12 janvier 2008 à 19:12
C'est très philosophique ce que tu dis beth'apar (blague'apar....petit jeu de mot que j'ai toujours voulu faire et qui prend son sens...), et ce au pied de la lettre!
Plusieurs philosophes ont souvent parlé de l'art en tant que manifestation de souffrances internes, pour Nietzsche afin de sortir du carcan de la morale de la société, l'homme sublime sa souffrance à travers l'art......
Ou bien même dans une vision + globale, lorsque Freud a fondé la psychanalyse, il a montré que toutes nos actions ne sont que des symptômes d'une souffrance interne, ainsi entre un tueur en série et un musicien qui fait ressortir ce qu'il a de plus indicible, de plus profond, ba il n'y a que peu de différence......
Tout ça pour dire (après ces 3mn philosophique, et il en faut par moment) que toi et asher traitent de "pressions" différentes, faut s'entendre sur ce que l'on entend par là.
J'ai compris ce que t'entendais par pression à travers tout le tumulte interne et la situation de l'artiste; que son travail est le fruit de toute cette ébulition, cette souffrance. une pression au sens large,
jcrois qu'asher a plutot voulu mettre l'accent sur la pression, en tant que la vie en jam obligeait à rendre l'activité professionnelle dépendante de l'activité musicale et que pour finir la fin de mois ou même manger le soir, il vaut mieux faire du son, au détriment de la vibes, de la qualité....
upsetter, je ne crois pas qu'il faut analyser la chose à travers "le mythe de l'artiste malheureux".....c'est peut être une image qui est véhiculée par nos sociétés, mais les artistes prolifiques, poignants, reconnus ne sont pas tous ceux-là, ceux qui ont connu un destin tragique.....il en existe qui ont marché, sans tout cet environnement "dramatique" autour
Même mieux que ça, si tout ce que tu fais témoigne de ta souffrance interne, on se rend compte en société que seule la musique, la peinture, l'Art en général véhiculent des émotions aussi fortes. On les perçoit et elles nous sont communiquées.
or toi aussi quoi que tu fasse (dans ton travail ou en dehors), tu extériorises ces mêmes choses, ces mêmes souffrances à travers tes passions (n'importe, le jardinage, le son....) ou bien tu les intériorises (dans ce cas c'est souvent la dépression, les souffrances mentales). On se rend compte finalement que la société ne perçoit cela qu'à travers l'Art, alors qu'au final Marc Dutroux, Zinédine Zidane ou bien le commandant Cousteau, ba ils exprimaient tous la même chose.....la vitrine de l'artiste de l'artiste en perdition n'est qu'une image qui serait faux de considérer simplement en tant que tel et spécifique seulement à ces derniers!!
réflexion, réflexion, réflexion.......................................extension!