Actualites Reggae / Dancehall - Albums - Riddims Reportages & Dossiers reggae Tous les artistes Reggae / Dancehall Sons & Videos Reggae Forum Reggaefrance - Reggae / Dancehall

Voir ce site en Francais  View this website in English
  

INTERVIEW : LONE RANGER

Lone Ranger

 
Propos recueillis par : Benoit Georges
Photos : Christian Bordey (portraits) & Lenshot.fr (live)
le mercredi 04 juillet 2012 - 7 558 vues

 Imprimer 
 
    Réactions
 (3)   

Deejay incontournable en Jamaïque au début des années 80, fort de ses hits pour Studio One et Channel One, Lone Ranger l’est d’autant plus en France, où il débarque en 1979, se produisant lors des toutes premières soirées sound system de l’Hexagone.

20 ans plus tard, il reprend la route accompagné par le sound system Soul Stereo. Point d’orgue de cette deuxième carrière, son passage sur la grande scène du Garance Reggae Festival 2011 à l’occasion de la soirée Studio One Revue. Nous avons souvent côtoyé Lone Ranger ces dix dernières années, il était donc temps de l’interroger. Mais impossible de parler de lui sans évoquer son acolyte de toujours, le producteur Chester Synmoie, tant ces deux-là étaient indissociables. Chester s’est éteint le 10 octobre 2011 et nous lui dédions cette interview.



Reggaefrance / D’où es-tu originaire en Jamaïque ? Comment as-tu grandi ?
Lone Ranger / Je suis né le 2 novembre 1958 à Kingston. En 1963, à l’âge de 5 ans, j’ai émigré en Angleterre, où j’ai grandi. Je suis retourné en Jamaïque en 1971.

Qu’est-ce que cela faisait à l’époque d’être un petit Jamaïcain en Angleterre ?
Quand tu arrives en Angleterre de Jamaïque, tu as l’impression d’avoir voyagé dans le futur tellement tout est diffèrent : le froid, les gens…

Quels ont été tes premiers contacts avec la musique ? C’était en Angleterre ?
Non, c’était à mon retour en Jamaïque. J’avais un très bon ami depuis longtemps, Chester (Synmoie, ndlr), qui était déjà immergé dans le milieu musical. J’allais avec lui en danse et j’écoutais attentivement les deejays, mes préférés étant surtout U-Roy et Jah Youth (Big Youth, ndlr). Avec l’argent qu’on me donnait pour déjeuner, j’allais « downtown » chez VP/Randy’s ou chez Joe Gibbs et j’achetais tous les disques de U-Roy ou de Big Youth sur lesquels je pouvais mettre la main. Je rentrais chez moi, j’écrivais tous les textes sur un cahier, je les étudiais et je les chantais ensuite sur le 45 tours. C’est comme cela que je me suis lancé.

   Coxsone me considérait d’abord comme son faiseur de hits. Dès qu’il voulait expérimenter des riddims, il m’appelait.    

As-tu eu l’occasion d’aller en soirée en Angleterre ?
Non, j’étais trop jeune. Mais ma mère organisait des fêtes à la maison. Comme ma chambre était à l’étage, je pouvais tout entendre de ce qui se passait au rez-de-chaussée. A l’époque, les Jamaïcains n’avaient pas leurs propres clubs ou bars, alors ils reconstituaient leur petit « yard » chez eux, c’était le seul moyen de se divertir.

Pourquoi as-tu choisi le nom de Lone Ranger ?
C’est arrivé pendant que j’étais à une soirée à Kingston Est, à un endroit appelé Rollington Town. Il y avait deux sounds qui jouaient : Soul Express, un sound de Franklin Town, avec qui je bossais avant de me faire appeler Lone Ranger. L’autre set était Ray Symbolic et il y avait tous les deejays du moment, ils étaient en train de retourner la danse. Moi, j’étais tout seul sur Soul Express. Quand mon tour est venu, je me suis rappelé d’un titre de Clint Eastwood où il disait : « Eastwood, c’est mon nom, je suis plus bad que Dillinger, plus dur que Trinity. » J’ai utilisé cette partie en disant : «  je suis plus bad que Dillinger, plus dur que Trinity, plus chaud qu’Eastwood, mon nom est Lone Ranger, c’est pour ça que j’agis comme un inconnu » (« my name is the Lone Ranger, that’s why I act like a stranger »). Et le nom est resté.

