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INTERVIEW : DON CORLEON

Don Corleon

 
Propos recueillis par : Benoit Georges
Photos : DR
le samedi 13 août 2011 - 11 768 vues

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Don Corleon sort parfois de son studio pour suivre ses protégés en tournée. Il reprend même du service en tant que selector pour accompagner son cousin Protoje et Pressure, deux artistes qu’il a pris sous son aile et qu’il manage. Formé à l’école des sound systems, le jeune Don Corleon est devenu un producteur influent et incontournable de la décennie 2000-2010. Vybz Kartel, qu’il a contribué à faire connaître, le renouveau « one drop » avec le Drop Leaf, ses derniers projets avec Ky-mani Marley : ce féru de nouvelles technologies évoque avec nous son parcours et son actualité, agrémentée des inévitables anecdotes de studio.


Reggaefrance / Tu es un vrai produit de la culture sound system, raconte-nous comment ça a commencé…
Don Corleon / J’avais l’habitude de jouer sur un sound system. En fait, j’avais un petit sound system, baptisé Studio 2, et je jouais des disques quand j’avais 13, 14 ans. C’était un délire de jeunesse, mais j’avais quand même Dennis Brown en dubplate et Bounty Killer, dans sa période Down in the ghetto. Quand j’ai réalisé qu’il me fallait plus de dubplates, qui sont plutôt chers, je me suis dit que je devrais travailler dans un studio pour avoir des contacts, organiser des sessions et récupérer des dubs gratuits ou moins chers. J’ai donc bossé aux studios Exodus un moment. Ensuite, j’ai crée un remix de Beenie Man et Capleton sur le riddim Mud up. Tony Matterhorn l’a joué dans une danse, avec succès, et à partir de là, les gens et surtout les artistes ont commencé à me considérer : « ah, c’est toi qui a fait ce morceau avec Beenie, c’est dingue ! ». Ca m’a motivé pour ouvrir mon propre studio de dubplates à Mona, Kingston. Ce que j’ai fait et un grand nombre d’artistes venaient enregistrer tous les jours : Elephant Man, Assassin, Vybz Kartel, Wayne Marshall, Sizzla

Et tu as continué à enregistrer des dubplates pour ton sound ?
Oui, mais on a monté un autre sound avec Protoje, Vendetta Sound. Je suis parti à Miami pour étudier l’électronique et quand je suis revenu en Jamaïque, avec quelques amis et Protoje, on a décidé de bouger à Kingston pour monter un sound. Mes amis ont trouvé le nom, Vendetta, et j’étais d’accord. On a commencé le sound comme ça et tout s’est accéléré quand j’ai eu mon propre studio.

Tu sais jouer d’un instrument ?
Oui, je sais jouer du piano, un peu de guitare. Je joue toujours de la batterie sur mes morceaux. Mais, je n’ai pas d’éducation musicale au sens propre, j’ai appris au fur et à mesure, en faisant des rencontres avec des musiciens comme Steelie et Clevie, Dannie Bassie qui m’a beaucoup appris, ou Niguel Staff. Cela m’a permis d’apprendre, de m’entraîner et de m’améliorer. Par exemple, sur le Drop leaf, je joue la partie de guitare, en plus de la rythmique que j’ai construite moi-même.

   Sizzla m’a vraiment fait connaître. Il a été celui qui a prêté attention à mon travail, qui a cru en moi.    

Pourquoi ce nom de scène ? Don, c’est le diminutif de Donovan, ton prénom, mais Corleon, ça vient d’où ?
Tout le monde me connaissait sous le nom de Don, tout court. Quand j’ai enregistré Vybz Kartel sur le Mad Ants, je lui ai demandé de me faire une intro. Et là il dit : « Yo, Don Corleone, the girls dem feeling for you only. ». Là, je l’arrête : «  Hey, qu’est-ce que c’est que ce Don Corleone ? » et là il me dit : « Mais, c’est toi ! Tu es notre Marlon Brando ! ». Et le nom est resté.

Quel est le premier titre que tu as produit ?
Je dirais le Sizzla, Rise to the occasion. Je travaillais déjà dessus avant le Mad Ants. Sizzla m’a vraiment fait connaître. Il a été celui qui a prêté attention à mon travail, qui a cru en moi. Il venait enregistrer des dubplates régulièrement et pendant qu’on travaillait sur le single, il m’a dit : « je vais te donner un album, star ! » Et on a fait l’album "Rise to the occasion", puis ça a commencé à décoller.

