce point de vue, il n'est pas étonnant de retrouver en tête du classement des gros salaires le patron de la Sacem, Bernard Miyet : un salaire plus élevé de + 143 % par rapport à celui de Marc Guez (le rapport ne mentionne pas les chiffres précis) et des notes de frais qui, en 2008, s'élèvent à 29.212 euros par carte bancaire. Face aux rapporteurs de la Commission, la Sacem a tenté de justifier cette forte rémunération : les émoluments de Bernard Miyet seraient "rattachés à une responsabilité internationale publique antérieure". Mais le rapport note que cette référence "n'a pas été fournie à la Commission permanente du contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits".

Les vacances en Guyane sur carte bancaire de la Sacem

L'examen approfondi des notes de frais des dirigeants de la Sacem révèle des abus non sanctionnés. Ainsi, en 2007, l'un des dirigeants (parti en 2008) avait pris ses aises avec la carte bancaire de la boîte : des repas seuls, des vacances en Guyane (entre le 27 décembre 2006 et le 6 janvier 2007), des frais de péage de week-end, 10.512 euros de "cadeaux"... La Commission souligne, avec euphémisme, que certaines de ces dépenses n'étaient sans doute pas effectuées dans l'intérêt de la société et n'ont pourtant fait l'objet d'aucun contrôle. "Elles n'ont pas été non plus de ce fait remboursées par l'intéressé", note, non sans ironie, le rapport.

Les dirigeants de la Sacem en prennent pour leur grade à propos des frais d'hôtel et de restaurant payés, pour l'essentiel, par carte bancaire. Les dirigeants "ne respectent guère la note interne relative" aux frais qui est pourtant assez généreuse : les cadres dirigeants doivent s'en tenir à des hôtels 3 étoiles, les repas à l'étranger ne doivent pas excéder 40 euros et pas plus de 70 euros par personne lorsqu'ils invitent. La Commission permanente n'a pas pu pousser plus loin ses investigations, car la Sacem ne dispose pas d'un suivi analytique des dépenses payées par carte. L'opacité "étonne" les rapporteurs...

Une rente assise sur un quasi-monopole

La situation est d'autant plus choquante que les artistes n'ont guère le choix. La loi les oblige à verser. Si bien que les sociétés de perception vivent sur une rente, "un quasi-monopole de fait sur le territoire national", note le rapport. Avec l'onctuosité qui sied au langage de la haute fonction publique, le rapport relève que "les rémunérations semblent, au moins pour quelques cas individuels, s'écarter notablement des normes de rémunération en vigueur dans les entreprises de taille comparable alors même que celles-ci sont, elles, pleinement exposées à la concurrence".

Le rapport observe également de grandes disparités entre les salaires des dirigeants et les salariés de ces sociétés. Par exemple, à la Sacem, les six salariés les mieux payés ont vu leurs revenus croître de 10 % entre 2005 et 2008 quand le personnel s'est contenté de + 6,5 % en moyenne sur la période. La Sacem n'a pas justifié cette différence de traitement. Le rapport entre le salaire de Bernard Miyet et le salaire le plus bas de la Sacem est de "30 à 40", note encore le rapport. Pour une société qui emploie 1.450 salariés...


Moyenne des cinq principaux salaires annuels en euros / effectif salarié / montants des sommes perçues

SACEM : 363.908 euros / 1448 / 961,3 millions d'euros

SACD : 149.775 euros / 232 / 179,6 millions d'euros

SCAM : 142.521 euros / 81 / 74,1 millions d'euros

SPP : 135.465 / 39 / 61,1 millions d'euros

CFC : 110.200 euros / 44 / 43,7 millions d'euros

ADAMI : 107.300 euros / 74 / 53 millions d'euros

SPEDIDAM : 96.020 euros / 32 / 32,9 millions d'euros

PROCIREP : 84.273 euros / 18 / 31,6 millions d'euros

La Commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits est présidée par Bernard Menasseyre, président de chambre honoraire à la Cour des comptes. Elle comprend pour membres : François Lavondès, conseiller d'État honoraire ; Marie-Claude Duvernier, conseillère honoraire à la Cour de cassation ; Claude Rubinowicz, inspecteur général des finances ; Lé Nhat Binh, inspecteur général des affaires culturelles.

guillaumebougard

Accro · 934 messages

La Sacem est une emanation de l'Empire du Mal. Quand j'ai voulu creer une societe de droits d'auteurs comme Bruxelles en donne le droit depuis sa circulaire de 2007, j'ai eu droit a une assignation au Tribunal emise a mon encontre par le Ministere de la Culture qui affirmait que je n'offrais pas les garanties necessaires pour lancer cette societe. Je precise que j'avais S&R et pas mal d'auteurs-compositeurs jamaicains avec moi, un partenaire informatique leader mondial pour faire l'infrastructure, des avocats renommes, etc… Ma voiture a ete fouillee, j'ai eu des menaces anonymes. J'ai ete condamne a 7000 E. J'ai bien entendu fait appel et gagne en appel. Sauf que le projet a eu un bel enterrement de premiere classe… Tout cela etait bien entendu teleguide par la Sacem...