Comment as-tu débuté ta carrière professionnelle ?
C’est encore grâce à Chester. Lui et son frère Leon avaient monté un label, Thrillseekers. On a commencé à composer nos propres titres. C’est à ce moment-là qu’on a sorti Barnabas Collins, qui a été un énorme hit, mon premier hit. Et c’est d’ailleurs ce premier hit qui m’a amené en France.

Je pensais que Barnabas Collins avait été produit par Alvin « GG » Ranglin…
Non, Alvin Ranglin l’a seulement distribué. C’est Chester qui a produit ce titre. Sur ce titre, tout le monde confond et dit qu’il était produit par GG. Non, il était seulement le distributeur.

A propos de Barnabas Collins, la chanson fait référence à un personnage de vampire, ce qui est plutôt inhabituel dans le reggae. Chez les rastas surtout : ils chassent les vampires et ne se comparent pas à eux. Pourquoi ?
Baranabas Collins est une chanson de vampire, c’est vrai. Je l’ai sorti parce que Dark shadows était ma série télé préférée. Cette série était très populaire en Jamaïque et tout le monde se ruait pour la regarder tous les soirs. J’ai donc eu l’idée d’écrire sur les vampires et de voir si ça pouvait marcher. Tout le monde a aimé.

Ce n’était pas ton premier enregistrement professionnel ?
C’est mon premier hit ! Mais j’avais déjà enregistré avant cela. Quelle chanson, je ne m’en rappelle plus. Chester aurait pu te le dire, car c’est lui qui m’a pris en main, qui m’a amené dans les studios : Treasure Isle, Thrillseekers et d’autres petits producteurs.

Comment as-tu atterri chez Studio One ?
C’est Chester et son frère qui m’ont emmené voir Coxsone. J’ai beaucoup enregistré pour lui à partir de 1976. Barnabas Collins est devenu numéro un en 1979. Mais avant cela, j’avais enregistré The answer, mon tout premier enregistrement chez Studio One, Three miles skank, puis Tribute to Bob Marley, Chase dem crazy avec Welton Irie, Screw gone a north coast et enfin l’album ''On the over side of dub''. Coxsone me considérait d’abord comme son faiseur de hits. Dès qu’il voulait expérimenter des riddims ou essayer quelque chose de nouveau, il m’appelait : « Ranger, viens me voir ». J’allais au studio, je lui donnais des idées et j’essayais de créer quelque chose de nouveau. Par exemple, ''Top of the class'', le dernier album que j’ai enregistré pour Studio One, pendant la période où je vivais à New York, était un album expérimental. On faisait des essais, un peu de ceci, un peu de cela, même un peu de sons digitaux.

Tu étais aussi deejay pour le sound system Virgo Hi Fi, qui a été élu meilleur sound system de l’année en 1980.
Exact, mais avant cela, j’étais deejay pour le sound Soul 2 Soul de Montego Bay en 1979. Quand j’ai eu un hit avec Baranabas Collins, je travaillais sur Soul 2 soul. J’ai été désigné meilleur deejay de l’année 1979 et j’ai gagné le El Suzie Award. En 1980, je suis parti pour Virgo et le titre Love bump, que j’ai enregistré pour Coxsone, était en train de tout écraser. Une nouvelle fois, j’ai été désigné deejay de l’année et Virgo a été élu sound system de l’année. En 1981, on a sorti Rosemarie avec Winston Riley : c’était terrible. Et les hits ont continué à s’enchainer comme ça jusqu’à ce que je m’implique avec le label Dynamite de Clive Jarrett, où j’ai sorti Johnny make you bad so et mon album, distribué par Greensleeves. D’ailleurs, les gens me parlent toujours de l’album Greensleeves, mais en réalité, c’est mon album. Il s’est passé un truc avec cet album qui n’a toujours pas été clarifié aujourd’hui. Cet album appartient à Clive Jarrett et à moi. Le seul album que j’ai cédé, c’était à Channel One, l’album ''M-16''.