Le fait d’être déjà connu pour les dubplates a dû t’aider à faire venir des artistes.
Oui, et ça a été très facile d’être reconnu, surtout grâce aux contacts que j’avais avec les dubplates et le sound system. Tout est venu du sound system en fait. Sauf peut-être pour Capleton, je n’avais qu’un ou deux dubs de lui, contrairement à Sizzla avec qui j’avais un très bon contact. Mais on s’est rencontré et je peux te dire que c’est un des artistes les plus cools qui soit, très humble, il ne manque jamais de respect à personne. J’ai un très grand respect pour Capleton, c’est comme mon père. Mais j’avais quand même du mal à avoir certains artistes. Quand j’ai proposé le Mad Ants à Elephant Man, il m’a regardé de haut en me disant : « Un riddim ? Mais tu n’es pas producteur, toi tu as un studio de dubplates, pas de 45 tours. Je ne vais pas venir enregistrer là-bas ! ». Je n’ai rien répondu et quand le riddim est sorti, il me dit : « Woa, c’est un riddim trop dingue, je veux être dessus ! ».

Pour beaucoup à cette époque, ton nom est associé à celui de Vybz Kartel. Votre collaboration, jusqu’à son premier album, a fait exploser votre notoriété. Comment s’est créée cette alchimie ?
La première fois que j’ai rencontré Vybz Kartel, c’était toujours pour des dubs. Je faisais aussi des cd mixés pour mon sound. Quand j’ai mis Kartel dessus, tous les sounds d’ « uptown » voulaient savoir qui était ce gars. Je l’ai mis ensuite sur le riddim Mad Ants, tout seul au début. Il était en train de faire le refrain et je lui ai dit : « non, on va faire chanter Wayne Marshall ». J’ai effacé sa partie et c’est ce qu’on a fait. A l’époque, on était fous et jeunes, de vrais excités. Par exemple, quand j’ai composé le riddim Egyptian, j’étais dans mon studio à 11h du soir à programmer la rythmique et j’ai eu l’idée de mettre des tablas indiens dedans. Un ami m’avait passé un cd avec des tablas. J’ai construit le rythme, j’ai joué la basse. Et j’ai trouvé la voix de cette fille sur le cd, je l’ai samplé et re-samplé. Kartel s’est mis à rire, il avait le lyrics de Sweet to the belly, c’était mortel ! De là, j’ai contacté mon ami Blaxx et il a joué la phrase dessus. Il me regardait en me suppliant de lui filer ce riddim : « s’il te plaît ! Tu ne vas pas sortir ça tout seul ! » Et je lui ai donné. C’est le deuxième riddim où j’ai fait travailler Marshall et après, on a fait le riddim Crazy.

Comment en es-tu arrivé à produire du reggae « one drop » ?
J’aime jouer cette musique depuis longtemps et en tant que selector, tu te dois de jouer différents styles, différents types de musique. Partant de là, je me suis dit que j’aimerais produire un riddim « one drop », mais vraiment différent. Et puis, c’est à ce moment que je me suis fixé une règle : si quelqu’un arrive avec un morceau que je n’aime pas, qu’importe qui il est, je ne l’enregistre pas. Je voulais enregistrer avec Morgan Heritage. Grâce à un contact commun, j’ai pu proposer le Drop Leaf à Peter et il est venu me voir. Il devait partir le lendemain, mais quand il a entendu le riddim, il a appelé Gramps pour changer son vol : « Je ne peux pas partir, il faut que j’enregistre sur ce riddim ! » Et c’est comme ça que Peter a été le premier à enregistrer sur le Drop Leaf. Puis, quelqu’un de Morgan Heritage m’a dit qu’un jeune, Gentleman, avait une bonne chanson. J’ai pu le contacter grâce à un ami, Jack Radics, et il est venu enregistrer au studio. Et j’ai eu une bonne surprise car j’ai toujours apprécié Maxi Priest étant jeune et un jour, je le vois débarquer au studio – je ne l’avais pas contacté, je le jure ! En revanche, je voulais avoir Leroy smart et je lui ai proposé. Il a refusé d’enregistrer : « je ne veux pas de ton « one drop », je veux un truc à la Pon di river », disait-il. Quand le Drop leaf est sorti, il s’en est mordu les doigts et je le revois encore la tête dans les mains me dire : « quel imbécile je suis ! ».

Comment as-tu réussi à avoir Jah Cure, alors qu’il était incarcéré ?
A l’époque où je jouais sur mon sound, je connaissais bien les morceaux de Jah Cure. Mon ami Zj Liquid m’a suggéré de le mettre sur cette série. C’était au moment où j’avais enregistré Sizzla dessus. Grâce à lui, j’ai pu aller voir Jah Cure en prison, il avait une petite console multipistes là-bas. La première fois qu’il a enregistré le morceau, il y avait trop d’effets sur la voix, à cause de cette console. Ca ne convenait pas, on lui a donc demandé de refaire une prise. On a bossé à distance en suivant tout ça avec Jah Cure au téléphone. On a sorti les voix de la machine et on a retravaillé le tout, toujours au téléphone : « enlève un peu de ça, rajoute un peu de ça »… c’était quelque chose ! Il y a aussi un autre morceau qui m’a marqué sur cette série, le titre de T.O.K, Footprints : le frère d’Alex était décédé et il voulait vraiment lui rendre hommage sur cette chanson.

