Son avocat était confiant, mais les procureurs américains n'ont pas changé de ligne concernant Buju Banton. La procédure d'appel initiée par son équipe juridique (news du 19/12/2011) parait mal engagée, à en croire la réponse du département de la Justice, rapportée par l'agence de presse Associated Press.
En dépit des 10 arguments avancés (notamment la longueur du procès et l'idée de piège tendu par l'informateur du FBI), les procureurs ont indiqué vendredi dernier qu'un faisceau de preuves (les enregistrements téléphoniques et la vidéo dans l'entrepôt où Buju goûte la cocaïne) soutenaient la conviction du jury de la culpabilité de Buju Banton pour conspiration et trafic de drogue et établissaient sa prédisposition à s'engager. Prédisposition qui selon eux, rend invalide l'argument de piège.
Sur l'argument de la longueur du procès, les procureurs ont répliqué que le temps "perdu" pendant le procès était le fait des nombreuses requêtes et prorogations, et qu'ils souhaitaient enquêter sur l'avocat de l'un des co-accusés.
Pire, le deejay pourrait voir revenir l'accusation de possession d'arme à feu, pour laquelle il avait été disculpé lors de son procès. Elle soutiendrait le verdict du jury "parce que les armes à feu et les drogues vont ensemble comme les carottes et les pois, parce que la possession par un co-accusé d'une arme à feu est prévisible par l'accusé, qui sait que son entreprise implique une large quantité de drogue et d'argent".
Les deux parties ont demandé à être entendues par la Cour d'Appel avant qu'elle ne rende son jugement. Buju et ses avocats ont désormais 30 jours pour répondre au gouvernement et à l'accusation de possession d'arme à feu. La Cour d'Appel d'Atlanta réexaminera l'affaire, mais il pourrait s'écouler un an avant qu'une décision ne soit rendue.