D’ailleurs, à cette époque tu as beaucoup de chansons qui font clairement référence au contexte des élections de 1980 : M-16, Fist to fist days done, Automatic
Oui, c’est vrai. Et puis, il faut savoir que j’ai été élève à Up Park Camp, la base militaire. J’ai grandi avec ça, en première ligne. Là-dessus, j’en sais plus que beaucoup.

Pourquoi es-tu parti pour New York alors que tu étais très populaire ?
Je suis parti pour New York pour une tournée, qui a débuté très exactement le 18 septembre 1981 au Madison Square Garden. J’étais très populaire et très sollicité. Nous étions plusieurs : Louie Lepkie, Sammy Dread, Carlton Livingston, Tony Tuff et Tristan Palma. Nous avons fait une grande tournée en Amérique du nord et au Canada. J’ai ensuite vécu pendant 16 ans et demi à New York. J’ai immigré légalement. Et entre temps, une bonne partie de ma famille était partie là-bas : ma mère a obtenu la nationalité, mon frère aussi… Moi, j’avais un visa et je faisais des allers-retours avec la Jamaïque. Et puis, un de mes enfants, mon fils, est né à New York, je me suis alors dit que j’allais rester un peu là-bas pour y bosser. Ca m’a donné des opportunités: au Japon, au Guyana, dans les Bermudes… C’était en quelque sorte mon petit circuit habituel.

Comment trouvais-tu ta vie à New York ?
Pour moi, la vie à New York était belle. Je ne sais pas ce que ça a pu être avant ou pour d’autres Jamaïcains, mais moi, j’ai apprécié cette période. J’aime New York. Et puis, il y avait beaucoup de soirées, de clubbing…

En France, on te connaît depuis longtemps car tu as été un des premiers deejays à venir nous voir, dans les années 70.
Oui, je suis venu en France la première fois en 1979, grâce à la journaliste Hélène Lee. C’est elle qui a rendu tout cela possible. En fait, c’est arrivé un soir où le sound Virgo jouait au 82 de Chisholm Avenue, le repère de Sugar Minott. J’avais pleins de hits à cette époque, alors quand je prenais le micro le public était chaud, criant, sautant, tapant sur les barrières jusqu’à ce qu’elles tombent. Tout au long de la soirée, des gars ont passé leur temps à relever les barrières et à chaque morceau, boom, elles tombaient à nouveau ! Hélène Lee était là, elle a vu ça et à la fin de la soirée, elle est venue me voir : « Lone Ranger, je t’ai vu au micro, si je te fais venir en France, tu crois que tu peux refaire ça ? » J’ai répondu : « bien sûr ! ». Elle m’a dit : « je te recontacte ». Quatre à six semaines plus tard, elle était de retour en Jamaïque pour organiser mon voyage. C’était la première fois que je revenais en Europe, après avoir quitté l’Angleterre, et la première fois que j’ai mis les pieds en France. Au même moment, Island Records avait sorti Barnabas Collins sur les labels WEA et Phonogram. Donc, mes morceaux étaient joués en France, bien que nous n’ayons jamais signé de contrats !

Qu’as-tu observé en France concernant la scène reggae ?
J’ai vu que ça se développait bien. Même à l’époque, il y avait pas mal de clubs où tu pouvais écouter du reggae. Il y avait aussi des salles, comme la Chapelle des Lombards, le centre Pompidou…

Mais, il n’y avait pas de véritables sound systems à l’époque ?
C’était un peu notre mission. On avait amené beaucoup de disques avec Chester et parfois on s’occupait de la sono : Chester jouait les disques et moi, j’étais au micro. Une première en France ! On ne pouvait pas trouver facilement des disques jamaïcains en France, c’est pourquoi on avait ramené les nôtres. On bougeait tout le temps avec et c’était quand même une galère, car les vynils sont lourds et peuvent facilement s’endommager.

