Neuf ans après ses débuts, Danakil remplissait l'Olympia en octobre dernier à Paris. Entretemps, il y a eu trois albums (dont un live), et les nombreuses tournées. Un bon bout de chemin parcouru en une petite décennie, sur laquelle reviennent avec nous Balik (chanteur) et Das (saxo).

Vous jouez ensemble depuis neuf ans. Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru,?
Danakil Balik : On a vraiment vécu ça au jour le jour. C’est sûr que quand tu te retournes neuf ans après, tu analyses les choses différemment de la manière dont tu les as vécues sur le moment. Nous on voit encore ça comme une aventure entre potes. On était ensemble au lycée, on a commencé vraiment pour la musique, pour s’éclater en répétitions et on a toujours vu ça comme ça.
Les sept ou huit tournées qu’on a fait en France, on les concevait dans le même sens, comme le meilleur moyen de passer l’été entre potes en faisant de la musique sur la plage, sans forcément imaginer au début que tout ça, mis bout à bout, puisse nous amener sur un projet de musique en groupe professionnel. On eu la chance de voir nos rêves aboutir, alors qu’on n’osait même pas se dire qu’on pouvait faire de la musique notre vie. L’étape importante, ça a été l’album dans les bacs.
Das : De tournée en tournée le buzz a grandi tout simplement et ça a un peu commencé à se concrétiser pour nous quand on a pu sortir nos albums. On a eu du mal à exister pendant sept ans pour sortir le premier album. Après, tout s’est enchaîné très vite, le deuxième album, les différents partenariats qu’on a eu la chance d’avoir... Avec notre tourneur notamment, qui nous a permis d’atteindre des salles auxquelles on n’avait pas accès auparavant. Et puis il ya eu le festival, puis le live qui est sorti... De fil en aiguille, le buzz s’est fait, et aujourd’hui on a de la chance de pouvoir remplir les salles partout en France.
Les sept ou huit tournées qu’on a fait en France, on les concevait dans le même sens, comme le meilleur moyen de passer l’été entre potes en faisant de la musique sur la plage, sans forcément imaginer au début que tout ça, mis bout à bout, puisse nous amener sur un projet de musique en groupe professionnel. On eu la chance de voir nos rêves aboutir, alors qu’on n’osait même pas se dire qu’on pouvait faire de la musique notre vie. L’étape importante, ça a été l’album dans les bacs.
Das : De tournée en tournée le buzz a grandi tout simplement et ça a un peu commencé à se concrétiser pour nous quand on a pu sortir nos albums. On a eu du mal à exister pendant sept ans pour sortir le premier album. Après, tout s’est enchaîné très vite, le deuxième album, les différents partenariats qu’on a eu la chance d’avoir... Avec notre tourneur notamment, qui nous a permis d’atteindre des salles auxquelles on n’avait pas accès auparavant. Et puis il ya eu le festival, puis le live qui est sorti... De fil en aiguille, le buzz s’est fait, et aujourd’hui on a de la chance de pouvoir remplir les salles partout en France.
Vos textes abordent des thèmes aussi variés que la société française, l’exclusion, la France-Afrique, les inégalités Nord-Sud, les choix de vie… Avec un collectif de 8 personnes, comment s’organise l’écriture ?
Danakil Balik : On se connaît vraiment bien, les valeurs qu’on partage sont les mêmes, on part en vacances ensemble... Pour la musique, on s’enferme des semaines entières en Province, on a le temps d’échanger et de discuter les thèmes qui nous rassemblent et nous touchent. On discute ensemble de la musique, ensuite c’est moi qui écrit les chansons. De même que chacun va écrire ses propres parties musicales en répétitions, l’idée c’est que j’arrive avec un texte sur lequel travailler, et on se retrouve pour mettre tout en commun. Parfois, le texte change et ne passe pas sur la musique qui était prévue mais sur une autre qui finalement s’y prête mieux. On échange aussi sur le contenu du texte.