Après avoir monté le label, enregistré quelques riddims, l’étape suivante est de dénicher un jeune artiste, de le faire grandir musicalement… C’est le cas pour Pressure, Munga
Exactement. Pour Pressure, ça s’est fait à Miami. J’étais dans un Guitar Center, un magasin de musique, et j’y ai rencontré par hasard son manager qui m’a supplié de prendre le cd de son artiste. De retour dans ma voiture, je mets le cd et là, je me dis que cet artiste est vraiment bon et qu’il a un vrai potentiel. J’ai voulu l’enregistrer tout de suite, il était d’accord mais avait un contrat de management d’un an. J’ai donc attendu un an pour enregistrer sa première chanson pour moi, c’était Love and affection, et de là, j’ai décidé que j’allais gérer sa carrière, travailler avec lui et le faire grandir. Munga, c’est un artiste que j’ai développé dès ses débuts.

Peux-tu nous parler de ton travail avec Protoje ?
Protoje est mon cousin, je le connais depuis ma naissance ! C’est la famille. Mais ce n’est pas parce qu’il est de ma famille qu’il a des passe-droits concernant mon travail : ça fait 7 ans qu’il me demande de l’enregistrer ! Je pensais juste qu’il n’était pas prêt à ce moment là. Quand Dj Karim a fait la chanson Arguments avec lui, je me suis dis que ça sonnait vraiment mieux et que Protoje et moi on allait pouvoir travailler sérieusement désormais. Ceci pour te dire que je tiens à séparer complètement ma vie privée de mon travail dans la musique : quand je fais de la musique, que je suis dans mon studio, je suis une autre personne et je veux que cela reste comme ça, strictement professionnel.

As-tu des préférences pour travailler avec tel ou tel artiste ?
Non, avoir des artistes très différents signifie différentes façons de travailler avec eux et ça apporte beaucoup d’expérience. Tarrus Riley par exemple, je ne lui donne jamais un riddim qu’il ramène chez lui pour écrire. Il vient toujours dans le studio et on travaille au feeling. Pour le riddim Changes, je voulais un truc très doux et il a bossé dans ce sens sur place. Il arrive souvent avec des idées folles, on se met au piano, on cherche des mélodies, des harmonies…

Depuis que tu as installé ta webcam dans le studio, on peut voir cette façon de travailler. Tu as toujours été branché nouvelles technologies pour la musique.
Internet, et l’ordinateur en général, est un bon outil. C’est la façon la plus rapide pour moi de sortir un morceau. Ca peut être bon, ça peut être mauvais, à toi de t’en servir pour ton propre bénéfice. Quand j’ai réalisé qu’en Jamaïque personne n’avait encore monté un streaming en direct du studio, je me suis dit que ça pouvait être intéressant pour pas mal de monde. Tu as beaucoup de personnes qui pensent par exemple qu’un artiste enregistre directement en une seule prise. Quand je regarde les commentaires sur le « chat », je vois des gens qui me disent qu’ils ont une vision différente, un respect différent par rapport à mon travail. Ils me disent qu’ils vont se remettre à acheter de la musique, car ils trouvent ça incroyable de nous voir recommencer encore et encore un morceau, nous prendre la tête sur une note, tout le travail qu’on met dans un seul morceau. Quelqu’un m’a dit : « je ne pourrais jamais faire ça, c’est trop répétitif ». C’est pour montrer au public comment tu travailles. Et depuis, d’autres producteurs de reggae ont commencé à utiliser le streaming.

Une autre histoire sur internet : la dernière fois, je me suis dit que j’aimerais bien apprendre à mixer du dub et je ne trouvais personne pour me l’expliquer. J’ai donc appris par internet, j’ai cherché sur Youtube « Mad Professor », « Scientist » et tous ces artistes, et j’ai regardé comment ils travaillaient dans leurs studios. J’ai attrapé la « vibe » et appris à le faire en les regardant. Internet, c’est donc un outil que tu peux utiliser à ton avantage, si tu sais t’en servir.

