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Archive 1999-2016 Reggaefrance n'est plus mis à jour depuis 2016
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Culture Press de nouveau condamné

Nouvelle condamnation pour Culture Press au tribunal de grande instance de Paris le 18 février, cette fois à la faveur de Jimmy Cliff (32 000 €), Dillinger (26 000 €), Dennis Alcapone (1 000 €) et du musicien Boris Gardiner (1 000 €), sans compter le remboursement des frais de justice (7 000 € chacun).

Culture Press de nouveau condamné

Au centre de l'affaire, l'exploitation sans autorisation d'enregistrements réalisés entre 1964 et 1985 et parus sur plusieurs albums et compilations. Un piratage en bonne et due forme. EMI France figurait également sur le banc des accusés et devra verser 6 000 € pour trois chansons commercialisées sur des compilations.

La sanction aurait pu être plus lourde : c'est au producteur, et non aux éventuels exploitants, de prouver qu'il est effectivement le propriétaire des enregistrements et en règle avec les artistes. Une position confortable : sur le plan juridique, EMI avait parfaitement le droit d'exploiter le catalogue de Culture Press, mais sur le plan moral, difficile de croire que le label ignorait le caractère plus que litigieux de ce catalogue honni.

Nous relations en 2005 dans nos colonnes (voir article du 20/04/2005) les procédures judiciaires engagées par Max Romeo, Winston McAnuff et Niney Holness contre Culture Press. Le label français, dirigé par l'ex-président de Trojan, Enzo Hamilton, avait été condamner à verser plus de 75 000 € d'arriérés de droits sur des disques commercialisés sans l'autorisation des artistes et des producteurs.

Réactions des lecteurs (3)

  1. si si ·

    ..leur catalogue est encore exploité, pour exemple les sorties de compil sur le label français jah slams : lee perry, alton ellis, queens of jamaica... Mais ils ne doivent pas être les seuls, et savent sûrement tous à qui ils achètent les titres...
  2. Gospel Fish ·

    Rien ne dit que Culture Press existe encore (aucune nouveauté de leur part depuis des années... mais les anciens disques CP/Esoldun/Jet Set/Lagoon sont encore disponibles chez bien des disquaires). Si le label se retrouve une nouvelle fois devant le tribunal, c'est plus surement en raison des délais dans les procédures (une affaire peut mettre plusieurs années avant d'être jugée). Ce qui est inquiétant en revanche, c'est qu'avant toutes ces affaires, ce label avait plutôt bonne presse auprès de la principale revue de vulgarisation du reggae en France et de plusieurs autres acteurs alors même qu'il était patent que leurs disques étaient pour le moins louches, à défaut d'être pirates. Quelques exemples : le "Your Wish" de Mad Cobra est mono (pour un disque de 1992), "I-Roy & Dillinger At King Tubby's Studio" correspond en réalité à un LP d'I-Roy pour Virgin... On ne peut cependant pas exclure qu'une partie des bizarreries constatées proviennent de certains producteurs jamaïcains parfois peu scrupuleux lors de la signature de contrats de licence.
  3. verite ·

    je me demande comment ce label condamné déjà bon nombre de fois à encore la possibilité de faire ça, pourquoi cette structure existe encore ? mettez ces voleurs en prison!!!