En tant que deejay, ton style ressort fortement, notamment par rapport à celui de l’ancienne génération. En quoi était-il si différent ?
D’abord, j’écrivais des histoires : je suis un deejay qui raconte des histoires, du début à la fin. J’avais aussi des gimmicks originaux, des petits tics de prononciation, comme si je marmonnais au micro, et j’étais plus mélodique. Et puis, j’essayais de tchatcher le plus longtemps possible sans m’arrêter.

Pourquoi as-tu quitté New York ?
C’est la Jamaïque qui m’a appelé. En 1998, le nombre de deejays avait explosé, mais je ne voyais pas vraiment dans quelle direction allait la musique. Pour moi, ça ne menait nul part. Je n’entendais plus du tout de rub-a-dub. Quand je suis revenu en Jamaïque, tout le monde me disait : « Ranger, tout est différent maintenant, les gens n‘écoutent plus tes trucs, à cause de ce nouveau dancehall ». Je leur ai dit : « c’est bon, maintenant je suis revenu, je suis un roi parmi les deejays et je vais faire revenir mon rub-a-dub à Kinsgton. » Et c’est à ce moment là aussi que j’ai commencé à travailler avec Fata, de Soul Stereo, en 2000 à peu près. Quand je suis revenu en Jamaïque, je suis resté un an sans rien faire : pas d’enregistrements, pas de shows, rien, je me suis contenté d’écouter ce qu’il y avait à la radio, les morceaux des autres artistes. L’année d’après, j’ai recommencé à traîner dans les studios, mais je n’avais toujours pas de boulot pour des producteurs, pour des shows… J’étais juste là pour ressentir les vibrations du moment. Et puis, j’ai rencontré Fata (de Soul Stereo, ndlr), chez Techniques. J’étais avec Winston Riley, on écoutait des bandes et il est arrivé. Je lui ai fait un dub et je lui ai dit de retourner à Paris, de jouer ce dub et de voir s'il pourrait y avoir des shows pour moi là-bas. Fata ne m’a pas cru au début, mais il n’a pas perdu de temps et peu après, on est parti pour Paris.

C’est une belle histoire, cette rencontre avec Soul Stereo. Vous avez commencé par faire des petites dates, jusqu'à la Studio One Revue au Garance Reggae Festival l'année dernière…
Je me sentais bien quand je suis monté sur scène lors du festival car je savais que beaucoup de mes fans, originaires de toutes les villes de France, allaient me voir travailler bien proprement sur cette grande scène : ils allaient enfin pouvoir voir de quoi Lone Ranger est vraiment capable.


 Imprimer       Réactions
(3)   

RÉACTIONS


3 réactions
Appréciation générale :

Nuff respect everytime Lone Ranger!

big up the the real original Ranger!!!!!!!!!!!!!!!!

Et la France te kiffe toujours M. Ranger ! One of the best dee-jay ever ! Nuff respect


Ajouter une réaction :
 Note :
 Nom : *
 E-mail :
 Commentaire : *
 
Vous consentez à ne pas poster de messages injurieux, obscènes, raciste, diffamatoires, menaçants ou tout autre message qui violerait les lois en vigueur.
L'adresse IP de chaque message est enregistrée afin de faire respecter ces conditions.

   
Abijah Sons à l'écoute
  Admiral T Sons à l'écoute
  Admiral Tibet Sons à l'écoute
  Aidonia Sons à l'écoute
  Alaine Sons à l'écoute
  Alborosie Sons à l'écoute
  Alkaline
  Alkaly Sons à l'écoute
  Alozade Sons à l'écoute
  Alpha Blondy
  Alpheus Sons à l'écoute
  Alton Ellis
  Anthony B Sons à l'écoute
  Anthony Cruz Sons à l'écoute
  Anthony Johnson Sons à l'écoute
  Apach Sons à l'écoute
  Assassin Sons à l'écoute
  Avaran
  Azrock Sons à l'écoute
   
