ça y'est, ils frappent!
A lire attentivement :
"Les peines planchers peuvent-elles être facteur de récidive?"
Vous savez, les peines planchers, sont ce que le nouveau gouvernement veut mettre en place pour lutter contre la récidive. Répression et réclusion sont au goût du jour ....
Petit exemple....
"Dans l'avant-projet de loi "tendant à renforcer la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs", que la Garde des Sceaux, Mme Rachida Dati, a soumis, pour avis, au Conseil d'Etat, l'article 2 concerne les délits commis en état de récidive légale par les majeurs : (récidive légale = un nouveau délit commis pendant les 5 ans suivant une condamnation)
Article 2. " Pour les délits commis en état de récidive légale, la juridiction prononce une peine d'emprisonnement qu ne peut être inférieure aux seuils suivants :
- 1 an, si le délit est puni de 3 ans d'emprisonnement
- 2 ans, si le délit est puni de 5 ans d'emprisonnement
- 3 ans, si lé délit est puni de 7 ans d'emprisonnement
- 4 ans, si le délit est puni de 10 ans d'emprisonnement
Toutefois, le tribunal peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l'emprisonnement en considération des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou de ses garanties d'insertion ou de réinsertion". (Encore faut-il que le Tribunal détienne des élements de personnalité ou des renseignements objectifs et vérifiés concernant les garanties d'insertion ou de réinsertion, par le biais d'une enquête de personnalité approfondie ordonnée par les magistrats eux-mêmes, s'ils le souhaitent)
Si ces peines planchers s'avèrent dissuasives, comme la Garde des Sceaux en fait l'hypothèse, tout va bien, les seuils prévus n'auront pas à être appliqués. Dans le cas contraire, le prononcé de peines alternatives à la détention sera l'exception et la peine d'emprisonnement la règle!!
Et pourtant ...
Dans son avis sur les "Alternatives à la détention" adopté en Assemblée plénière le 14 Décembre 2006, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), affirme [...] que les alternatives à la détention [...] obtiennent de meilleurs résultats que la prison en termes de lutte contre la récidive et représentent un moindre coût pour la collectivité. " Ce fait est bien connu en matière d'aménagement de peines (en particulier pour la libération conditionnelle)."
ACP N°48 - Arpenter le Champ Pénal - Lettre d'information sur les questions pénales et criminologiques
Maintenant, prenons un exemple, l'article de loi N° 22.39 du 16 Décembre 1992, ne fait pas de distinction entre cannabis, cocaïne, héroïne, ....
Ainsi, il prévoit que : "La cession ou l'offre illicites de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle sont punies de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000€ d'amende."
Une personne passant devant le Tribunal pour la deuxième fois en 5 ans pour ces faits, filer une barrette à quelqu'un par exemple, devrait être au minimum, selon Rachida Dati, punie de 2 ans d'emprisonnement...
Volià ce que veulent dire les peines planchers.... et dans cet exemple précis, je ne pense pas que 2 ans d'emprisonnement soit la meilleure façon de prévenir la récidive.
Je ne vous parle même pas du pauvre gars qui pour la troisième fois se fait condamner pour Conduite en Etat Alcoolique, qui, je vous le rappelle, entre en vigueur dès le deuxième verre....
Enfin, juste pour vous le rappeler : article 222. 34
"Le fait de diriger ou d'organiser un groupement (groupe = 2 personnes) ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, le transport, la détention, l'offre , la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de
7 500 000€ d'amende. "
J'vous dis pas la peine plancher!!!!
Voilà, un court extrait des lois présentées par le nouveau gouvernement...
et qui, certainement, seront votées, ratifiées et appliquées! A moins, peut-être d'un soulèvement citoyen, de désobéissances citoyennes.....
A lire attentivement :
"Les peines planchers peuvent-elles être facteur de récidive?"
Vous savez, les peines planchers, sont ce que le nouveau gouvernement veut mettre en place pour lutter contre la récidive. Répression et réclusion sont au goût du jour ....
Petit exemple....
"Dans l'avant-projet de loi "tendant à renforcer la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs", que la Garde des Sceaux, Mme Rachida Dati, a soumis, pour avis, au Conseil d'Etat, l'article 2 concerne les délits commis en état de récidive légale par les majeurs : (récidive légale = un nouveau délit commis pendant les 5 ans suivant une condamnation)
Article 2. " Pour les délits commis en état de récidive légale, la juridiction prononce une peine d'emprisonnement qu ne peut être inférieure aux seuils suivants :
- 1 an, si le délit est puni de 3 ans d'emprisonnement
- 2 ans, si le délit est puni de 5 ans d'emprisonnement
- 3 ans, si lé délit est puni de 7 ans d'emprisonnement
- 4 ans, si le délit est puni de 10 ans d'emprisonnement
Toutefois, le tribunal peut prononcer, par une décision spécialement motivée, une peine inférieure à ces seuils ou une peine autre que l'emprisonnement en considération des circonstances de l'infraction, de la personnalité de son auteur ou de ses garanties d'insertion ou de réinsertion". (Encore faut-il que le Tribunal détienne des élements de personnalité ou des renseignements objectifs et vérifiés concernant les garanties d'insertion ou de réinsertion, par le biais d'une enquête de personnalité approfondie ordonnée par les magistrats eux-mêmes, s'ils le souhaitent)
Si ces peines planchers s'avèrent dissuasives, comme la Garde des Sceaux en fait l'hypothèse, tout va bien, les seuils prévus n'auront pas à être appliqués. Dans le cas contraire, le prononcé de peines alternatives à la détention sera l'exception et la peine d'emprisonnement la règle!!
Et pourtant ...
Dans son avis sur les "Alternatives à la détention" adopté en Assemblée plénière le 14 Décembre 2006, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), affirme [...] que les alternatives à la détention [...] obtiennent de meilleurs résultats que la prison en termes de lutte contre la récidive et représentent un moindre coût pour la collectivité. " Ce fait est bien connu en matière d'aménagement de peines (en particulier pour la libération conditionnelle)."
ACP N°48 - Arpenter le Champ Pénal - Lettre d'information sur les questions pénales et criminologiques
Maintenant, prenons un exemple, l'article de loi N° 22.39 du 16 Décembre 1992, ne fait pas de distinction entre cannabis, cocaïne, héroïne, ....
Ainsi, il prévoit que : "La cession ou l'offre illicites de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle sont punies de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000€ d'amende."
Une personne passant devant le Tribunal pour la deuxième fois en 5 ans pour ces faits, filer une barrette à quelqu'un par exemple, devrait être au minimum, selon Rachida Dati, punie de 2 ans d'emprisonnement...
Volià ce que veulent dire les peines planchers.... et dans cet exemple précis, je ne pense pas que 2 ans d'emprisonnement soit la meilleure façon de prévenir la récidive.
Je ne vous parle même pas du pauvre gars qui pour la troisième fois se fait condamner pour Conduite en Etat Alcoolique, qui, je vous le rappelle, entre en vigueur dès le deuxième verre....
Enfin, juste pour vous le rappeler : article 222. 34
"Le fait de diriger ou d'organiser un groupement (groupe = 2 personnes) ayant pour objet la production, la fabrication, l'importation, le transport, la détention, l'offre , la cession, l'acquisition ou l'emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de
7 500 000€ d'amende. "
J'vous dis pas la peine plancher!!!!
Voilà, un court extrait des lois présentées par le nouveau gouvernement...
et qui, certainement, seront votées, ratifiées et appliquées! A moins, peut-être d'un soulèvement citoyen, de désobéissances citoyennes.....