Tu tiens compte des avis sur ton travail ?
Oui, par exemple quand j’ai fait le riddim Major, c’est encore une histoire d’internet : quand je sors un riddim, je vais sur les forums, sur les blogs, et j’avais pas mal de critiques qui me disaient que mes riddims se ressemblent, que ça sonne comme le Season ou un autre riddim. J’ai donc pensé à un riddim avec une influence dancehall, un « one drop » avec un mix comme en live. En plus, la plupart de mes riddims « one drop » sont dans une tonalité mineure, je voulais donc une tonalité majeure. Ca m’a obligé à changer mon style. Et quand je suis retourné sur les mêmes sites pour promouvoir le Major riddim, il a reçu un très bon accueil. Le titre de J Boog est resté pendant 7 mois dans le « top ten » de Itunes, il a été numéro un sur Itunes au Japon.

Tu as un nouveau riddim qui est sorti, The message…
Oui, ça fait pas mal de buzz. Je l’ai sorti pendant le Black history Month et c’est un peu le message de ce riddim. Tout le monde me connaît comme un producteur de « lovers rock » et de chansons d’amour mais j’ai toujours fait quelques chansons conscientes. Là, je voulais quelque chose de différent. J’ai dit aux artistes qui allaient enregistrer dessus que c’était un riddim de « lovers rock ». C’est drôle car c’était ça le message initial. Mais quand ils ont enregistré, ce n’était que des chansons conscientes. Protoje dit lui-même dans son titre « that’s the message ». Il était dans la cuisine quand il m’a sorti cette phrase et c’est comme ça qu’on a trouvé le nom du riddim.

Penses-tu recommencer à enregistrer Bounty Killer ou d’autres artistes de l’Alliance, comme Movado ?
Je n’ai aucun problème à travailler avec eux s’ils veulent enregistrer. Pour moi, ce n’est que de la musique, rien d’autre.

Mais tu es plus dans le reggae en ce moment…
Oui, mais c’est juste mon état d’esprit du moment. Je vois que le reggae marche bien, qu’il traverse bien les frontières, plus que le dancehall à l’heure actuelle. Je l’ai déjà fait pour le dancehall, notamment avec Sean Paul, et j’ai eu une reconnaissance internationale. J’ai donc envie de pousser le reggae, Bob Marley l’a fait et nous a tous permis de le faire. S’il n’avait pas été là, il n’y aurait pas de reggae à ce niveau là. Je suis juste les pas majestueux de ceux qui étaient là avant moi, un sillon que je dois maintenant creuser à mon tour.

En parlant des Marley, comment s’est passée ta collaboration avec Ky-mani ?
J’étais à San Francisco avec Peter Morgan, J Boog et Fidji (le chanteur hawaïen, ndlr). En fait, c’est Fidji qui a chanté le premier le refrain de Rasta love. Mais lui n’était pas à l’aise avec ce thème rasta : «  c’est pas un truc pour moi », disait-il. Comme il connaissait Ky-mani, il m’a proposé de le mettre à sa place. Peter avait un contact avec son management. On a appelé son manager et l’idée leur plaisait bien. Ky-mani est venu en Jamaïque, dans le studio. Je lui ai fait écouter la première version et on a fait ce morceau en une fois. C’est comme ça que s’est construite notre relation. On a fait un autre morceau, New heights, puis encore un titre sur le riddim The message, Brave one, et War, un morceau dancehall cette fois-ci, sur le riddim Jericho qui est sorti il y a peu.

Quels sont tes projets cette année ?
Il y a bien sûr l’album de Pressure "From the root". J’ai un projet d’album avec Ky-mani et une nouvelle compilation qui va sortir sur Itunes, que j’ai appelé Solid gold, avec de bons morceaux reggae. J’ai aussi des projets avec Million Stylez, j’ai entendu quelque uns de ses morceaux et j’avais envie de bosser avec lui. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura encore plus de reggae chez Don Corleon en 2011, avec la promotion de Protoje et de Pressure.


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RÉACTIONS


4 réactions
Appréciation générale :

Encore une interview que j'ai pris plaisir à lire! (Big Up REGGAE FRANCE)
DON CORLEON est vraiment un producteur hors pair!
Il a toujours eu ce petit quelque chose qui le différencie des autres!
Il a travaillé très dur pour arriver à ce niveau et il mérite un maximum de Reconnaissance et de Respect!
Nuff Respect DON CORLEON !! Bless!

Bless

Merci Benoit pour l'ITW...
J'ai appris plein d'infos sur Don comme les sessions téléphone avec Jah Cure ou encore l’anecdote sur son peudo qui m'a bien fait marrer :)

20 minutes de lecture détente => AU TOP !
Je reviens demain ;-)


Merci pour l'interview, j'ai pris du plaisir à la lire ! BIG UP Don Corleon & RF team


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