Baby Cham Sons à l'écoute
  Baby G Sons à l'écoute
  Barrington Levy Sons à l'écoute
  Bascom X Sons à l'écoute
  Batch Sons à l'écoute
  Bazil
  Beenie Man Sons à l'écoute
  Beres Hammond Sons à l'écoute
  Beta Simon
  Big Youth
  Biga Ranx Sons à l'écoute
  Bitty McLean
  Black Uhuru
  Bling Dawg Sons à l'écoute
  Bob Marley
  Bobby Konders Sons à l'écoute
  Bost & Bim Sons à l'écoute
  Bounty Killer Sons à l'écoute
  Brahim Sons à l'écoute
  Brick & Lace
  Bronco Knowledge
  Broussaï Sons à l'écoute
  Buckey Ranks Sons à l'écoute
  Bugle Sons à l'écoute
  Buju Banton Sons à l'écoute
  Bunny Rugs Sons à l'écoute
  Bunny Wailer
  Burning Spear
  Burro Banton Sons à l'écoute
  Bushman Sons à l'écoute
  Busta Rhymes Sons à l'écoute
  Busy Signal Sons à l'écoute
   
Cali P Sons à l'écoute
  Capleton Sons à l'écoute
  Caporal Nigga Sons à l'écoute
  Carlton Bubblers
  Carlton Livingston
  Cecile Sons à l'écoute
  Charlie Chaplin
  Chezidek Sons à l'écoute
  Chico Sons à l'écoute
  Chrisinti
  Christopher Ellis
  Chronicle
  Chronixx Sons à l'écoute
  Chuck Fender Sons à l'écoute
  Chukki Starr Sons à l'écoute
  Clinton Fearon Sons à l'écoute
  Clive Hunt
  Cocoa Tea Sons à l'écoute
  Collie Buddz Sons à l'écoute
  Conrad Crystal Sons à l'écoute
  Cornell Campbell Sons à l'écoute
  Courtney John Sons à l'écoute
  Crown Prince Sons à l'écoute
  Culture
  Cutty Ranks Sons à l'écoute
   
Daddy Mory Sons à l'écoute
  Daddy Yod Sons à l'écoute
  Damian Marley Sons à l'écoute
  Danakil Sons à l'écoute
  Danny English Sons à l'écoute
  David Rodigan Sons à l'écoute
  Daville Sons à l'écoute
  Daweh Congo Sons à l'écoute
  Dean Fraser Sons à l'écoute
  Delly Ranks Sons à l'écoute
  Demarco
  Dennis Brown Sons à l'écoute
  Determine Sons à l'écoute
  Devonte Sons à l'écoute
  Dezarie Sons à l'écoute
  Diana Rutherford Sons à l'écoute
  Difanga Sons à l'écoute
  Dj Master Will Sons à l'écoute
  Don Carlos Sons à l'écoute
  Don Corleon Sons à l'écoute
  Don Miguel
  Duane Stephenson Sons à l'écoute
  Dub Inc Sons à l'écoute
  Dubmatix
  Dubtonic Kru Sons à l'écoute
   
Earl 16 Sons à l'écoute
  Earl Chinna Smith
  Elephant Man Sons à l'écoute
  Etana Sons à l'écoute
  Everton Blender Sons à l'écoute
   
Fantan Mojah Sons à l'écoute
  Fat Freddy's drop
  Flamengo Sons à l'écoute
  Frankie Paul Sons à l'écoute
  Freddie McGregor Sons à l'écoute
  Frenchie Sons à l'écoute
  Frisco Kid
  Full Hundred sound Sons à l'écoute
  Fundé
  Furybass Sons à l'écoute
  Future Troubles Sons à l'écoute
   
Gappy Ranks Sons à l'écoute
  Garnett Silk
  General B
  General Degree Sons à l'écoute
  General Levy Sons à l'écoute
  Gentleman Sons à l'écoute
  George Nooks
  Ghost Sons à l'écoute
  Ginjah
  Glamma Kid Sons à l'écoute
  Glen Washington Sons à l'écoute
  Gramps Morgan Sons à l'écoute
  Gregory Isaacs Sons à l'écoute
  Groundation
  Gyptian Sons à l'écoute
   