Das : On a rencontré tous les cas de figures, on essaie tout. Des fois c’est la musique qui a été modifiée, des fois c’est le texte qui a changé, on essaie vraiment d’obtenir le résultat optimum pour nous.
Das : On a rencontré tous les cas de figures, on essaie tout. Des fois c’est la musique qui a été modifiée, des fois c’est le texte qui a changé, on essaie vraiment d’obtenir le résultat optimum pour nous.
Quelles sont vos influences musicales ?
Danakil Das : Enormément de trios vocaux, les Mighty Diamonds, Israel Vibration, les gros toasters, Third World, très foundation…
Balik : Don Carlos a toujours été un de mes chanteurs préférés. Steel Pulse aussi compte beaucoup pour nous tous, c’est une vibe qui nous correspond. Après, dans la new school j’adore écouter Junior Kelly ou Jah Mason. J’écoute aussi beaucoup de hip hop… peut-être même plus ! J’ai cette influence-là, ce goût, quand j’écoute de la musique j’ai besoin de textes en français, et c’est dans ces moments là que je vais me réfugier dans le hip hop, parce que j’ai besoin de la musique en français mais je n’ai jamais trouvé vraiment satisfaction en reggae français. J’ai beaucoup aimé Brahim mais il n’y en a pas 50 000 autres, donc c’est vrai que lorsque j’écoute de la musique pour mon plaisir j’écoute du reggae jamaïcain, ou anglophone en tout cas.
Balik : Don Carlos a toujours été un de mes chanteurs préférés. Steel Pulse aussi compte beaucoup pour nous tous, c’est une vibe qui nous correspond. Après, dans la new school j’adore écouter Junior Kelly ou Jah Mason. J’écoute aussi beaucoup de hip hop… peut-être même plus ! J’ai cette influence-là, ce goût, quand j’écoute de la musique j’ai besoin de textes en français, et c’est dans ces moments là que je vais me réfugier dans le hip hop, parce que j’ai besoin de la musique en français mais je n’ai jamais trouvé vraiment satisfaction en reggae français. J’ai beaucoup aimé Brahim mais il n’y en a pas 50 000 autres, donc c’est vrai que lorsque j’écoute de la musique pour mon plaisir j’écoute du reggae jamaïcain, ou anglophone en tout cas.

Que pensez-vous du paysage musical jamaïcain actuel ?
Danakil Das : C’est marrant que tu en parles parce que j’ai lâché un post hier sur le forum de Reggaefrance pour parler de ça. Pour ma part, il y a deux trucs bien différents qui se font à l’heure actuelle en Jamaïque : les artistes new roots et les artistes dancehall. Dans le new roots il y a plein de choses super bien qui se font, mais le petit côté vocoder personnellement me gonfle à mort. Après il y a le côté Vybz Kartel et compagnie, on adhère beaucoup moins… En fait on n'écoute même pas du tout ! C’est vraiment pas notre truc, que ce soit au niveau des thématiques qu’ils abordent, la vision des femmes... D’une manière général tout ça est très loin de l’esprit du groupe.
Balik : Toute façon, le dancehall, en termes de rythmiques, ça ne nous a jamais fait rêver.
Das : Mais c’est vrai qu’il y a pas mal de nouveaux artistes new roots qui font l’unanimité, les gros tubes sortis dernièrement sur les séries new roots, pour nous c’est parfait… Les derniers sons de Perfect par exemple c’est du lourd. On a eu la chance de faire une tournée avec les Rootz Underground il y a deux mois. Ils sont Jamaïcains, font du roots, ça ne s’était pas vu depuis longtemps et bien voilà c’est une nouvelle génération et ce qu’ils font c’est terrible.
Balik : Toute façon, le dancehall, en termes de rythmiques, ça ne nous a jamais fait rêver.