guillaumebougard

Accro · 934 messages

zabaniet a écrit :
guillaumebougard a écrit :Ma voiture a ete fouillee, j'ai eu des menaces anonymes. J'ai ete condamne a 7000 E. J'ai bien entendu fait appel et gagne en appel. Sauf que le projet a eu un bel enterrement de premiere classe… Tout cela etait bien entendu teleguide par la Sacem...



Hello Guillaume.
Ce que tu décris me semble excessif pour un simple projet de création de société de droits d'auteurs. Tu sais qui a fouillé ta voiture ? Et les 7000 € c'est juste pour avoir voulu créer une société ?


moi aussi ca m'a semble excessif!!!
Mais a l'epoque , on etait marques du sceau de l'infamie avec Andre Bertrand, apres les miseres qu'on avait causees a la Spedidam, l'Adami, et avec ce qu'on voulait faire a la Sacem...
je ne peux bien entendu pas etre sur a 100% que les visites nocturnes de ma caisse sont liees a cette affaire.
mais les 7000 E d'article 700, ceux la ils sont puree de veridiques. il faudrait que je fouille dans mes affaires pour scanner l'assignation, et mettre ca en ligne, mais la, c'est beaucoup me demander...

guillaumebougard

Accro · 934 messages

L'article cite par Asher melange un peu tout et une lecture rapide pourrait tenter de jeter l'eau du bain avec le bebe.

Les societes de droits d'auteur comme la SACEM, ASCAP, PRS, etc… sont en elles memes utiles. Il est normal que les auteurs compositeurs soient retribues si un lieu public diffuse leurs oeuvres. Un supermarche, une salle de concert, un bar, un sound system egalement. Il est egalement normal que des diffusions radio, tele, internet, generent pour les auteurs compositeurs et interpretes des revenus.

Ce qui doit etre reproche a la Sacem doit rester sur le plan du business:

1. les frais de fonctionnement sont plus eleves que chez la concurrence, et donc les redistributions moins elevees
2. les redistributions aux editeurs sont calculees de facon peu claire et difficilement (c'est possible, mais complique) contestable du fait meme de l'opacite
3. des distributions importantes pour soutenir le spectacle vivant sont en fait des subventions a des syndicats et un certain parti. ces sommes pourraient etre distribuees aux auteurs compositeurs a la place. D'autres entites sont plus habilitees que la SACEM a encourager le spectacle vivant.
4. malgre les injonctions de Bruxelles pour permettre a d'eventuels concurrents de lancer une activite en France, d'enormes barrieres sont mises en place (voir le proces que je me suis pris dans la face)
5. toutes sortes de retenues sur les royalties sont pratiquees sans que ces retenues n'apportent de quelconque benefice. Par exemple, la SACEM impose une retenue de 10% pour financer une mutuelle. Bonne idee a priori, puisque les auteurs compositeurs sont souvent des independants evoluant aux marges du systeme de la secu francaise et se retrouvent souvent sans rien pour leur couverture medicale. Sauf que cette mutuelle est reservee aux Francais. Les etrangers, qui cotisent, sont exclus de ce systeme et subventionnent donc leurs homologues francais avec leurs cotisations. Seul moyen de beneficier pour un etranger: s'inscrire en DIRECT a la SACEM. Sauf que celle-ci est nulle en perception sur les territoires etrangers, ayant longtemps dedaigne de s'installer a l'etranger comme l'ont fait les societes americaines par exemple. Comment je sais que les etrangers ne touchent que dalle? Quand Justin Hinds etait souffrant, nous sommes alles voir la Sacem pour beneficier de cette mutuelle pour le faire soigner de son cancer en France. On nous a envoyes paitre. Sympa, non?

Une fois de plus, les mieux sont les Americains, ou les auteurs compositeurs ont le choix entre Ascap, BMI et surtout SESAC… La SESAC paie ses adherents TOUS LES MOIS… et dispose d'outils informatiques modernes et performants qui permettent de bien comprendre les chiffres. On peut rever qu'un jour la SACEM se mettra a travailler correctement.

Enfin, personnellement, que le patron gagne 50KE/mois ne me derange pas (une boite qui fait 850ME de chiffre d'affaires paie ses dirigeants souvent bien plus) a condition que le travail soit fait de maniere correcte et transparente et que le management ait des comptes a rendre. Cette exception culturelle francaise rend certains mandarins intouchables, malgre des rapports annees apres annee de la cour des comptes…