Harry Toddler
  Hawkeye Sons à l'écoute
  Hollie Cook
  Horace Andy
   
I-Octane Sons à l'écoute
  I-Wayne Sons à l'écoute
  Iba MaHr Sons à l'écoute
  Ijahman
  Ill Inspecta Sons à l'écoute
  Iqulah Sons à l'écoute
  Israel Vibration
   
Jabba Sons à l'écoute
  Jah Cure Sons à l'écoute
  Jah Mali Sons à l'écoute
  Jah Mason Sons à l'écoute
  Jah Shaka
  Jah Thunder Sons à l'écoute
  Jah Warrior Sons à l'écoute
  Jah9 Sons à l'écoute
  Jamelody Sons à l'écoute
  Janik Sons à l'écoute
  Jaqee
  Jazzwad Sons à l'écoute
  Jim Murple memorial Sons à l'écoute
  Jimmy Cliff
  John Holt
  Johnny Osbourne Sons à l'écoute
  Josie Mel
  Julian Marley
  Junior Delgado Sons à l'écoute
  Junior Kelly Sons à l'écoute
  Junior Reid Sons à l'écoute
   
K2R Riddim
  Kabaka Pyramid Sons à l'écoute
  Kanka
  Kardinal Offishal Sons à l'écoute
  Ken Boothe Sons à l'écoute
  Khago
  Kiddus I
  King Far I sound
  Kingston Ladies
  Kinkeliba Sons à l'écoute
  Kiprich Sons à l'écoute
  Konshens Sons à l'écoute
  Krys Sons à l'écoute
  Kulcha Knox Sons à l'écoute
  Ky-mani Marley Sons à l'écoute
   
Lady Saw Sons à l'écoute
  Lady Sweety
  Lee Perry
  Lexxus Sons à l'écoute
  Linval Thompson Sons à l'écoute
  Little Espion Sons à l'écoute
  Little Hero Sons à l'écoute
  Livin' Soul
  LKJ
  Lloyd Brown Sons à l'écoute
  LMS Sons à l'écoute
  Lone Ranger
  Loo Ranks Sons à l'écoute
  Lord Kossity Sons à l'écoute
  Louie Culture Sons à l'écoute
  LP International Sons à l'écoute
  Luciano Sons à l'écoute
  Lucky Dube
  Luddy Sons à l'écoute
  Lukie D Sons à l'écoute
  Lusdy Sons à l'écoute
  Lutan Fyah Sons à l'écoute
   
Macka B
  Macka Diamond Sons à l'écoute
  Mad Cobra Sons à l'écoute
  Mad Killah
  Mada nile Sons à l'écoute
  Manasseh Sons à l'écoute
  Manjul
  Marcia Griffiths Sons à l'écoute
  Masicka Sons à l'écoute
  Massive B
  Matinda Sons à l'écoute
  Matisyahu
  Mavado Sons à l'écoute
  Max Romeo Sons à l'écoute
  Merciless Sons à l'écoute
  Meta Dia
  Michael Prophet
  Michael Rose Sons à l'écoute
  Mickee 3000 Sons à l'écoute
  Midnite Sons à l'écoute
  Mighty Crown Sons à l'écoute
  Mighty Diamonds
  Military Man Sons à l'écoute
  Million Stylez Sons à l'écoute
  Mo'Kalamity Sons à l'écoute
  Monty Alexander Sons à l'écoute
  Morgan Heritage Sons à l'écoute
  Moses I Sons à l'écoute
  Mr Vegas Sons à l'écoute
  Ms. Thing
  Munga
  Murray Man Sons à l'écoute
   
Naâman
  Nanko Sons à l'écoute
  Natty Jean
  Natty King
  Natural Black
  Nazareken Tiken Sons à l'écoute
  Neg'Marrons
  Nemo Sons à l'écoute
  Nereus Joseph Sons à l'écoute
  Nicky B Sons à l'écoute
  Niggah Mickey Sons à l'écoute
  Ninjaman
  Norrisman
  Nuttea Sons à l'écoute
   