Das : Mais c’est vrai qu’il y a pas mal de nouveaux artistes new roots qui font l’unanimité, les gros tubes sortis dernièrement sur les séries new roots, pour nous c’est parfait… Les derniers sons de Perfect par exemple c’est du lourd. On a eu la chance de faire une tournée avec les Rootz Underground il y a deux mois. Ils sont Jamaïcains, font du roots, ça ne s’était pas vu depuis longtemps et bien voilà c’est une nouvelle génération et ce qu’ils font c’est terrible.
Même si vous avez déjà un peu répondu en disant que ça n’est pas trop votre came, que pensez-vous de la scène reggae française ?
Danakil Das : Il y a quand même de bons trucs qui ne sont pas remarqués, dont personne ne parle, comme nous il n’y a pas si longtemps que ça. On croise quand même pas mal de groupes qui méritent d’être découverts, qui chantent en français, qui ont des rythmiques qui tiennent complètement la route.
Qui par exemple ?
Danakil Balik : On a nos potes, tous ceux qu’on croise sur la route. On voit souvent les Broussaï, Papa Style et Baldas, deux mecs musicos orchestre qui sont assez incroyables et qui ont un talent fou !
Das : Y a Mo’ Calamity qui envoie du lourd, Brahim qui a sorti son nouvel album récemment, c’est toujours opé, il est backé par des potes aussi, il y a du bon !
Das : Y a Mo’ Calamity qui envoie du lourd, Brahim qui a sorti son nouvel album récemment, c’est toujours opé, il est backé par des potes aussi, il y a du bon !

En France, le reggae semble enfermé dans un carcan tissé de vert-jaune-rouge et de « rasta c’est cool, rasta c’est bien ».
Danakil Das : Pour les médias généralistes c’est sûr que ça pose un gros souci, il y a d’énormes clichés qui sont véhiculés comme gros fumeurs ou fumistes, mais nous on ne se dit pas rastas !
Balik : Je pense sincèrement qu’il faut être honnête avec les gens, il ne faut pas essayer de jouer un personnage… Si tu es né blanc à Paris dans le XVè, que tu te sens « rasta » et que ça te fait du bien (et j’en connais des dizaines !), si c’est un choix qui t’apporte quelque chose de positif, alors tant mieux ! Ca peut transpirer dans le son de certains, mais personnellement je ne vais pas leur jeter la pierre du moment que les mecs sont sincères. Nous on ne vit pas le truc comme ça. On me pose souvent la question en interview, mais moi je ne parle qu’une fois de Dieu dans mes textes, en me demandant ce qu’il pense de ce qu’on fait, si toutefois il existe. Le principal est d’être soi-même et de ne pas se travestir. Si tu as des convictions, exprime les quelles qu’elles soient, mais il ne faut pas le faire juste pour coller à un mouvement, être dans l’air du temps ou pour essayer de te donner un style que tu ne pourras pas défendre puisque ça ne sera pas toi.
L’image que ça donne du reggae c’est un autre problème… Il ne faut pas se voiler la face, il y a énormément de Jamaïcains qu’on voit et qui sont des rastas à proprement parler, qui le revendiquent à mort et pour avoir passé des concerts avec eux et les avoir vu faire, c’est des mecs comme les autres, ils boivent de l’alcool, ils mangent ci ou ça et finalement pour eux aussi c’est institutionnel ce côté « vert-jaune-rouge », « Jah love » ! Ca peut être des mecs adorables, géniaux, sincères, mais dans leur culture et dans la musique telle qu’ils l’ont toujours faite ils sont hyper prédicateurs mais en réalité c’est plus rapport à la musique, à leur nom, à ce qu’ils font et veulent faire que par rapport à des convictions personnelles. Donc parfois ça dépasse leur vrai comportement mais on ne le dit jamais. Je ne dis pas ça péjorativement, c’est juste qu’il y a une espèce de langue de bois dans le reggae. Je ne fais pas de généralités, certains respectent les règles à la lettre d’autres pas, mais au final tous crient le même message et c’est l’essentiel.
