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Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
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Pochette de l'album A little bit more - Joe Gibbs Selection 1978-83 de Dennis Brown

Chronique · par Benoit Georges

Dennis Brown

A little bit more - Joe Gibbs Selection 1978-83

Presque 10 ans après sa mort, la sortie d’une réédition de Dennis Brown peut encore faire l’actualité. La preuve avec "A little bit more", compilation de 17 North Parade (VP) regroupant ses meilleurs singles 12 pouces (ou "disco mix") parus chez Joe Gibbs.

C'est la nostalgie qui domine d'abord devant cette dream team aujourd'hui disparue: Joe Gibbs, l'ingénieur Errol Thompson et Dennis Brown. En compétition avec Channel One à la fin des années 70, Joe Gibbs a choisi d'utiliser les mêmes armes: même musiciens, baptisés The Professionals (Sly & Robbie, Errol Nelson, Ansel Collins, Bobby Ellis, Vin Gordon ou Tommy Mc Cook, qui enregistraient parallèlement pour Channel One sous le nom de The Revolutionaries), même support, le "diso mix", aux basses chargées, très apprécié des DJ, où le single principal est enchaîné avec sa version dub ou deejay. Ces deejays sont des habitués de chez Gibbs, et pas forcément les plus en vogue: les veterans Big Youth et Trinity ou plus underground comme le couple Kojak & Liza et (Little) U-Brown.
Ce n'est pas un hasard si Joe Gibbs a sorti le plus grand nombre de ces galettes avec Dennis Brown : véritable poule aux œufs d'or, le "crown prince of reggae" s'est placé à plusieurs reprises dans les charts anglais avec quelques uns des titres présentés ici.
Au fil des 12 versions longues, Dennis Brown apparaît au sommet de son art, même quand il s'attaque à des versions reggae classiques (Equal rights des Heptones, The man next door des Paragons, Girl I've got a date d'Alton Ellis ou Say what you say d'Eric "Monty" Morris) ou à des reprises soul (Ain't that loving you de Luther Ingram sur le riddim Pressure and slide de Studio One).
Que dire alors du hit anglais How can I leave, du carcéral Three meals a day, de l'inusable Your love's got a hold on me sur le riddim Heavenless ou de I can't stand it sur le riddim Answer. Tous les titres ont été retravaillés dans un style "rockers" puissant et les orchestrations différentes se découvrent comme au premier jour.

Incontournable de fait, le disque réussit le tour de force d'être à la fois une très bonne entrée en matière pour ceux qui souhaitent découvrir ce grand chanteur et une pièce de collection pour les aficionados.

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