Omar Perry Sons à l'écoute
   
Pablo Moses
  Papa Tank Sons à l'écoute
  Patrice
  Paul Elliott Sons à l'écoute
  Perfect Sons à l'écoute
  Pierpoljak Sons à l'écoute
  Piratedub Sons à l'écoute
  Popcaan Sons à l'écoute
  Pow Pow
  Pressure Sons à l'écoute
  Prince Alla
  Prince Malachi
  Protoje Sons à l'écoute
  Pupa Jim Sons à l'écoute
   
Queen Ifrica Sons à l'écoute
  Queen Omega Sons à l'écoute
   
Raggasonic
  Raging Fyah Sons à l'écoute
  Ranking Joe Sons à l'écoute
  Ras Attitude Sons à l'écoute
  Ras Mac Bean Sons à l'écoute
  Ras Shiloh
  Red Rat Sons à l'écoute
  Richie Spice Sons à l'écoute
  Rico Rodriguez
  Roberto Sanchez Sons à l'écoute
  Rod Taylor Sons à l'écoute
  Romain Virgo Sons à l'écoute
  Rootz Underground
  Ruff Cutt Sons à l'écoute
   
Saël Sons à l'écoute
  Saïk
  Sanchez Sons à l'écoute
  Sandeeno Sons à l'écoute
  Sean Kingston
  Sean Paul Sons à l'écoute
  Sebastian Sturm Sons à l'écoute
  Seeed
  Sentinel
  Serani Sons à l'écoute
  Serge Gainsbourg
  Seyni
  Shabba Ranks Sons à l'écoute
  Shadow Killa
  Shaggy Sons à l'écoute
  Shockin Murray Sons à l'écoute
  Singing Melody Sons à l'écoute
  Sir Samuel
  Sister Carol Sons à l'écoute
  Sizzla Sons à l'écoute
  Smiling D Sons à l'écoute
  Solo Jah Gunt
  Spanner Banner Sons à l'écoute
  Spragga Benz Sons à l'écoute
  Stanley Beckford Sons à l'écoute
  Starckey Banton Sons à l'écoute
  Steel Pulse Sons à l'écoute
  Stephen Marley Sons à l'écoute
  Stephen McGregor
  Steve Mosco Sons à l'écoute
  Straika D Sons à l'écoute
  Sugar Minott Sons à l'écoute
  Sugar Roy Sons à l'écoute
  Supa John Sons à l'écoute
   
Taïro Sons à l'écoute
  Taiwan MC
  Taj Weekes Sons à l'écoute
  Takana Zion Sons à l'écoute
  Tanto Metro Sons à l'écoute
  Tanya Stephens Sons à l'écoute
  Tarrus Riley Sons à l'écoute
  Tarzan Sons à l'écoute
  Terry Linen Sons à l'écoute
  The Black Seeds
  The Congos Sons à l'écoute
  The Gladiators
  The Pioneers
  The Skatalites
  Third World
  Tiken Jah Fakoly
  Tippa Irie
  Tiwony Sons à l'écoute
  TOK Sons à l'écoute
  Toma  Sons à l'écoute
  Tommy Lee
  Tony Matterhorn Sons à l'écoute
  Tony Rebel Sons à l'écoute
  Tony Tuff
  Toots & The Maytals
  Trinity Sons à l'écoute
  Triston Palmer Sons à l'écoute
  Turbulence Sons à l'écoute
  Twinkle Brothers
  Typical Féfé Sons à l'écoute
   
U-Brown Sons à l'écoute
  U-Roy Sons à l'écoute
  Uman Sons à l'écoute
   
Vybz Kartel Sons à l'écoute
   
Ward 21 Sons à l'écoute
  Warrior King Sons à l'écoute
  Wayne Marshall Sons à l'écoute
  Wayne Wonder Sons à l'écoute
  Willi Williams Sons à l'écoute
  Winston McAnuff Sons à l'écoute
   
Yabby You
  Yahadanai Sons à l'écoute
  Yaniss Odua Sons à l'écoute
  Yellowman Sons à l'écoute
   
Zareb
  Zebra Sons à l'écoute
  Ziggi Recado Sons à l'écoute
  Ziggy Marley
  Zumjay Sons à l'écoute

 
 Vous êtes ici : Accueil >> Artistes à la une >> Interview
  
Site créé par l'agence© 1999-2019