Das : C’est vrai que les gars en jouent, ça fait partie de leur image, c’est un truc qu’ils entretiennent. Les média restent énormément dessus ! Un jamaïcain à Paris en interview, si le journaliste n’est pas spécialisé reggae, il lancera presque toujours une allusion sur l’herbe ou sa coupe de cheveux, etc. C’est vrai que ça fait partie des clichés qui circulent dans le reggae mais il en va de même pour le rap ou le heavy metal, chaque style a ses clichés dans les média grand public.

Balik : Je pense sincèrement qu’il faut être honnête avec les gens, il ne faut pas essayer de jouer un personnage… Si tu es né blanc à Paris dans le XVè, que tu te sens « rasta » et que ça te fait du bien (et j’en connais des dizaines !), si c’est un choix qui t’apporte quelque chose de positif, alors tant mieux ! Ca peut transpirer dans le son de certains, mais personnellement je ne vais pas leur jeter la pierre du moment que les mecs sont sincères. Nous on ne vit pas le truc comme ça. On me pose souvent la question en interview, mais moi je ne parle qu’une fois de Dieu dans mes textes, en me demandant ce qu’il pense de ce qu’on fait, si toutefois il existe. Le principal est d’être soi-même et de ne pas se travestir. Si tu as des convictions, exprime les quelles qu’elles soient, mais il ne faut pas le faire juste pour coller à un mouvement, être dans l’air du temps ou pour essayer de te donner un style que tu ne pourras pas défendre puisque ça ne sera pas toi.
L’image que ça donne du reggae c’est un autre problème… Il ne faut pas se voiler la face, il y a énormément de Jamaïcains qu’on voit et qui sont des rastas à proprement parler, qui le revendiquent à mort et pour avoir passé des concerts avec eux et les avoir vu faire, c’est des mecs comme les autres, ils boivent de l’alcool, ils mangent ci ou ça et finalement pour eux aussi c’est institutionnel ce côté « vert-jaune-rouge », « Jah love » ! Ca peut être des mecs adorables, géniaux, sincères, mais dans leur culture et dans la musique telle qu’ils l’ont toujours faite ils sont hyper prédicateurs mais en réalité c’est plus rapport à la musique, à leur nom, à ce qu’ils font et veulent faire que par rapport à des convictions personnelles. Donc parfois ça dépasse leur vrai comportement mais on ne le dit jamais. Je ne dis pas ça péjorativement, c’est juste qu’il y a une espèce de langue de bois dans le reggae. Je ne fais pas de généralités, certains respectent les règles à la lettre d’autres pas, mais au final tous crient le même message et c’est l’essentiel.
Das : C’est vrai que les gars en jouent, ça fait partie de leur image, c’est un truc qu’ils entretiennent. Les média restent énormément dessus ! Un jamaïcain à Paris en interview, si le journaliste n’est pas spécialisé reggae, il lancera presque toujours une allusion sur l’herbe ou sa coupe de cheveux, etc. C’est vrai que ça fait partie des clichés qui circulent dans le reggae mais il en va de même pour le rap ou le heavy metal, chaque style a ses clichés dans les média grand public.

Votre popularité est indiscutable, vous représentez à l’heure actuelle une des entrées les plus accessibles au grand public vers le reggae, que répondez-vous à ceux qui vous considèrent comme un groupe disons « access-reggae » ?
Danakil Balik : Ceux qui disent ça sont les mêmes qui, avant qu’on accède à notre public et à l'Olympia, nous boudaient parce qu’on chantait en français. C’est la première fois qu’on me dit que ce qu’on fait est grand public et c’est la première fois aussi qu’on me suggère qu’être grand public pourrait nuire au reggae. Je ne nous ai jamais considérés comme un groupe grand public, le succès est venu petit à petit et on n’a pas vraiment vu la différence arriver parce que les gens venaient à dix de plus puis dix de plus et ainsi de suite…
On est en autoproduction et on a jamais eu personne derrière nous, en terme de communication notamment... Par exemple on n’avait jamais été chroniqués sur votre site alors que ça s’appelle Reggaefrance ! (rires) On a tout fait par nous-mêmes, près de dix ans à distribuer des flyers sur les plages, on a fait ce qu’il fallait alors à ceux qui nous le reprochent j’ai envie de dire que notre public est venu à nous, on ne s’est pas imposés à eux par le biais des média. Ce sont des gens qui ont entendu parler de nous par un pote, un cousin ou un collègue. En dix ans ça fait du monde !
Le truc est vraiment monté comme ça, notre public est fait de gens proches de nous et on le ressent à chaque fois en concert alors on leur parle dans cet esprit-là, comme si on se connaissait un peu. Ils nous suivent et reviennent, les six premiers rangs sont d’ailleurs presque toujours les mêmes quand on fait plusieurs dates dans une région. Le fait d’avoir un groupe reggae grand public devrait être perçu plutôt positivement puisque ça amène les gens vers les autres artistes aussi. Après que des gens n’aiment pas, moi je respecte tous les avis, mais si tu n’aimes pas tu n’écoutes pas et puis c’est tout. On n’a pas besoin d’être aimés de tout le monde, c’est pas du tout le cas, on fait notre musique, nos textes, on a notre vision et on la propose, les gens adhèrent ou pas.
Das : Ca nous arrive, on rencontre des mecs qui viennent nous voir avec scepticisme quand on fait des plateaux avec des Jamaïcains, des « puristes ». A la fin ils viennent nous dire « Danakil j’pouvais pas piffrer, c’est pas ce que j’écouterais tous les jours dans ma stéréo mais j’ai kiffé le concert alors que je ne pensais pas ». On le comprend, on est comme eux, on écoute la même chose, ce n’est pas comme si on passait notre journée à écouter du reggae français ! On sait exactement ce qu’ils nous reprochent, après chacun fait son chemin et pas de soucis.
On est en autoproduction et on a jamais eu personne derrière nous, en terme de communication notamment... Par exemple on n’avait jamais été chroniqués sur votre site alors que ça s’appelle Reggaefrance ! (rires) On a tout fait par nous-mêmes, près de dix ans à distribuer des flyers sur les plages, on a fait ce qu’il fallait alors à ceux qui nous le reprochent j’ai envie de dire que notre public est venu à nous, on ne s’est pas imposés à eux par le biais des média. Ce sont des gens qui ont entendu parler de nous par un pote, un cousin ou un collègue. En dix ans ça fait du monde !
Le truc est vraiment monté comme ça, notre public est fait de gens proches de nous et on le ressent à chaque fois en concert alors on leur parle dans cet esprit-là, comme si on se connaissait un peu. Ils nous suivent et reviennent, les six premiers rangs sont d’ailleurs presque toujours les mêmes quand on fait plusieurs dates dans une région. Le fait d’avoir un groupe reggae grand public devrait être perçu plutôt positivement puisque ça amène les gens vers les autres artistes aussi. Après que des gens n’aiment pas, moi je respecte tous les avis, mais si tu n’aimes pas tu n’écoutes pas et puis c’est tout. On n’a pas besoin d’être aimés de tout le monde, c’est pas du tout le cas, on fait notre musique, nos textes, on a notre vision et on la propose, les gens adhèrent ou pas.
Das : Ca nous arrive, on rencontre des mecs qui viennent nous voir avec scepticisme quand on fait des plateaux avec des Jamaïcains, des « puristes ». A la fin ils viennent nous dire « Danakil j’pouvais pas piffrer, c’est pas ce que j’écouterais tous les jours dans ma stéréo mais j’ai kiffé le concert alors que je ne pensais pas ». On le comprend, on est comme eux, on écoute la même chose, ce n’est pas comme si on passait notre journée à écouter du reggae français ! On sait exactement ce qu’ils nous reprochent, après chacun fait son chemin et pas de soucis.
Le prochain album est sur les rails ?
Danakil Balik : On a commencé à travailler un peu sur le prochain album mais on a encore le temps, il est prévu pour le printemps 2011. On a prévu d’enregistrer une partie en Jamaïque, selon les disponibilités des gens quand on va y être début 2010. Pendant la dernière tournée on a rencontré beaucoup de gens avec qui on a envie de faire de la musique, on verra ce qui se présente sur le moment, mais il y aura de bonnes surprises !
Réactions (22)
kaotikov ·
Allez les voir en concert, discuter avec eux vous changerez surement d'avis.
En attendant Blessed Love à tout le monde et surtout à ceux qui ont défendu les Danaks contre les langues de vipères...'Don't Hazffi dred to be rasta..' et les contraire aussi, c'est pas parce que tu portes les dreads qu t'es rasta, et je ne crois pas avoir jamais entendu Balik crier Jah rastafari! ! donc molo les comments au sujet des dreads, ça c'est vraiment un comment sans aucun intérêt.
Dédéé78 · · note : 4 sur 5
Moi j'ai bien aimé l'interview, même si j'ai dût relire quelque passage pour être sur de ne pas mal comprendre ! Greg j'ai une question pour toi : qu'est ce qu'une réponse subtil pour toi ? Parce que là on leur pose des questions et je trouve leurs réponses sincère. La preuve on débat pour bien comprendre ce qu'ils ont dit. Souvent on a du mal a exprimé clairement ce qu'on pense pour que tout le monde comprenne et qu'il n'y ai pas d'ambigüité. Le seul moyen de se faire une idée est de discuter avec eux.
Sinon je voulais demandé à Rastarafi comment on doit prendre son commentaire : "Au moins une chose est sûre: Danakil possède ses petits soldats prêt à les défendre ses moindres écarts dans sa communication.". Moi perso j'adore Danakil, mais si un jour il disent quelque chose qui ne me plais pas je ne les défendrais pas au contraire.
Enfin bref, pour moi c'est un excellent groupe, très ouvert et conscient. J'espère qu'il le resteront malgré leur succès grandissant.
Big Up
Tiy · · note : 5 sur 5
Mighty band qu est le Danakil. Goods vibes each time avec eux...humbles... et bon son...me tell ya!!
Big up à eux, et à RF pour l'interview!
Ras Toukour · · note : 5 sur 5
Greg · · note : 1 sur 5
en même temps..la je vois pas trop ou est le soucis...je le trouve bien cet interview moi, rien de choquant!
Pareil, pas forcement fan à la base..mais j ai kiffé en live!
HoLOrd · · note : 5 sur 5
Sinon ben on est d'accord c'est une bonne chose qu'il ai l'honnêteté de dire qu'il est pas rasta, et je n'ai absolument rien contre le fait qu'il ne le soit pas, no souci!! Mais bon comme je dis je trouve quand même que physiquement c'est comme si il essayait de se faire passer comme tel.. mais bon après voilà c'est un feeling que j'ai eu en les voyant quelques fois en concert, c'est un avis ca n'engage que moi.. donc vous emballez pas svp
Et paraitrait-il que je disrespect danakil?? Je pense pas, c'est bien beau de me parler d' "ouverture d'esprit et de tolérance" quand vous même n'avez pas l'air de tolérer un avis contraire au vôtre lol
Hé oui Ramouch je le redis je trouve que les paroles de Danakil ne sont pas profondes du tout.. après c'est pas pour ca que je leur ai manqué de respect c'est une critique comme une autre..on aime ou on aime pas, ben moi je le dis clairement : j'aime pas..et sorry si je vous ai semblé manquer de respect c'était pas le but, je partageais juste mon avis.
Bless Up
Yessss ·
Rastarafi ·
Sinon j'étais pas forcément fan mais je les ai vu en concert et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris! Son et lyrics au top!
Big up Danakil et bonne continuation
bimbam · · note : 5 sur 5
Merci d'avoir des yeux, un cerveau et d'associer les deux ;)
k2konscience · · note : 4 sur 5
moi j'ai été régisseur d'une salle ou ils passaient en concert (marly le roi en 2k7) et franchement ils ont pas le melon du tout. ils sont peace a part leur ingé son qui se la raconte trop (mais bon je comprends en tant qu'ingé son moi meme le succes monte un peu a la tete). ils sont pas rasta ok ya pa de probleme. kan on voit le nombre de man qui se croit rasta mé qui non jamais ouvert une bible... de plus balik a quand meme une bonne voix et un bon flow et il est trankil; fi real! so ne nous jugeons pas everytime entre nous. fo avancer. big up all reggae music. peace love & Inity. selah
mathew · · note : 3 sur 5
Voila, je pense avoir fait le tour, je veux pas vous convaincre mais vous opposer ma vision, moi je les aime, et j'ai pas fini de les soutenir et de les suivre, où que ce soit, l'aventure ne fait que commencer.
Un gros big up au crew, on est là et vous le savez, dans les starting blocks pour la suite. Ramouch' du Compiègne crew ( P.S.: Dass j'te dois toujours unevidéo!)
Et vive le reggae ska dub.
Ramouch' · · note : 4 sur 5
Rastarafi ·
J allais juste me permettre une petite reponse, notamment pour "yesss" ..mais K2COnscience à complètement expliqué ce qu on voulait dire dans cet interview! Big up et merci pour l'explication de texte! Il est vrai que c est pas tjs facile de retranscrire le" parlé en ecri"t... Quoi qui il en soit, pour être clair avec tout le monde, nous pensons que le reggae francais est en plein devenir, qu il y a de super groupes qu on croise sur la route (cités dans l'itw), qu il y a eu pleins de purs groupes avant nous...même si ce ne sont pas eux qui nous ont le plus influencés,.mais bien les classiques jamaicains...
Après, pour nous, tiwoni, straika, yaniss etc...sont plus des représentants du reggae Antillais que français...avec un pur son qui leur est propre...voila pourquoi on en les cite pas comme artistes de RF.
En ce qui concerne les jamaicains...on ne veut choquer personne...juste raconter nos expériences...ya rien de péjoratif dans ce qui est dit...ou alors c est mal compris...
Big up à tout le monde,
peace
Dass pour danakil
Dass · · note : 5 sur 5
Quand Das affirme « Pour les médias généralistes c’est sûr que ça pose un gros souci, il y a d’énormes clichés qui sont véhiculés comme gros fumeurs ou fumistes, mais nous on ne se dit pas rastas ! » il est clair qu’il n’insulte pas les rastas, c’est même plutôt honnête et respectueux de ne pas se déclarer rasta si ils ne se sentent pas légitime.
D’ailleurs Yessss c’est n’importe quoi quand tu dis « Parce que je trouve que leur chanteur qui ne se revendique soi disant pas rasta porte quand même des locks et une barbe et agite fierement sa serviette vert jaune rouge en concert.. lol ». Il y a une différence à faire entre être rasta et avoir des locks ! Balik ne se dit pas rasta, je suppose qu’il mange de la viande et bois de l’alcool, il a juste l’honnêteté intellectuelle et suffisament de respect pour les vrais rastas pour ne pas se déclarer rasta.
Quand il s'agit des groupes français, je cite :
"Qui par exemple ?
Balik : On a nos potes, tous ceux qu’on croise sur la route. On voit souvent les Broussaï, Papa Style et Baldas, deux mecs musicos orchestre qui sont assez incroyables et qui ont un talent fou !
Das : Y a Mo’ Calamity qui envoie du lourd, Brahim qui a sorti son nouvel album récemment, c’est toujours opé, il est backé par des potes aussi, il y a du bon !"
Il parle de la scène francophone actuelle ! A aucun moment il est question de manquer de respect aux Raggasonic, Saï Saï et autres artistes reggae français qui n'ont plus d'actualités !
On est en 2010 dans quelques dizaines d'heures il serait temps d'arrêter de vivre dans le passé comme ça.
Biensûr que les gars de Danakil ont, comme nous tous, été influencés par les anciens ^^
Perso je ne trouve pas des mots de Balik qu'il a le melon, il a l'air super ouvert et peace (« Si tu es né blanc à Paris dans le XVè, que tu te sens « rasta » et que ça te fait du bien (et j’en connais des dizaines !), si c’est un choix qui t’apporte quelque chose de positif, alors tant mieux ! »)
Z'êtes des haters pour dire le contraire... ;)
Ou alors la vérité vous fait trop mal au cœur… Parce que lorsqu'il déclare "Je ne dis pas ça péjorativement, c’est juste qu’il y a une espèce de langue de bois dans le reggae", il a tout dit !!! C'est vrai que la plupart des jamaïcains en disent plus qu'ils en font, il a raison de le dire. C'est pas parce qu'ils sont jamaïcains qu'ils sont des saints, il n'y a qu'à voir le nombre d'histoires judiciaires de nos rudebwoyz préférés ^^ (hein Buju ?!)
Pour ma part je pense qu'ils ont bien résumé le truc en disant qu'il y a des tonnes de talents en reggae francophone, le problème c'est le boycott des médias et donc des majors.
Big up Danakil ! Continuez de ramener un public plus large vers le reggae ! (bah ouai ! entre les mauvais esprits et le ratio mecs/nanas en soirée, c'est pas reluisant le reggae en France alors ça ne peut pas être totalement négatif de s'ouvrir !)
k2konscience · · note : 4 sur 5
Donc je trouve sa réponse assez contradictoire par rapport à ce qu'il est lui-même; sans compter que leurs paroles (de type "mon île"), je cite "Sur mon île y'a pas d'emplois (...) pas de lois (...) non, sur mon île on ne travaille pas", si ça ca ne contribue pas à donner une image du fan de reggae glandeur qui fait rien de sa vie; faut qu'on m'explique quelque chose..
Perso j'ai jamais trop adhéré à Danakil..je préfère des big artistes conscients comme Straika, avec des vrais messages, une vraie conscience et surtout une vraie profondeur...
yessss ·
danakil fan crew · · note : 5 sur 5
Decu de ce qu'ils pensent du reggae francais, je pensais, a tort visiblement, que c'etait une grande famille, tous solidaires tousa toussa, et finalement, j'ai plutot l'impression qu'ils crachent sur les francais...
Quand au fait de balancer sur les rasta...
Bref, ca rejoins l'idée que je m'etais fait apres les avoir rencontré apres un cocnert, super son, super textes, super concert, mais un melon un peu trop develloppé...
Sur ce, Big Up Danakil et continuez a faire du bon son, mais stop les interview ca vous fait pas de la bonne pub...
bamba · · note : 2 sur 5
la réponse que tu donne cette question est bien (je trouve) je pense qu'en faire une chanson serai bien, parce que je trouve qui il y a beaucoup de personne qui se noient un dans un style pour se trouvé (dans se lui la comme dans un autre) mai ça pourrai aidé certaine personne à savoir ou elle vont ou savoir dans quoi elle s'engage ou pas, fin après c'est pas moi qui chante c'est pas moi qui écrire c'est pas qui compose, je dis se que je pense c'est tout
a+
benoît · · note : 5 sur 5
L'autre qui prétend n'avoir jamais renconter des reggae en france qui en vaille la peine??? (et pierpoljak, nuttea, tonton david, raggasonic, king daddy yod, tiwony...)
Et après, ils balancent sur les rastas en disant que tous boivent de l'alcool, n'ont aucuns principes...
C' est peut être vrai pour certains "faux" mais ne faisons pas de généralités svp..
très déçu par certaines paroles alors que j'adore leurs messages...
fakoly · · note : 2 sur 5
ptidju · · note : 5 sur 5
loob86 · · note : 5 sur 5